LES ARCHIVES DU REGARD QUI BAT

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Janvier 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 10 janvier à 10 h 30

PROJECTION DU FILM

BABEL

D’Alejandro Gonzalez Inarraritu - Mexique 2006

Projection suivie d’un débat animé par : J-J. Moscovitz, F. Siksou, B. Didier-Hazan, J-M. Benkimoun, V. Micheli-Rechtman, M. Landau

Synopsis : En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Avant propos au débat : ... « Babel ». Quelle est cette communication qui différencie et unit les hommes aux quatre coins du monde. Dans ce film Alejandro González Iñárritu noue l'intrigue autour de trois continents et de plusieurs langues à travers des personnages dont les destins s'entrecroisent. Les écarts culturels éclatent, les contrastes sont saisis intensément et s'entrechoquent sous la force des évènements et des situations qu'on ne sait pas gérer. Notre humanité d'êtres parlants des langues différentes est filmée dans son propre univers, nourrie, dans la charge d'émotions où chacun vit, sur le fil. C’est cette humanité réelle avec laquelle Iñárritu prend le temps de nous plonger dans une histoire racontée comme il dit en images et en sons. Il y a quelque chose de vertigineux… Et, autre point, y aurait-il quelque chose d'universel, de structurel, dans la façon dont un père se débrouille avec son enfant quand la mère fait défaut ? ...


Février 2010

CINÉMA LA PAGODE

Samedi 20 février 2010 à 10 h 30

EN PRÉSENCE DE CLAUDE LANZMANN

PROJECTION DU FILM

"CLAUDE LANZMANN, IL N'Y A QUE LA VIE"

De Sylvain Roumette - France 2009

Auteurs : Laure Adler et S. Roumette

Projection suivie d’une rencontre - débat avec Claude Lanzmann

Projection privée dans le cadre du séminaire de Psychanalyse Actuelle

Synopsis : La vie et l'œuvre de Claude Lanzmann ont tendu tout entier vers le désir de restituer une identité, une âme à chacune des personnes disparues pendant la Shoah. Pour ce combat, il a pris comme arme une caméra. Il y a un avant et un après ' Shoah. ' ; ce film est l'affaire et le combat de sa vie. Film sur la responsabilité, 'Shoah' a désigné, nommé les responsables en allant les traquer. Il a démontré que, dans les systèmes totalitaires, les agents ne sont pas de simples exécutants, mais agissent, et sont responsables et coupables de crime envers l'Humanité. Philosophe avant d'être cinéaste, Claude Lanzmann aura partagé les combats de Jean-Paul Sartre et de Simone de   Beauvoir, en particulier ceux contre le colonialisme (signature du manifeste des 121, dénonciation de la torture en Algérie, etc...). Il a ensuite succédé à Simone de Beauvoir à la tête des 'Temps Modernes'. Par la plume aussi, le combat pour la mémoire continue. Claude Lanzmann est revenu à Clermont-Ferrand où il se forgea dans la résistance à l'occupant et à Berlin où il vécut juste après guerre...

Ayant accueilli Shoah ce film immense dés sa sortie en 1985, et ayant invité Claude Lanzmann plusieurs fois, les membres de Psychanalyse Actuelle ont le plaisir de le recevoir à nouveau, et de vous proposer une telle rencontre autour de son livre « Le lièvre de Patagonie ».

En présence de l’auteur et avec celles et ceux sollicités ou s’étant proposé d’intervenir : Maria Landau, Cécile Moscovitz, Anne-Marie Houdebine, Claude-Noëlle, Pickman, Françoise Moscovitz, Kliclo, Judith Cohen-Solal, Vannina Micheli-Rechtmann, Nabile Farès, Fred Siksou, Raphaël Haddad, Jean-Jacques Moscovitz… Lire la page documents


Mars 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 21 mars 2010 à 11 h 00

AVANT-PREMIÈRE

PROJECTION DU FILM 

JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS

De Pascal Kané - France 2010

Projection suivie d’un débat avec Pascal Kané et animé par : J.-J. Moscovitz, F. Siksou,  A-M. Houdebine, N. Farès

