LES ARCHIVES DU REGARD QUI BAT

Décembre 2006                      

Cinéma REFLET MÉDICIS

Dimanche 17 Décembre 2006  à 10 h 30

Projection du film


KIGALI DES IMAGES CONTRE UN MASSACRE

De Jean-Christophe Klotz 2005

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur

Débat animé par : M. Landau, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

LE SYNOPSIS : Juin 1994. Kigali, la capitale du Rwanda, est livrée aux massacreurs des milices extrémistes hutues et de l’armée rwandaise. Lors de l’attaque d’une paroisse où sont retranchés une centaine de réfugiés, Jean-Christophe Klotz, à l’époque reporter- caméraman, est atteint d’une balle à la hanche. Dix ans plus tard, il retourne sur les lieux avec ses images pour retrouver la trace des éventuels survivants et de ses éphémères « compagnons de route ». A partir de ce fil conducteur, ce film propose une réflexion sur le traitement médiatique et politique de tels évènements.   La bande annonce   LE DOSSIER DE PRESSE

AVANT PROPOS AU DÉBAT : …L’onde de choc du génocide au Rwanda oblige J-C. Klotz,  « contre le massacre », à des images de cinéma. Ce devant quoi le spectateur actuel, devient de nos jours de plus en plus responsable de ce qu’il en reçoit en son intime.  Au point qu’il se retrouve témoin du temps où nous sommes….


Novembre 2006

11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS

Dimanche 19 Novembre 2006  à 10h30 

Projection du film

BRODEUSES

D’Eléonore Faucher 2004

Projection suivie d’un débat avec Eléonore Faucher

Débat animé par : V. Haguenauer, B. Didier, V. Micheli - Rechtman, C. Erman, M. Landau, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

LE SYNOPSIS : Quand, du haut de ses 17 ans, Claire apprend qu’elle est enceinte de cinq mois, elle décide d’accoucher sous X. C’est chez Mme Mélikian, brodeuse à façon pour la haute couture, qu’elle trouve refuge. Et jour après jour, point après point, à mesure que le ventre de Claire s’arrondit, se transmet entre elles deux, plus que l’art de la broderie, celui de la filiation. La bande annonce

AVANT PROPOS AU DÉBAT : Pour Claire et Madame Mélikian que la vie malmène et blesse, la broderie se fait sujet et objet du lent tissage qui les fera s'ouvrir à de nouveaux espaces de vie. A la faveur d’autres rencontres, Brodeuses nous invite à découvrir ce silencieux travail de création rythmé par les regards, des harmonies de couleurs étonnantes et la précision des femmes à l'ouvrage d'une naissance.


Octobre 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA 

Dimanche 8 Octobre 2006  à 10 h 30

Projection du film de télévision

LA VOLIÈRE AUX ENFANTS

De Olivier Guignard 2006

Projection suivie d’un débat avec Quentin Raspail producteur du film et Alain Nahum « Groupe 25 Images »

Débat animé par : M. Landau, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

AVANT PROPOS AU DÉBAT : …«  rien de plus actuel que ce téléfilm historique sur l’enfant, son statut aussi bien que celui des adultes et leurs lois qui veulent, semble-t-il, tant réduire un tel  lieu insoumis que chacun préserve en soi »…

LE SYNOPSIS : En 1835, des salles d’asile sont mises en place dans certaines villes de France, sorte de garderies pour des enfants en bas âge et défavorisés dont les mères sont obligées de travailler, les laissant livrés à eux même. La jeune Marie Carpentier qui rêve de devenir poète, accepte à contrecœur sa nomination comme responsable de la salle d’asile de son village. Totalement inexpérimentée et découragée d’entrée par le comportement de ces enfants souvent rebelles, elle prend vite goût à sa charge d’éducatrice. Devant combattre l’opposition du clergé et de la bourgeoisie locale et malgré l’absence totale de moyens mis à sa disposition par le ministère de l’instruction, Marie Carpentier se donne alors pour mission de parvenir coûte que coûte, à offrir à ces enfants le minimum d’éducation auquel ils ont droit …avant qu’ils aient 7 ans et rejoignent leurs parents pour travailler à la manufacture du village. Renonçant à sa vocation de poétesse et à un mariage d’amour, elle consacrera toute sa vie à l’éducation des touts petits, avec une grande intelligence et une sensibilité à la condition de « ses » enfants pour qui elle crée des méthodes pédagogiques adaptées qui deviendront la base d’une véritable école digne de ce nom : l’ancêtre de notre école maternelle publique et laïque.


