LE REGARD QUI BAT. . .

C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes

Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…


VISIONNAGE D'UNE SÉRIE TV SUIVI D'UN DÉBAT 


En visioconférence Zoom

Dimanche 18 avril 2021 à 19H

EN THÉRAPIE
une série réalisée par Eric Toledano & Olivier Nakache, Mathieu Vadepied, Pierre Salvadori et Nicolas Pariser

avec Frédéric Pierrot, Carole Bouquet, Mélanie Thierry, Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmaï, Céleste Brunnquell

Lien de connexion Zoom - N° de réunion Zoom : 859 7515 5169 - Code secret :  510594


débat animé par :
Catherine Erman, Laura Kofler, Maria Landau, Simone Wiener, Françoise Moscovitz, Vannina Micheli-Rechtman, Fred Siksou, Jean-Jacques Moscovitz

Visionner individuellement les six derniers épisodes d'En Thérapie sur Arte/replay avant le débat de 19h 

   

  

synopsis : Au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre 2015. À travers les séances hebdomadaires de cinq patients, la série “En thérapie” porte un regard plein d’humanité sur les failles et les contradictions d’une société française en état de choc…

l’avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : "... Le héros principal d’un film est d’ordinaire un acteur , mais ce peut être aussi un objet, une idée, une notion. Dans En thérapie c’est la vérité de la parole échangée. Cette vérité de la parole c’est ce que le metteur en scène dirige pour que nous voyons un film. En thérapie est un film de cinéma qui pourrait passer pour l’investigation d’un grand chroniqueur qui filme comment ça fonctionne la psychanalyse aujourd’hui. Comme spectateur je trouve qu’il y a une vraie richesse dans la succession des sketches . C’est comme ça que je regardais la série des épisodes. Mais très vite j’ai apprécié le mouvement de grande générosité des différentes séquences malgré des difficultés complexes pour construire une unité dans l’ensemble des 36 moments à passer avec les acteurs, les gens qui viennent voir un analyste et ceux qui les reçoivent. Nous sommes du même bois de vérité disait Lacan pour celui qui frappe à la porte d’un psy et le psy qui reçoit sur son divan la parole de vérité, la parole et sa vérité. Il y a même un moment dès le début où Ariane inverse les rôles, il y a une inversion de la demande de vérité. C’est le praticien qui suppose à Ariane une vérité sur la féminité, l’amour, la séduction dans laquelle il tombe, volontairement. Il tombe en ne voulant pas le savoir et pourtant cela se révèle à lui petit à petit. La jeune Camille nous révèle les amours tordus où elle se retrouve malgré elle, ce qui l’oblige à tricher jusqu’à ce que la vérité de la parole se fasse entendre. Elle sait qu’elle aime, elle nous transmet que l’amour existe, c’est dans ses yeux. Pour les autres épisodes il est clair que la structure même et le déroulé même du discours image ont cette force qui dépasse le professionnalisme des réalisateurs. Voilà une transmission de la vérité d’un lien qui dépasse la technique et c’est toute la générosité de ses équipes de scénaristes, d’acteurs, de metteurs en scène qui sont dépassées par la force de ce qui est le transfert c’est-à-dire ce lien privilégié distribué dans tout acte de parole avec un interlocuteur . Et dans l’analyse, c’est ce à quoi l’analyste lui fait de la place afin de le dissoudre pour que l’histoire du sujet émerge, que le sujet puisse s’appuyer sur son histoire et non plus sur ses symptômes. Les analystes évoquent souvent que la transmission de la psychanalyse reste énigmatique, En thérapie aussi...mais avec une simplicité qui donne le goût de son inconscient en levant l’option que ce ne soit que le privilège de certains alors que ce film l’offre à chacun-e... "