Synopsis : Marseille 1941 : le jeune Levilé espère encore, malgré la guerre, faire venir sa mère et ses sœurs de Pologne et organiser leur embarquement pour l’Argentine. Pris dans les affres de la culpabilité, il mêle les fantômes de sa mauvaise conscience à la vie réelle. Rosa, une chanteuse éprise de lui, s’efforce de sauver Levilé des menaces de la police de Vichy et des illusions mortelles qui l’habitent. Lire ici l’entretien avec Pascal Kané

Avant propos au débat : "…des visages dans le présent, ceux que vous voyez au moment de vous endormir, leurs bouches, leurs robes, leurs baisers,  ils vous donnent de la joie, celle de dormir pour rêver, rêver encore qu'ils sont là ces êtres qui vous tiennent éveillés. Ils vous parlent en vous... Pour malgré tout désirer leur retour toujours, car on ne meurt pas comme cela, en masse ensemble. Ces gens n'ont pas eu comme tout le monde le droit de vivre et de mourir, mais seulement d'être tués. Alors on les rêve, on les rêve, de ce genre de rêve qui vous réveillent, comme au ciné, quand le film est fini...." J-J. M.


Avril 2010

CINÉMA LA PAGODE

Jeudi 8 Avril 2010 à 20h30

PROJECTION DU FILM

THE GHOST-WRITER

De Roman Polanski - France 2010

Projection suivie d’un débat animé par : J.-J. Moscovitz, F. Siksou,  A-M. Houdebine, N. Farès, D. Friedman, M. Landau…

Et notre invité : Pascal Kané

Synopsis : The Ghost, un " écrivain - nègre " à succès est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang...

Avant propos au débat : …tel ce personnage biblique dont le nom signifie « compassion » et qui est aussi ascendante du Roi David, un grand de ce monde, Ruth dans le film  apparaît reine du texte qui s’écrit devant nous. C‘est quand elle décide de séduire le héros, que l‘on sait qu’elle a la vérité, qu’elle sait. Elle est bien au centre du manuscrit, l’enjeu du film, biographie de son premier ministre de mari, un  autre grand de ce monde. Manuscrit qu’un rewriter prend en main au péril de sa vie. La vérité se déplace et gare à qui veut la prendre sans en avoir la légitimité. C‘est bien dans la tradition du cinéma de Polanski.

Un autre grand de ce monde, chef de la CIA, tout aussi  anglais que tous les autres,  Emmeth  (« vérité » en hébreu biblique) a justement la Vérité,  Ruth sait qu’il l’a. Nous les spectateurs l’apprendrons en fin du récit.   Donc  Vérité, mais sur quoi ?  Les Forts et les Faibles en jeu ?  La CIA qui noyaute le « prime minister » du 10 Downing street ? Pas tant mais plutôt sur qui la porte,  soit notre Ruth, qui, passerelle entre les grands de ce monde, convoque les scribes du texte, texte qui est de fait le scénario du film lui-même.

Scénario mis en images devant nous, lecteurs du texte au moment où, semble-t-il, Polanski le tourne. Texte obéissant à la structure discursive de la parole  où a lieu effacement  et construction du savoir au fur et à mesure  de la lecture du texte qui laisse précisément entrevoir la vérité et ses trous de savoir, et ainsi appelle à poursuivre la construction de la vérité qui se révèle à nous.

Voilà  le phallus au sens de Freud, soit ce qui indique qui a ou pas la jouissance du pouvoir… Toute la sexualité est ici pouvoir et que pouvoir, rien de sexuel dans le film sinon ce moment où le sexuel revient, où il n’est alors plus pouvoir mais  redevient nécessaire et décisif. C’est lorsque Ruth se trouve dans le lit de notre héros, cet écrivain en 2e, car,  ayant capté le savoir du 1er il devient alors trop dangereux, pas question de partager la vérité des grands de ce monde avec ce scribouillard.  Déjà avant lui  le 1er  en est mort, « le livre l’a tué »… il en savait trop….

1er  déjà mort, et notre héros  va l’être  car tous deux ont rétabli qui garde la vérité… soit le féminin  qui ici jouit/joue  sa partie par la présence de Ruth,  index des places de la vérité, elle qui dans le texte n’est que nommée. Pas plus. C’est sa fonction, celle d’exister sans attributs autres que ceux de son sexe, d’un sexe qui pense, parle, sait…. Elle sait qui  garde la vérité dont elle est index,  index de  l’existence du pouvoir, du pouvoir de la vérité. C’est là où on s’aperçoit  combien texte et sexe se font mutuellement de la place, à l’instar de la tragédie grecque, Polanski écrit son scénario en le tournant en notre présence, et  dont les passeurs/écrivains/rewriters de la very high society, font les frais, simples porte-plumes, qui disparaissent dés que l’encre est épuisée, jouets du montage d’écriture du récit. Qui met le spectateur quasi passeur/scribouillard tout autant…. Exemple de génie du cinéma… J-J. M.


Mai 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 30 Mai 2010 à 10h30

PROJECTION DU FILM

TETRO

De Francis Ford Coppola - USA 2010

Projection suivie d’un débat animé par : J.-J. Moscovitz, F. Siksou, A-M. Houdebine, N. Farès, D. Friedman, M. Landau, Vannina Micheli-Rechtman…

Synopsis : Tetro est un homme sans passé. Il y a dix ans, il a rompu tout lien avec sa famille pour s'exiler en Argentine. A l'aube de ses 18 ans, Bennie, son frère cadet, part le retrouver à Buenos Aires. Entre les deux frères, l'ombre d'un père despotique, illustre chef d'orchestre, continue de planer et de les opposer. Mais, Bennie veut comprendre. A tout prix. Quitte à rouvrir certaines blessures et à faire remonter à la surface des secrets de famille jusqu'ici bien enfouis.

Avant propos au débat : …la logique trans-générationnelle  est implacable, au point qu’ici c’est  le meurtre qui risque de faire loi dans un entre deux frères  en noir et blanc, mais pas seulement car l’amour aussi y est roi : la femme civilise un père pas vraiment à sa place, qui ne sait ou ne peut l’occuper. « Qu’est-ce qu’un père ? », voilà ce qu’un  F.F.Coppola new look met en scène, au point que la résolution du complexe d’Œdipe, quoique on en dise, se laisse de plus en plus reconnaître pour, semble-t-il, humaniser quelque peu notre siècle débutant.


Juin 2010

Cinéma Le Saint-Germain-des-Prés

Samedi 26 juin 2010 à 11h00

PROJECTION DU FILM

LE MINISTÈRE DE LA PEUR

De Fritz Lang - USA 1944

Projection suivie d’un débat avec notre invité Pascal Kané 

Animé par : J.-J. Moscovitz, F. Siksou, A-M. Houdebine, N. Farès, D. Friedman, M. Landau, Vannina Micheli-Rechtman…

Synopsis : A Londres pendant la seconde guerre mondiale, Peter Neale gagne un gâteau lors d'une kermesse et se retrouve poursuivi et traqué par des espions nazis car la pâtisserie cache un microfilm. Il demande l'aide d'un comité antinazi dirigé par Hilfe et sa sœur. Amoureuse de Peter Neale, la jeune femme va l'aider à se débarrasser des espions.

Avant propos au débat : « C'est un film qui conjoint le génie d'Hitchcock et celui de Lang. Au rocambolesque des Hitchcock anglais (quiproquo sur l'identité; l'homme ordinaire pris dans un engrenage diabolique; l'étrangeté du quotidien), il joint des thématiques plus proprement langiennes : le visible et l'au delà, la manipulation psychique, les découvertes du sous-sol, l'ennemi invisible... (Adapté de Graham Green). Le Lang le plus charmeur. Un sommet ! »  Pascal Kané


Septembre 2010

Cinéma Le Saint-Germain des Prés

Dimanche 5 septembre à 20 heures

PROJECTION DU FILM

VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU

De Milos Forman - USA 1976

Le cinéma le Saint Germain des Prés et Splendor-films fêtent la rentrée du cinéma avec une « Quinzaine de films cultes », du 25 août au 7 septembre. Dans ce cadre «Le Regard Qui Bat… » est invité à un débat après la projection sur la nouvelle loi sur l’hospitalisation psychiatrique et le statut politique de la folie en France, avec la présence de psychiatres et de psychanalystes autour du film de Milos Forman

Débat animé par : J-J Moscovitz, F. Siksou, O. Douville,  A-M. Houdebine, N. Farès, Claude-Noëlle Pickman, D. Friedman, M. Landau, V. Miccheli-Rechtman...

Et notre invité Guy Dana, auteur de : Quelle politique pour la folie? : le suspens de Freud - éd Stock 2010

Synopsis : Randle P. M Murphy se fait interner en hôpital psychiatrique pour échapper à la prison. Il va être touché par la détresse et la solitude des patients. Très rapidement, il comprend que l'infirmière en chef, Mlle Ratched, a imposé des règles strictes et entend bien les faire respecter. Mc Murphy va alors déclencher une rébellion.

[Vol au-dessus d'un nid de coucou, dont le titre original américain est One Flew Over the Cuckoo's Nest, est adapté d’un roman de Ken Kesey paru en 1962. En anglais «a cuckoo» c’est un oiseau le coucou, mais ce terme désigne aussi en langage courant un malade mental… Le tournage a eu lieu de janvier à mars 1975, dans un hôpital psychiatrique de Salem en Oregon, et certains des personnages secondaires du film seraient des patients.]

Avant propos au débat : "...Lutte à mort entre la folie, les peurs qu’elle engendre et la violence de la certitude médico-psychiatrique où, comme notre actuel le montre, s’affrontent deux modes d’approche de la souffrance : l’une qui signe une origine biologique inhérente à la maladie mentale, d’où l’évaluation et l’expertise opérées par le praticien érigées en maîtrise collective de son savoir au point que la tête est l’organe de l’esprit d’un biopouvoir qui refuse toute contradiction, et l’autre qui pose une cause historico-psychique où le langage est le fondement de la singularité d’un sujet par rapport à autrui, qui, tous deux par leur statut d’êtres parlants, instaurent au registre individuel du un par un, une possible rencontre humanisante battant en brèche le triomphe d’un impérialisme biologisant, sans pour autant s’y opposer en miroir genre psychopouvoir, point que la psychanalyse sait éviter, comme l’art du cinéma que créent Milos Forman et d’autres, pour que nous ne soyons pas sans défense face à une tentative politique de rejet du fou, voire son éviction du genre humain…».J-J. M.


Septembre 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 26 septembre à 11 heures

PROJECTION DU FILM

LA BOCCA DEL LUPO

De Pietro Marcello - Italie  2009

Débat animé par : J-J Moscovitz, F. Siksou, Claude-Noëlle Pickman, A-M. Houdebine, N. Farès, D. Friedman, V. Miccheli-Rechtman, M. Landau, O. Douville, F. Moscovitz, B. Didier-Hazan..

Synopsis : Enzo a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux d’une prison. Multirécidiviste, le gangster Sicilien y a pourtant trouvé l’amour, et une forme de salut, grâce à la poésie. C’est son portrait que dessine Pietro Marcello, restitué par bribes, comme autant de morceaux d’une vie brisée, et celui de cette population marginale des quartiers Génois de Croce Bianca, Via Prè, Sottoripa, dédale de ruelles coupe-gorge. C’est aussi le récit d’une histoire d’amour hors du commun, nourrie de la longue attente d’un paradis simple où l’on peut enfin vivre ses moments perdus.

Avant propos au débat : « … L’amour va où il veut, comme un coup de chance, In bocca al lupo du proverbe, aller en cette gueule du loup pour y trouver la bouche, ses mots, ses limites, ses contours, ceux du masculin, du désir au masculin à l’état naissant, aller au pire pour trouver le…meilleur, l’homme, une rencontre, deux vrais autres qui s’aiment à deux, en pleine beauté, immense, tout en lumière, lestant les mots, leurs sons italiens, discours images, « docu-poème » dit-on, une surprise sans cesse, comme un vrai film de cinéma, où le désir du réalisateur ‘porte’ bonheur à chacun de nous… »…


Octobre 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 10 octobre à 11 heures

AVANT-PREMIÈRE

PROJECTION DU FILM 

AU FOND DES BOIS

De Benoît Jacquot - France 2010

Projection et débat en présence de Benoît Jacquot 

Débat animé par : J-J Moscovitz, F. Siksou, A-M. Houdebine, N. Farès, D. Friedman, V. Miccheli-Rechtman, M. Landau, F. Moscovitz, B. Didier-Hazan... 

En partenariat avec : laurent le vaguerèse (psychanalyste, association site oedipe.org) et elie winter (psychiatre, membre du collectif «contre la nuit sécuritaire»)

Synopsis : En 1865, au sud de la France, une jeune villageoise quitte la maison paternelle pour suivre un vagabond dans les bois. De gré ou de force?

Avant propos au débat : «… mise hors-monde de l’amour, jusqu’à ses limites extrêmes où  les liens se défont, se retournent  en leur tréfonds,  où les  regards du monde les marquent  immondes… où les images de cinéma nous font témoins qu’ici amours, désirs, jouissances fusionnent au couteau, au fer rouge, où ça ruisselle en couleur pluie qui tranche. Le hors-su évide le règne du père, qui, médecin, ne  peut savoir le féminin de sa fille, ne peut la voir femme au point d’en mourir.. Et elle, une fois rencontré le hors monde de la loi, ne peut qu’ y revenir, la suturer à nouveau  mais là comme mère : amante elle ne peut le rester que le temps d’un trahir ‘officiel ‘, car son corps y est appel  à faire trait pour son homme, au point qu’il  se dénonce au mieux des aveux qu’elle lui veut, pour le pire et le pire encore… " J.-J. M.


Novembre 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 7 novembre à 10h30

PROJECTION DU FILM 

LIBERTÉ

De Tony Gatlif - France 2010

Projection et débat en présence de Tony Gatlif

Débat animé par : J-J Moscovitz, F. Siksou, A-M. Houdebine, C.-N. Pickmann, N. Farès, D. Friedman, V. Miccheli-Rechtman, M. Landau, F. Moscovitz, B. Didier-Hazan... 

Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s'arrange, avec l'aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés.De son côté, P'tit Claude se prend d'amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l'épaule. Mais les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n'ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés.Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P'tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens - un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l'insouciance sont de courte durée : la pression de la police de vichy et de la Gestapo s'intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l'ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…

avant propos au débat : « …fiction certes mais ô combien poésie, le film de Tony Gatlif est sorti avant les lois mettant en surbrillance l’identitaire « des gens du voyage », il met en scène des images qui nous font témoins de l’histoire de la France sous l’Occupation, inspirées de faits réels de 1943, l’année la plus terrible de l’Europe nazifiée, où chacun est en danger d’entendre un uniforme français lui lancer « papiers !» : juifs, non juifs, Tziganes, résistants et autres…. Le mode de vie tzigane, celle d’un peuple poète, nomade ou non, met chacun aujourd’hui face à l’offense faite il y a quelques mois à la Liberté, à une origine de soi avec sa part non classable, et appelle au combat républicain pour s’opposer à une administration d’Etat qui nous protège de moins en moins, et nous veut chacun flanqué d’un identitaire concret, évaluable, chiffrable. En 1912 déjà mis en carnet anthropométrique l’identitaire des « nomades » signe sous le régime de Vichy des internements et des « crimes de bureau ». Et, de nos jours, les acteurs ici nous le montrent vraiment, apparaît que le droit des Roms, des gens, de nous tous est ici bafoué, et risque de subir à nouveau une fracture sociale qui ne laisse pas un spectateur sans responsabilité citoyenne devant ce qu’il se passe… ». J-J M


Décembre 2010

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 12 décembre à 10h30

PROJECTION DU FILM 

GLORIA

De John Cassavetes - USA 1980

Projection suivie d'un débat 

Débat animé par : J-J Moscovitz, F. Siksou, V. Miccheli-Rechtman, A-M. Houdebine, C.-N. Pickmann, N. Farès, D. Friedman, M. Landau, F. Moscovitz, B. Didier-Hazan... 

Synopsis : Gloria est une call-girl qui a été la maîtresse d'un parrain new-yorkais. Une amie et voisine lui confie son fils de six ans quelques minutes seulement avant d'être froidement abattue avec sa fille, sa mère et son époux. Ce dernier, ancien comptable de l'organisation du crime, avait eu des contacts avec le FBI. Gloria, qui a accepté de s'occuper de l'enfant à contrecœur, s'enfuit avec lui et avec le précieux livre de comptes de la mafia. Elle connaît bien ceux qui la poursuivent et tente de négocier, mais c'est peine perdue, car la règle est stricte, afin de donner l'exemple il faut tuer l'enfant. S'ensuit alors une cavale dans plusieurs quartiers new-yorkais.

avant propos au débat :   “…Sous-titre proposé: ‘you’ve got no home, you’ve got me. Oui  être le lieu  pour un enfant, l’enfance, pourchassée par le vacarme du monde, une femme, un mensch ! au féminin. La voilà en  lieu et place du tenant de la loi tel que le soutient Freud dans  L’Homme Moïse et la religion monothéiste : dés lors que les hommes sont ailleurs, morts au combat ou voyous dans la vie, que devient la loi ? Une femme en prend le sceptre le temps qu’il faut pour leur retour afin que l’homme chante à nouveau sa propre Gloire. … J-J M


Janvier 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 18 Janvier 2009 à 10 h 45

PROJECTION DU FILM 

胡杰 
虽死去
Ne pleurez pas sur mon cadavre

Ecrit, Réalisé et Produit  par Hu Jie  - Chine 2006

Projection suivie d’un débat animé par : Chloé Froissart (sinologue EHESS), René Vienet et Michel Guibal nos invités avec : B.H.Didier, M. Landau, J-J. Moscovitz, M. Aptekier, F. Siksou, A-M. Houdebine, V. Micheli-Rechtman, C. Erman, Fr. Moscovitz, N. Farès, M.Prieur

Synopsis : Ce film raconte un meurtre de la révolution culturelle. L’ordre fut donné par Mao avec une perfidie qui mérite d’être notée, vers le lycée de Pékin qui avait la plus forte concentration d’enfants et petits enfants des plus hauts cadres du régime. Avant de donner, ultérieurement, l’ordre de torturer, un par un, ses plus ou moins chenus compagnons d’armes (qui avaient voulu le reléguer au rôle de potiche dans la Cité interdite plutôt que dans Zhong Nan Hai), Mao lança l’idée de faire massacrer quelques enseignants, par les enfants de ces hauts cadres - avec des planches cloutées, après les avoir étouffés avec de la merde. Les lycéens, en l’occurrence des lycéennes, ne comprirent pas que leur travaux dirigés ce jour-là – étrons dans la bouche des profs, planches cloutées, cadavre jeté sur la carriole à poubelles - étaient la répétition de ce qui attendaient leurs parents…  DVD diffusé en France avec la revue Monde Chinois N°14

Avant propos au débat : …Le réalisateur Hu Jie donne aujourd’hui la parole à Wang JingYao, témoin de la « Rev Cul Prol » des années soixante en Chine. Parcours singulier –voire psychanalytique ?- où l’intime d’un sujet se déprend du collectif qui a tant voulu l’anéantir


Février 2009

Cinéma Le Saint-Germain-des-Prés

Jeudi 12 février 2009 à 20h15

PROJECTION DU FILM 

L’autre

De Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic - France 2009

Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs animé par : V.Micheli-Rechtman, L.Koffler, M.Aptekier, B.H-Didier, F.Moscovitz , M. Landau, Joëlle Cohen,  M.Prieur, A-M.Houdebine, C.Erman, J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès, M.Guibal…

Synopsis : Anne-Marie se sépare d'Alex. Il veut une vraie vie conjugale. Elle veut garder sa liberté. Ils se séparent sans heurt et continuent à se voir. Pourtant, lorsqu'elle apprend qu'Alex a une nouvelle maîtresse, Anne-Marie devient folle de jalousie. Et bascule dans un monde inquiétant, fourmillant de signes et de menaces.   La bande annonce

Avant propos au débat : … protéger si absolument son amour de femme au point de le laisser à une Autre, et d’être en une perte infinie et intense entre amour, désamour, jalousie. Et cela dans l’immensité sans limites de notre monde moderne : « L'Autre », c'est l'autre Femme, c’est aussi un dépliage de l'imaginaire et de l'endopsychique cadré par un  Regard de cinéaste, celui Qui Bat


Mars 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 8 Mars 2009 à 10 h 15

PROJECTION DU FILM 

Moi Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère...

