Belzec


BELZEC
Un film de Guillaume Moscovitz

Semaine de la critique, Festival de Venise 2005, 

Festival du film de la Rochelle 2005, Melbourne & Sydney, Jewish Film Festival 2005, Human Rights Film Festival in Warsaw 2005, 
New York Jewish Film Festival 2006, Mexico City International Film Festival 2006, Buenos Aires International Film Festival 2006, 
Prix SCAM de l’œuvre audiovisuelle de l’année 2008

Film disponible, ici, en coffret double DVD
 
Avec en bonus, trois films inédits de Guillaume Moscovitz et un livret pédagogique : contributions de Annette Wieviorka, historienne et directrice de recherche au CNRS, et de Jean-François Forges, professeur d’histoire 

Synopsis : « J'ai levé les yeux vers le ciel, il était parsemé d'étoiles avec la lune, et je n'ai pas compris, j'avais oublié et j'ai demandé : "C'est quoi ? C'est quoi cette chose-là au-dessus ?" » raconte Braha Rauffmann. Cachée par une femme du village de Belzec lorsqu'elle avait sept ans, à quelques centaines de mètres du camp dans une cavité sous des tonnes de bûches de bois, ne voyant presque pas la lumière du jour, ayant à peine la place de s'allonger, la fillette ne reconnaît plus le ciel quand elle est extraite de sa cachette vingt mois plus tard. Braha Rauffmann est l'une des quatre survivants connus parmi les six cent mille Juifs assassinés au camp de Belzec, en Pologne, tout près de l'Ukraine, de mars à décembre 1942. Puis en sept mois le camp fut entièrement détruit, les traces de l'extermination effacées : les corps déterrés des fosses et brûlés, les bâtiments rasés, des arbres plantés à l'emplacement des chambres à gaz. Ce qu'il reste du camp soixante ans après est un bois où se mêlent les restes d'ossements brûlés des victimes assassinées.

À ce lieu plombé par le "il n'y a rien à voir" fait écho le silence collectif des habitants actuels du village de Belzec, derniers témoins d¹un crime qui s'est déroulé sous leurs yeux, silence qui avec le temps s'est asséché et durci, la parole devenant de plus en plus difficile à dire. Loin d'être seulement matérielles, les traces du camp de Belzec sont aussi psychiques. Elles débordent la petite localité du sud-est de la Pologne.

Les frontières géographiques n'endiguent pas le fracas de cette atteinte au plus profond de l'humain.

Dossier de presse en pièce jointe