DE LA PART DE LA FEP

Par Hélène Godefroy - Gérard Pommier 

Chers collègues,

Les associations Brésiliennes ont pris une position politique engagée dans un communiqué adressé à l’ensemble des associations de Convergencia.
La mission de la psychanalyse est de libérer la parole. La parole porte la vérité du sujet singulier. Mais elle est aussi le bien commun d’une communauté et de sa Langue partagée.
Le régime de Bolsonaro s’est imposé grâce à un coup d’état judiciaire. Partout où il le peut, il interdit la liberté d’expression. Ainsi, nos collègues Brésiliens se sont prononcés en tant que Psychanalyste. Ils assument le rôle politique de la psychanalyse tout comme Freud l’a fait, par exemple, dans son engagement pour la paix avec Einstein et Romain Roland. Mais aussi dans son livre sur le président Wilson.
La FEP souhaite soutenir effectivement, et pas seulement en parole, les associations Brésiliennes. Elle en a fait part aux autres associations Françaises membres de Convergencia. Nous pensons qu’il est possible d’organiser une courte manifestation publique de solidarité avec le Brésil, à la fin du colloque de Convergencia, le dimanche 29 septembre à 17 heures. Cette manifestation serait annoncée à l’ensemble de la communauté Psychanalytique française, de même qu’aux Médias. Faire une manifestation en public veut dire que nous ne sommes pas enfermés dans une salle, entre nous, en secret. Nous livrons ainsi notre parole à l’air libre, où elle peut être portée très loin.
La communauté Brésilienne de Paris, à laquelle nous sommes liés, s’y joindra certainement. Cela assurerait un grand élan, non seulement de solidarité aux collègues brésiliens, mais aussi à Convergencia et à la psychanalyse elle-même. Cet acte symbolique aura certainement un retentissement bénéfique.
En pratique, il y a juste devant la salle du colloque une petite place, où nous pourrions nous rassembler, le temps de quelques discours. Une autorisation sera demandée à la préfecture de police. Ce rassemblement sera pacifique, sans doute en présence de journalistes, et la participation des collègues d’autres associations françaises.
Nous diffusons ce projet auprès des associations de Convergencia, afin qu’elles fassent part de leurs opinions et le soumettons au CLG, pour être intégré à l’ordre du jour.
Amicalement,

Hélène Godefroy, Gérard Pommier