LE REGARD QUI BAT. . .  C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes

« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud

Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…

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Cinéma Étoile Saint-Germain-des-Près
22, rue Guillaume Apollinaire - Paris 6ème arrondissement

Dimanche 26 novembre 2017 à 10H30

PROJECTION SUIVIE D'UN DÉBAT DU FILM

Demain et tous les autres jours 
De Noémie Lvovsky - France 2017

Rencontre débat en présence dNoémie Lvovsky 
Débat animé par : 
 
Vannina Micheli-Rechtman, 
Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou,
 
Simone Wiener,
...
http://www.etoile-cinemas.com/stgermain/reserver/



Le synopsis : Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C'est l'histoire d'un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte.

L'avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : « ...des voix que personne d’autres n’entend que l’héroïne, dans le hurlement du vent, la nuit, dans la forêt. Qui hantent celle qui les écoute, mère, femme, fille, ici Mathilde 9 ans. Héroïne du temps des origines, héroïne de toujours, celle des contes pour enfants qui unissent les humains et orientent leur destin. Et ici c’est une enfant se heurtant à une présence du matriciel du corps, celui de l’originaire. Cette présence d’un féminin maternel reste très aquatique, d’où un enfant naît mais aussi peut dé-naître, où la vie peut retourner à la non-vie. Tourbillons du début des corps se faisant mots, voix, images. Freud nomme cette poétique « bouillie des origines ». Poésie et film ici se jouxtent au fil de l’eau, aussi bien ...baignoire qu’étang de frayeur, que la mer où séjourne l’oubli des souvenirs d’enfance, et aussi danse de la pluie, orage de fusion et dé-fusion des corps en fin du conte. Car ce film est un conte entre fille et mère. Où vient quand même un peu de père, un peu d’abri auprès de lui, pour ne pas sombrer dans le néant. Et voilà un oiseau de légende qui sait où est le réel, qui dit la loi. Aux eaux de la gestation sans limites, une chouette telle un dieu grec, exige qu’Oscar, son squelette de père mort, ait sa sépulture dans la terre ferme. Cette conjonction donne aux dialogues un effet réaliste, s’opposant aux images qui restent d’autant plus dans l’ordre du fantastique. Au risque de placer le spectateur face à la folie et à l’entame grave de la personnalité à tout instant, mais l’humour, la tendresse, l’amour entre nos héroïnes évitent le pire... »