Plaidoyer pour Guilad Shalit

Par Nabile Farès - Psychanalyste et écrivain

Aujourd'hui, après cinq années de détention et de quasi absence de nouvelles, il serait grand temps que ce qui fut une arrestation, un enlèvement, une " prise de guerre" et, surtout, une prise d'otage, devienne un élément médiateur de paix entre deux pays qui, jusqu'à présent, se font une guerre qui n'a que trop duré, nous voulons parler, plaider la cause de Guilad Shalit. Transformer une prise d'otage, qui est la base minima, le seuil aggravé de la diplomatie, en une source vivifiante de vie, une perspective de reconnaissance mutuelle et à venir, tel est l'enjeu d'une libération de Guilad Shalit et de la reconnaissance politique internationale d'un état palestinien libre et démocratique. 

La libération de Guilad Shalit et celle, négociée, de détenus palestiniens en Israël est la pierre nécessaire, inconditionnée, de la double reconnaissance, acceptation, qui n'a que trop tardé, de deux états - israélien et palestinien - reconnus par la communauté politique internationale, et, surtout, les deux états - palestinien et israélien - eux- mêmes. Il y va actuellement de l'honneur autant d'Israël que de la Palestine de tout faire pour que les parents, grands-parents, de Guilad Shalit, aient le droit incompressible, inaliénable, de rencontrer leur fils, leur prit-fils, de lui parler,  et, de le voir, en vie, libéré. 

L'inquiétude qui pèse sur le sort de ce jeune homme, Guilad Shalit, devrait être, en droit, et, en réalité, supprimée, et, ainsi, donner naissance à cette joie désirée, vivement souhaitée, de vies communes pacifiques retrouvées.

Nabile Farès