Septembre 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 24 Septembre 2006  à 11 heures

Projection du film

UN CRI D’UN SILENCE INOUÏ

D’Anne Lainé - 2003

Version Originale : Kinyarwanda et Français 52 min.

Projection suivie d’un débat avec Anne Lainé

Débat animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli - Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

LE SYNOPSIS : Rwanda, un cri d'un silence inouï - Au Rwanda, 9 ans après le génocide des Tutsi, les souffrances qu’endurent des centaines de milliers de personnes rescapées du génocide entravent les stratégies de reconstruction de la société. Les coups de machettes ont blessé, mutilé, le viol systématique des femmes et des petites filles a propagé le sida, et partout il y a cette plaie béante qu’est la souffrance traumatique. Au lendemain du génocide, c’est dans le plus grand dénuement que des hommes et des femmes ont tenté d’apporter des réponses aux séquelles post-traumatiques.En se situant délibérément sur le terrain de la subjectivité des victimes, en respectant la pudeur de leur expression, la profonde humanité de leur témoignage, ce film fait entendre un cri qui n'eut comme écho à l'époque que le silence inouï de la communauté internationale.

avant- propos au débat : ...témoigner en France, comme psychanalyste et citoyen, ici avec le cinéma, des battements du Monde, quand il y a attaque de la vie et de la mort aussi…


Juillet 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA 

Mardi 11 Juilllet 2006  à 20h30    

Projection du film

ÊTRE SANS DESTIN

De Lajos Koltaï 2006

Projection suivie d’un débat avec Marceline Loridan- Ivens, réalisatrice du film La petite prairie aux bouleaux

Débat animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli - Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Lire le texte de Maria Landau  , Lire le texte de Anne-Marie Houdebine-Gravaud

LE SYNOPSIS : « ÊTRE SANS DESTIN » est adapté du roman d'Imre Kertész, prix Nobel de littérature en 2002 (Acte Sud et 10/18). Premier ouvrage de Imre Kertész publié en 1975, Etre sans Destin est un livre émouvant et dérangeant qui raconte l'expérience largement autobiographique d'un jeune juif Hongrois dans les camps de concentration allemands, puis son retour à la vie, après la libération des camps. « Gyurka » est un jeune adolescent de 14 ans. Un jour, non loin de Budapest, il est arrêté par un policier hongrois. Après une longue attente avec d'autres adolescents, il est emmené vers une destination encore inconnue et qu'il a du mal à prononcer : Auschwitz-Birkenau. Gyurka est ensuite transféré de camp en camp. L'enfer commence : l'humiliation, la faim, le froid, les maladies, le travail forcé, la déshumanisation, la mort, deviennent le quotidien du jeune adolescent. Gyurka, très malade, manque de mourir jusqu'à ce que le camp soit finalement libéré par les Américains. Sur le chemin du retour vers Budapest, sa ville natale, toujours vêtu de ses habits rayés de prisonnier, Gyurka éprouve l'indifférence, voire l'hostilité de la population hongroise. Ses anciens voisins et amis le pressent d'oublier les terribles moments qu'il a passés dans les camps, sont gênés dès qu'il évoque son expérience et ses souvenirs du camp. Le jeune garçon est alors livré à lui-même, et comprendre ce qu’il lui est arrivé.


