LE REGARD QUI BAT. . .
C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Projection au Cinéma Les 3 Luxembourg
67 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris
DIMANCHE 19 AVRIL 2026, à 20h
La Vie après Siham
Un Film de Namir Abdel Messeeh
Documentaire. France- Égypte. Janvier 2026. 1h16min
La projection sera suivie d'une rencontre-débat en présence de la réalisatrice (sous résèrve).
Ainsi que :
Jean-Jacques Moscovitz, Simone Wiener, Lysiane Lamantowicz, Laura Koffler, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Thomas Moskowitz, Daniel Friedmann, Muriel Prieur, Annie Staricky, Muriel Aptekier, Catherine Erman, Marie Selin, Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch…
SYNOPSIS :
Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille. Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.
AVANT-PROPOS DE JEAN–JACQUES MOSCOVITZ :
« …ici le cinéma est acteur, acteur principal, la caméra en est la cause. La caméra de Namir Abdel Messeeh filme, filme, filme et construit le discours images, le récit images. Il met le spectateur au centre du film. On est témoin de l’existence dans notre psychisme depuis toujours, d’une caméra intime. Depuis les frères Lumières, la caméra réelle révèle la présence de cette caméra interne, intime. Pour le psychanalyste, cela peut s’appeler fantasme, c’est ce qui fait voir la réalité telle qu’elle est au moment où la femme, l’homme, l’enfant la perçoit, où il se sait sujet de ce qu’il perçoit et qu’il sait que c’est limité. Et qu’il faut donc élargir la limite pour aller au-delà, afin que la réalité s'intensifie. Voilà le rôle du cinéma dans notre culture. Hasard ou pas, cinéma et psychanalyse surgissent en même temps à la fin du XIXe siècle, et ne cessent de se regarder en face pour cadrer la réalité, la poser au-delà du vrai, du vraisemblable.
Ce qui est de l’ordre du réel, du désir, de vivre en famille, et en dehors de la famille, bien obligé lorsque l’un d’entre eux, notamment ici la mère Siham vient à mourir. Là, le récit images de sa vie lui fait nous dire un amour avant son mariage et la naissance du héros du film, le réalisateur. Et nous voilà face à son fantasme, tel que sa caméra intime rejoint celle du spectateur. Spectateur qui vient à aimer les personnages, qui sont les membres d’une famille devenant acteurs. Ainsi, la tante de Namir lance-t-elle, en connivence avec son neveu qu’elle a élevé les deux premières années de sa vie, « mais où tu nous mènes avec tout ça c’est une farce… »
C’est magnifique, voilà l’illusion, la fiction, propres au cinéma, que l’on sait telles, ayant une haute valeur psychique et par la même nous donnent la joie de dire, avec Woody Allen, que la vraie vie, c’est au ciné … et l’autre, celle où on se traîne, n’est jamais que manquante ou trop pleine. Le cinéma, lui, sait faire le tri entre ce qui est à voir et à penser, à vivre en spectateur, et aussi en être vivant, aimant la vie. Namir, le héros, le metteur en scène aime le cinéma et nous le fait aimer… »
Jean–Jacques Moscovitz
BANDE ANNONCE
Membres de l'Association Le Regard Qui Bat
Lysiane Lamantowicz - Jean-Jacques Moscovitz (jjmoscovitz@gmail.com) - Simone Wiener - Laura Koffler - Maria Landau - Françoise Moscovitz - Thomas Moskowitz – Daniel
Friedmann - Claude-Noële Pickmann - Barbara Didier-Hazan - Martine Linares (La Rochelle) - Muriel Prieur – Annie Staricky - Muriel Aptekier -Catherine Erman - Marie Selin - Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch
« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud