LE REGARD QUI BAT. . .

C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes

Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…


PROJECTION SUIVIE D'UN DÉBAT 

Dimanche 8 mars 2020 à 19H30

En Avant-Première

Beau Regard

22, Rue Guillaume Apollinaire 75006 Paris

L'AUTOMNE A PYONGYANG
un film de François Margolin - France 2020

La projection sera suivie d'une rencontre-débat avec François Margolin
 débat animé par : Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou, Simone Wiener, Françoise Moscovitz ...

toutes places à 6€ 


synopsis : Le dernier grand voyage de Claude Lanzmann, le célèbre réalisateur de "Shoah". En Corée du Nord. Il parle de la vie, de Simone de Beauvoir, de Jean-Paul Sartre, du communisme, de la mort... 

l’avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : "... La caméra de François Margolin filme Claude Lanzmann, son visage, ses mots, son style, ses silences, sa capacité d'étonnement, l'incarnation d'un souvenir "écran" d'une merveilleuse histoire d'amour de la vie, d'amour du désir , de l'élan infini entre lui et une femme au sourire toujours présent, intact et magnifique, déjà mis en scène dans Napalm par Lanzmann lui-même . Et que L'Automne à Pyongyang par sa beauté, nous fait revivre . Un tel amour embellit les gens, les images, les mots, les films, les corps, le temps, les âges, la vie. L'Automne à Pyongyang et Napalm sont des films d'amour contre la violence des guerres. Acte formidable de la victoire sans faille de l'intime sur le politique, du désir d'amour dans sa singularité la plus mystérieuse contre les organisations collectives quelles qu'elles soient. Shoah et son auteur, sont en lutte ici contre tout ce qui taire toute parole, et qui avec un humour mille fois en acte - comment faire une omelette avec des baguettes ! - donne vie, futur, avenir. Exemple de lutte contre un conformisme lâche et enténébrant si fréquent de nos jours. François Margolin montre l'artiste qui par son acte crée le sujet, le monde du sujet où l'amour enrichit le sentiment de la permanence de soi-même. Et rappelle à chacun son désir d'enfance, d'être enfant qui vit un présent qui, ayant déjà eu lieu avant , sans cesse s'innove au cinéma. Qui fait exister ce qui n'existe pas "avant d'être mis en images". Il dit l'amour actuel des lieux d'avant. Acte de dire le maintenant d'un Là était Le Lieu ... Toujours vécu dans l'instant éphémère du présent ... " 

à propos du film par Fred Siksou : Ce "dernier" automne de Claude Lanzmann, ce dernier voyage encore plus lointain que la Patagonie... au bout du monde et de nulle part. Cette fiction d'une fiction avec des Juifs, des communistes, Israël et avec Sartre, Beauvoir et Shoah… Le sourire de Claude Lanzmann faisant face à l'effigie sourire de Kim Il-sung le « grand dirigeant immortel » en tous lieux reproduite, sa souffrance de se savoir au bout de son voyage et de le laisser porter à l'écran par François Margolin. François Margolin compagnon de cet ultime voyage en Exopotamie, signe avec L’Automne à Pyongyang un portrait de Claude Lanzmann d’une grande justesse, et un si singulier testament…