Juin 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 25 Juin 2006 À 10h30

Projection du film

RETOUR À KOTELNITCH

DE EMMANUEL CARRÈRE 2004

Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

Animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli - Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Le Synopsis : Kotelnitch est une petite ville à 800km à l'est de Moscou. L'auteur y est d'abord allé pour réaliser un reportage sur les traces d'un prisonnier de guerre hongrois qui avait passé 55 ans, oublié de tous, dans un hôpital psychiatrique. Il y est retourné une première fois faire ce qu'il croyait alors être un film documentaire, puis une seconde fois pour enterrer une jeune femme qu'il avait connue là-bas, et qui a été assassinée par un fou. Il s'est rendu compte que ces trois tournages, étalés sur deux ans, racontaient une histoire et que cette histoire était la sienne. La bande annonce du film


Mai 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 14 Mai 2006 À 10h30

Invitation du Groupe Asphère

projection du film

LA CAPTIVE

de Chantal Akerman - 1999

Débat animé par Le Regard Qui Bat et Asphère : J -J. Moscovitz, Claude-Noëlle Pickmann, F. Siksou, Vanina Micheli-Rechtmann, et d’autres,…

Le Synopsis : Ariane vit chez Simon dans un grand appartement parisien. Sous surveillance. Il veut tout savoir d’elle, la suit, la fait accompagner dans ses sorties, cherche à la surprendre et la soumet à un questionnement incessant. Pourtant Ariane arrive à préserver, envers et contre tout un espace de liberté tant mental que physique: elle est comme ça, elle est libre. Quand bien même elle consent totalement à une sorte de rituel, rituel sexuel d’abandon où il peut absolument disposer d’elle, de son corps, de sa bouche, et de son sommeil, là encore elle lui échappe et plus que jamais sans doute. Demande impossible: demande de fusion totale, d’osmose, volonté obsessionnelle de pénétrer totalement la subjectivité de l’autre, il y a tout simplement que l’autre est autre, irréductiblement autre, l’autre est un étranger et Ariane lui restera toujours opaque. Ce sujet est inspiré du roman de Marcel Proust, La prisonnière.

Avant propos au débat : …pour elle, est-ce qu’exister, c’est être là, est-ce la liberté ? pour lui est-ce la recherche d’une limite de son désir, est-ce lui le captif ?…


Avril 2006

CINÉMA L’ARLEQUIN 

Mardi 25 Avril 2006  à 19h30  

Débat avec Claude Lanzmann  

Projection du film

SHOAH 

SECONDE ÉPOQUE Seconde partie

de Claude Lanzmann - 1985 

Et je leur donnerai un nom impérissable.   Isaïe, 56, V.

Avant propos au débat :"Shoah nous apparaît aujourd¹hui aussi inquiétant, bouleversant, qu¹il y a vingt-et-un  ans au moment de sa sortie. Le film dégage une puissance pérenne, éternelle, son cœur immortel n’en finira jamais de nous épouvanter. Chacun est ici appelé à voir / revoir une grande œuvre, à écouter et questionner son auteur."

DEBAT AVEC L’AUTEUR À PARTIR DE 22H AVEC : Barbara Didier, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Catherine Erman, Nabile Farès, Jean-Jacques Moscovitz, Vanina Micheli-Rechtman, Fred Siksou, Muriel Prieur, Anne-Marie Houdebine, Michel Guibal, Eric Didier (CCAF), Danielle Levy (Le Cercle Freudien), Guy Dana et d’autres…     Lire le texte de Jean-Jacques Moscovitz 


Avril 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Mercredi 19 Avril 2006 À 19h30

Projection du film

SOPHIE SCHOLL les derniers jours

De Marc Rothemund  2005

Projection suivie d’un débat animé par : M. Landau, F. Siksou, J -J. Moscovitz,…

Avant propos au débat : "Ce film redonne vie à Sophie Scholl, l'une des rares héroïnes de l'histoire allemande, une figure devenue quasiment mythique. Il est centré sur les six derniers jours (du 17 au 22 février 1943) de sa vie, depuis la préparation de l'opération de distribution de tracts à l'université de Munich jusqu'à son arrestation, son interrogatoire, puis sa condamnation et son exécution. Il ne s'agit pas d'atteindre à une épure censée présenter Sophie Scholl comme une sainte, mais comme la jeune femme qu'elle était : aimant la vie, courageuse et fervente, totalement impliquée dans son combat au sein de La Rose Blanche contre le nazisme." Marc R

