SÉMINAIRE À PSYCHANALYSE ACTUELLE 2018 - 2019

LES INCIDENCES DU CONTEMPORAIN DANS LES PROCESSUS DE SUBJECTIVATION

Séminaire animé par

Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste (psychiatre)

Benjamin Lévy, psychanalyste, enseignant, ancien élève de l’ENS

RÉUNIONS les 3éme MARDI du mois À 21H

À L’École Normale Supérieure

45 rue d’ULM 75005 PARIS

SALLE DES RÉSISTANTS

OUVERT À TOUS

LE MARDI 20 NOVEMBRE 2018

 

NOUS RECEVONS MOUSTAPHA SAFOUAN POUR SON OUVRAGE : LE PUITS DE LA VÉRITÉ, La psychanalyse et la science

 

Moustapha Safouan est psychanalyste, il a été parmi les premiers à suivre l'enseignement de Lacan dès ses débuts en 1951

 

Argument : « En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits », rappelle Démocrite, qui souligne la nature mouvante et insaisissable de la vérité. Elle est pourtant ce que le sujet demande dès qu'il parle. En somme, la vérité est une passion infantile autant dire primordiale. La vérité ici ne désigne pas un objet. On en fait usage comme un attribut qui caractérise certains énoncés en les distinguant de leurs contraires, taxés de mensonges. Lacan a pourtant substantivé la vérité et lui a même prêté sa bouche : « moi, la vérité, je parle » ; mais son discours ne semble pas avoir contribué à faire revenir les analystes sur la conception qu'ils se font de leur tâche comme recherche de la vérité. Recherche de la vérité qui ne peut qu'être en même temps une délimitation du réel. C'est ce double mouvement que Moustapha Safouan suit ici, au travers des figures de la science et de la psychanalyse dans leur dialogue avec le lieu où la vérité s'étreint puis se dérobe sans cesse.

VOICI LES CHAPITRES QUE L’AUTEUR NOUS PROPOSE

-I- Einstein épistémologue

-II- La question de l’Un. La foi d’un rationalisme croyant 

-III- De Newton aux quanta

-IV- L’épistémologie de Niels Bohr  

-V- Théorie physique et philosophie du langage

-VI- Savoir et vérité  

-VII- La raison selon le freudisme 

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MARDI 18 DÉCEMBRE 2018

Vincent CALAIS nous proposera une réflexion sur la représentation cinématographique du transfert

Vertige de l’amour 

Argument : Le cinéma est un espace de représentation du transfert : c'est à partir de cette thèse que Vincent Calais proposera une lecture de « Vertigo » d'Alfred Hitchcock. Présenté parfois comme l'un des dix meilleurs, voir le meilleur film de l'histoire, « Vertigo » met en scène un ancien enquêteur de police, que la culpabilité a isolé de la scène sociale, et qu'un ami manipule pour maquiller un meurtre en suicide. L'amour s'invite dans l'histoire, confirmant qu'avec lui on ne badine pas. 

Consultant, ancien juriste en droit social, Vincent Calais avait développé sur le même registre l'analyse d'un autre film, « Le discours d'un roi », dans un article publié en décembre 2011 dans la revue « La Célibataire ». « Vertigo » est disponible en DVD et « streaming » ; il est recommandé d’avoir vu le film avant d’entendre le commentaire proposé…

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Dates à retenir

18 décembre ; 15 janvier ; 19 février ; 19 mars ;

16 avril ; 21 mai ; 18 juin 


POUR PROPOSER UNE INTERVENTION

Veuillez contacter l’un des organisateurs :

B. Lévy, 0647528010 benjamin.levy@outlook.fr

J.J. Moscovitz 0616295189 jjmoscovtz@gmail.com 

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INSCRIPTION ANNUELLE A PSYCHANALYSE ACTUELLE

AU 1ER OCTOBRE 2018 JUSQU’À FIN OCTOBRE 2019

MEMBRE PRATICIEN : 180 EUROS - CORRESPONDANT : 80 EUROS

AUDITEUR LIBRE (étudiant ou autre) : 35 EUROS 

VEUILLEZ ENVOYER VOTRE CHÈQUE LIBELLE A L’ORDRE DE PSYCHANALYSE ACTUELLE AU SECRÉTARIAT

Mme Muriel APTEKIER 94 AV EMILE ZOLA 75015 PARIS

En indiquant votre nom, adresse postale et votre email


SÉMINAIRE À PSYCHANALYSE ACTUELLE 2018 - 2019

LES INCIDENCES DU CONTEMPORAIN DANS LES PROCESSUS DE SUBJECTIVATION

Séminaire animé par

Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste (psychiatre)

Benjamin Lévy, psychanalyste, enseignant, ancien élève de l’ENS

RÉUNIONS les 3éme MARDI du mois À 21H

À L’École Normale Supérieure

45 rue d’ULM 75005 PARIS

SALLE DES RÉSISTANTS

OUVERT À TOUS

PREMIÈRE RÉUNION

LE MARDI 16 OCTOBRE 2018 À 21H

NOUS RECEVONS

EMMANUEL BRASSAT

SUR « RAPPORT(S) ET NON-RAPPORT(S) DE LA PSYCHANALYSE ET DU POLITIQUE »

Emmanuel Brassat est docteur en philosophie, formateur et chercheur à l’Université de Cergy-Pontoise/ESPE de l’académie de Versailles, et membre de l’association Dimension de la psychanalyse.

