VIOLENCES EN COURS
Psychanalyse Cinéma Politique
Sous la direction de Jean-Jacques Moscovitz

Ont collaboré à cet ouvrage : 
Anne-Marie Houdebine-Gravaud, Iva Andreis, François Ardeven, Emmanuel Brassat, Jérémie Clément, Alex Cormanski, Isabelle Floch, Hélène Godefroy, Eugène Green, Pascal Kané, Lysiane Lamantowicz, Laurie Laufer, Benjamin Lévy, Olivia-Rebecca Lustman, Émile H. Malet, Paola Mieli, Manya Steinkoler


Editions Ères - Collection Le Regard Qui Batdécembre 2017 
EAN : 9782749255484 - 17x20, 250 pages - 28€


Jean-Jacques Moscovitz est docteur en médecine, de formation psychiatrique, formé comme psychanalyste à la Société psychanalytique de Paris, puis membre de l'ex-École freudienne de Paris. Il est membre d'Espace analytique et membre fondateur de "Psychanalyse Actuelle" et de l'association "Le Regard Qui Bat". Il est également directeur de la collection "Le Regard Qui Bat"

La fracturation de l'espace public génère des violences de toutes sortes, qu'il s'agisse de violences intimes et collectives, où l'apport du cinéma est essentiel. Violence en cours s'ouvre avec un premier chapitre sur l'Actuel de la Shoah, témoigner de l'impensable, puis est abordée dans le 2ème chapitre une approche psychanalytique par le cinéma d'une clinique de la violence un 3ème chapitre nous fait entrevoir les effets du contemporain sur la subjectivité, et le 4ème chapitre est une avancée sur Intime et désir où le féminin et ses questions sont proposés comme facteur civilisateur du temps qui passe.

L'art cinématographique fait lien entre deux pratiques de discours - l'une, la psychanalyse, par l'expérience de la parole de sujet, et l'autre par les images qui bougent et parlent - pour en interpeller une troisième, celle du politique pour faire face au vacarme du monde. Entre cinéma, politique et psychanalyse surgit l'effet de scandale propre au sujet de l'inconscient.

En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs questionnent la violence intime propre à chacun, le rapport à ses propres pulsions. Comment transformer les violences collectives d'hier et d'aujourd'hui en mots, en images, alors qu'elles ont trait à l'impensable, encore mal ou non perceptible, au point d'affecter notre intériorité psychique, notre nature d'êtres parlants ? Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ?

Entre sujet et collectif, entre intime et extrême, les films autour desquels s'articule cet ouvrage ne cessent de nous enseigner et impliquent les spectateurs que nous sommes comme témoins actifs de la violence du monde.