Le Synopsis : Munich, 1943. Tandis que Hitler mène une guerre dévastatrice à travers l'Europe, un groupe d'étudiants forme un mouvement de résistance, La Rose Blanche, appelant à la chute du IIIème Reich. D'obédience pacifique, ces membres propagent des tracts antinazis, couvrant les murs de la ville de slogans, et invitent la jeunesse du pays à se mobiliser. Le 18 février, Hans Scholl et sa soeur Sophie - qui font partie du noyau dur du mouvement - sont aperçus par le concierge de l'université de Munich en train de jeter des centaines de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont immédiatement appréhendés par la Gestapo et emprisonnés à Stadelheim. Durant les jours suivants, l'interrogatoire de Sophie Scholl est mené par l'agent de la Gestapo Robert Mohr, un véritable duel psychologique s'engage… Extraits :   Vidéos

L'hommage de Thomas  Mann : Thomas Mann en exil, sur les ondes de la BBC, en juin 1943, dit à propos de la lutte de la Rose blanche (traduction P. Jundt pour les éd. Martin Flinker, 1948, p. 160-161) : "Le monde est, aujourd'hui, très profondément ému par les incidents qui se sont déroulés à l'université de Munich et dont la nouvelle nous a été transmise, tout d'abord sans précisions, puis avec des détails toujours plus saisissants, par les journaux suisses et suédois. Nous savons maintenant ce qu'il en a été de Hans Scholl, survivant de Stalingrad et de sa soeur, de Christophe Probst, du professeur Huber et de tous les autres. Nous connaissons l'émeute des étudiants qui s'élèvent, à Pâques, contre l'allocution obscène d'un bonze nazi à l'auditorium maximum, leur mort en martyrs sous la hache (...) Courageux, magnifiques jeunes gens ! Vous ne serez pas morts en vain, vous ne serez pas oubliés. Les nazis ont élevé des monuments à de solides apaches, à de vulgaires tueurs... la révolution allemande, la vraie, les détruira et, à leur place, elle immortalisera vos noms, vous qui saviez et qui proclamiez, alors que la nuit couvrait encore l'Allemagne et l'Europe, qu'il "naît une foi nouvelle, la foi à l'honneur et à la liberté".