Beaucoup a été dit et écrit sur les relations (ou pas) de la psychanalyse et de la politique ; voire à la fois trop peu et pas assez, quand cela n’a pas été en actes et en paroles la saturation de l’un par l’autre. Une telle question dépend à la fois de la définition globale que l’on se donne de la psychanalyse et des postions singulières prises par chacun des psychanalystes en la matière, ainsi que des pratiques sociales et professionnelles menées. De ce triple point de vue, les orientations sont très divergentes et la compréhension de ce que la psychanalyse apporte (ou pas) à la réflexion sur la chose politique très diversifiée dans les productions théoriques qui en sont issues.

Freud soutenait fermement que la psychanalyse n’était pas une conception du monde, et qu’en cela elle ne pouvait ni ne devait donner lieu à une philosophie politique, bien que son œuvre ait véhiculé et déployé des éléments d’analyse sociale et politique et aussi exprimé des positions. De ce point de vue, très souvent, les psychanalystes ne se sont pas tenus engagés sur le plan politique. Mais l’inverse est également vrai, certains auront toujours pensé leur pratique de psychanalyste comme des plus politique et auront participé à des actes politiques.

Au reste, la psychanalyse est une pratique professionnelle libérale qui ne se confond pas avec l’exercice de la citoyenneté, quelle que soit la façon dont chacun des psychanalystes met cette seconde en pratique personnellement et collectivement, indépendamment de son exercice de la psychanalyse. Néanmoins, il y a des associations d’analystes qui sont aussi en elles-mêmes des formes politiques. En tant que telles, elles ne se limitent pas à de simples corps professionnels – et s’y expriment des positionnements politiques.

De nombreux problèmes en découlent : le décalage de la pratique de la psychanalyse sur l’histoire politique collective, le fait que la psychanalyse subit plus le politique qu’elle ne l’influence, l’hétérogénéité  de la psychanalyse à l’ordre social commun ou, au contraire, la participation active des psychanalystes à la gestion de la société dans les institutions politiques, scientifiques et médicales, au risque d’une dénaturation de leur pratique, sans oublier un certain traitement politique de la psychanalyse par les pouvoirs institués, favorable ou répressif.

Le problème du rapport (ou du non-rapport) se voit redoublé par celui de la définition même du politique, ou de la politique, non seulement en tant que tels, mais aussi du point de vue de la psychanalyse. En quelque sorte, on peut soutenir que la psychanalyse entraine une redéfinition originale du politique et des rapports sociaux depuis Freud, au moins en compréhension, prolongeant ici la philosophie et les sciences sociales dans leur critique des formes politiques traditionnelles et modernes. Mais si c’est le cas, quelles devraient en être les conséquences sociales et politiques ?

C’est autour et à travers un tel ensemble de thèmes et de questions que je présenterai mes réflexions sur le rapport et/ou le non-rapport de la psychanalyse et du politique, sans oubli de la distinction des quatre discours chez Lacan.

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LE MARDI 20 NOVEMBRE 2018

 

NOUS RECEVONS MOUSTAPHA SAFOUAN POUR SON OUVRAGE : LE PUITS DE LA VÉRITÉ, La psychanalyse et la science

 

Moustapha Safouan est psychanalyste, il a été parmi les premiers à suivre l'enseignement de Lacan dès ses débuts en 1951

 

Argument : « En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits », rappelle Démocrite, qui souligne la nature mouvante et insaisissable de la vérité. Elle est pourtant ce que le sujet demande dès qu'il parle. En somme, la vérité est une passion infantile autant dire primordiale. La vérité ici ne désigne pas un objet. On en fait usage comme un attribut qui caractérise certains énoncés en les distinguant de leurs contraires, taxés de mensonges. Lacan a pourtant substantivé la vérité et lui a même prêté sa bouche : « moi, la vérité, je parle » ; mais son discours ne semble pas avoir contribué à faire revenir les analystes sur la conception qu'ils se font de leur tâche comme recherche de la vérité. Recherche de la vérité qui ne peut qu'être en même temps une délimitation du réel. C'est ce double mouvement que Moustapha Safouan suit ici, au travers des figures de la science et de la psychanalyse dans leur dialogue avec le lieu où la vérité s'étreint puis se dérobe sans cesse.

VOICI LES CHAPITRES QUE L’AUTEUR NOUS PROPOSE

-I- Einstein épistémologue

-II- La question de l’Un. La foi d’un rationalisme croyant 

-III- De Newton aux quanta

-IV- L’épistémologie de Niels Bohr  

-V- Théorie physique et philosophie du langage

-VI- Savoir et vérité  

-VII- La raison selon le freudisme 

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MARDI 18 DÉCEMBRE 2018

Vincent CALAIS nous proposera une réflexion sur la représentation cinématographique du transfert

Vertige de l’amour 

Argument : Le cinéma est un espace de représentation du transfert : c'est à partir de cette thèse que Vincent Calais proposera une lecture de « Vertigo » d'Alfred Hitchcock. Présenté parfois comme l'un des dix meilleurs, voir le meilleur film de l'histoire, « Vertigo » met en scène un ancien enquêteur de police, que la culpabilité a isolé de la scène sociale, et qu'un ami manipule pour maquiller un meurtre en suicide. L'amour s'invite dans l'histoire, confirmant qu'avec lui on ne badine pas. 

Consultant, ancien juriste en droit social, Vincent Calais avait développé sur le même registre l'analyse d'un autre film, « Le discours d'un roi », dans un article publié en décembre 2011 dans la revue « La Célibataire ». « Vertigo » est disponible en DVD et « streaming » ; il est recommandé d’avoir vu le film avant d’entendre le commentaire proposé…

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