Mars 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 19 mars 2006 à 10h30

Projection du film

LA LANGUE NE MENT PAS

De Stan Neumann 2004

D’après le  journal de  Victor Klemperer

Projection suivie d’un débat avec Stan Neumann

Débat animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli -Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Avant propos au débat : Le film est une adaptation de ce texte dédoublé, oscillant entre la chronique factuelle et la réflexion linguistique. Entre les choses et les mots. Les choses qui disparaissent une à une de l’horizon du Juif et les mots de la LTI qu’il accumule comme pour compenser le manque. Ce travail sur la langue nazie, auquel Klemperer s’accroche envers et contre tout, avec hargne, voire avec rage, structure tout le film : bien plus que la chronique de la persécution, c’est l’histoire d’un homme qui se bat. Cela peut sembler dérisoire de se battre pour des mots, des façons de parler, des signes de ponctuation, alors que tout autour les morts se comptent par millions. Mais il se bat avec les moyens du bord, sur le seul terrain qui lui reste : celui de sa liberté de penser.  L’espace où se déroule ce combat n’est guère plus grand que la surface d’une table, d’un coin de fenêtre, d’un mot sur une page. J’ai pris le parti de filmer tout le temps à cette toute petite échelle qui est à la fois celle du travail de Klemperer, de sa liberté, mais aussi de son emprisonnement, de sa solitude, et de toutes ces petites choses de la vie qu’on lui enlève les unes après les autres.  A cet espace qui ne cesse de se rétrécir, le film oppose les grands espaces du Troisième Reich, ceux des films d’archives nazis où manœuvrent les foules et les armées.  De même, la voix nue de Klemperer doit sans cesse lutter contre l’énorme masse sonore des discours et des flonflons nazis diffusés partout par les haut-parleurs et les postes de radio.  Le film accorde une place importante aux archives sonores des discours nazis, beaucoup moins connues et exploitées que les archives filmées, avec leurs images mille fois vues de foules en délire et de cérémonies barbares. Klemperer nous oblige à aller au-delà de ces clichés habituels sur le nazisme. Il nous oblige à écouter le son qui va avec ces images, à prendre au mot cette langue empoisonnée, à en comprendre le sens. Et à réaliser qu’il n’y a pas d’un côté la langue au sens académique du terme, et de l’autre « la vraie vie ». Langue et vie sont irrémédiablement liées, détruire l’une, c’est détruire l’autre. En ce sens, la réflexion de Klemperer va bien au-delà du phénomène singulier du nazisme. Elle renvoie à nos langues du vingt et unième siècle, celles de la politique, de la publicité, des modes verbales du consensus social, tics du communautarisme, tous ces « jargons » qui continuent à court-circuiter la pensée et à parler à notre place. Enfin, la petite échelle n’est pas seulement l’échelle héroïque du « seul contre tous », c’est aussi un choix, celui de la précision du regard, de la description juste, opposée à la grandiloquence vague des rhétoriques totalitaires. C’est le choix de Klemperer dans ses journaux : « Mille piqûres de moustiques font plus de mal qu’un grand coup sur la tête ; j’observe, je note les piqûres de moustiques », écrit-il en 1942.Aujourd’hui, alors que l’horizon du film documentaire semble de plus en plus borné par la prédominance absolue du « personnage », de sa psychologie et de ses états d’âme, je me reconnais dans cette volonté d’observation factuelle qui redonne sa place au travail du regard. En ce sens, la démarche de Klemperer est « documentaire » au sens fort du terme. Refus de l’abstraction sentimentale, volonté d’être au plus près de la texture de la « vie matérielle ». Les faits plutôt que la posture. Rejet du pathos, de l’émotion sans distance, de ce romantisme régressif, dans lequel Klemperer voit une des racines du nazisme. Klemperer se bat aussi, surtout, pour la raison, contre la déraison. Et aujourd’hui ce combat n’arien perdu de son actualité. Stan Neumann


Février 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 26 février 2006 à 10h30

Projection du film

SPIDER

DE DAVID CRONENBERG 2002

Projection suivie d’un débat  animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli -Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Le Synopsis : Un homme quitte l'asile psychiatrique et se retrouve sur les lieux de son enfance. Enfance qu'il va explorer à nouveau pour tenter de se reconstruire… Extraits :   Vidéo 1

Avant propos au débat : …Spider  nous emmène avec force au plus intime d’un homme égaré qui nous perd entre sa réalité et ses fantasmes. Quel est le destin de cette rencontre traumatique pour le petit garçon qu’il fut avec la sexualité de ses parents …


Janvier 2006

Cinéma ESCURIAL PANORAMA

Dimanche 22 janvier 2006 à 10h15

Projection du film

EYES WIDE SHUT

De Stanley Kubrick 1999

D’après « Traumnovelle » de Arthur Schnitzler

Projection suivie d’un débat animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli -Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Le Synopsis VO : A New York City doctor, who is married to an art curator, pushes himself on a harrowing and dangerous night-long odyssey of sexual and moral discovery after his wife admits that she once almost cheated on him. Le texte original du scénario

Le Synopsis VF : Tout semble aller pour le mieux entre William et Alice Harford, jusqu'au moment où Alice avoue à William, avoir eu envie de le tromper avec un jeune militaire rencontré quelques mois auparavant. Le trouble s'installe alors dans la vie du couple...

Avant propos au débat : ...A qui appartient le regard, surtout dans la vie du rêve, du fantasme, pour qui bât-il dés qu'une femme se trouve à en donner la mesure, où sont convoqués pour le masculin garantie de l'amour, voire du désir ... et aussi, le déploiement de jouissances si bien 'cadrées' par S. Kubrick. Enjeux ici entre  fiction et documentaire