De René Allio France - 1976

Projection suivie d’un débat animé par : V.Micheli-Rechtman, L.Koffler, M.Aptekier, B.H-Didier, F.Moscovitz , M. Landau, Joëlle Cohen,  M.Prieur,  A-M.Houdebine, C.Erman, J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès, M.Guibal…

Synopsis : Le 3 juin 1835, Pierre Rivière, un jeune paysan normand de vingt ans, égorge à coups de serpe sa mère, sa sœur Victoire et son jeune frère Jules. Il prend la fuite et erre plusieurs semaines dans les bois avant de se faire arrêter. A peine emprisonné, le meurtrier, que la plupart des témoins décriront comme un garçon au comportement étrange, voire sous les traits d'un idiot, entreprend la rédaction d'un épais mémoire, texte d'une stupéfiante beauté, véritable autobiographie dans laquelle il expose les raisons qui l'on conduit à son geste : délivrer son père des " peines et afflictions " que lui faisait subir son épouse depuis le premier jour de leur mariage... Criminel monstrueux ou " pauvre " fou ? Le débat opposera longtemps magistrats et psychiatres.  La bande annonce

Avant propos au débat :  « La parole est à l’accusé » / « MOI, PIERRE RIVIERE, AYANT EGORGE MA MERE, MA SOEUR ET MON FRERE … » est le texte écrit en prison par l’accusé lui-même âgé de 20 ans en juin 1835 avant son jugement, et à partir duquel Michel Foucault et une équipe du Collège de France donnent en 1973le titre à leur ouvrage. René Allio le met en scène en 1976 en filmant l’action sur les lieux mêmes du drame, et en  choisissant, pour la plupart des personnages, des acteurs et des actrices habitant  le bocage normand. Ainsi Pierre Rivière est-il interprété par un paysan, un comédien non-professionnel, Claude Hébert.

Une nouvelle copie 35mm récente du film réalisée en 2007 nous permet enfin de le projeter aujourd’hui, alors que nous voulions depuis longtemps le faire pour un débat.

Ce parricide  et le texte qui l’accompagne sont-ils liés et si c’est le cas de quelle manière ? Ainsi l’ouvrage collectif questionne les liens entre normes et répression sociales de la folie. 

 « La parole est  donc à l'accusé » est-il dit dans un entretien  avec Foucault in les Cahiers du Cinéma réalisé par René Féret, auteur d'un film sur l'enfermement psychiatrique, Histoire de Paul (1975). «  Au moment de la sortie du film, Michel Foucault considérait le témoignage de Pierre Rivière comme un document "héroïque" : "Pour deux raisons : parce que soudain, quelqu'un prenait la parole alors que dans la plupart des autres documents ils ne parlaient jamais, on parlait d'eux, ou quand ils parlaient c'est parce qu'ils étaient interrogés, c'est parce que, pressés de questions, ils finissaient par avouer. Là, quelqu'un, le plus fragile sans doute, le plus anonyme, un petit paysan parle et parle de quelle manière : moi, Pierre Rivière... Et, de plus, dans cette affirmation héroïque, se montrait toute une parenté soulignée par Rivière lui-même, entre son acte et l'histoire proche, ancienne et proche, à laquelle il se rattachait. Ce lien entre la grande histoire et le moutonnement indéfini de ce qui se passe nous a beaucoup frappés. »

Dans une longue note d'intention rédigée en marge de l'écriture du scénario, René Allio s’explique sur  sa démarche : "Moi, Pierre Rivière... ‘’Devra répondre à la fois aux besoins d'un film de documents et d'une fiction dramatique. La structure du récit renverra nécessairement à cette dernière, même si c'est en demeurant fidèle à l'exactitude documentaire et chronologique que nous y parvenons. On sait, en effet, que depuis la tragédie œdipienne, l'enquête policière demeure un des modèles fondamentaux de la représentation dramatique et tragique, et qu'elle a été adoptée telle quelle par le cinéma, où même elle a constitué à soi seul un genre bien typifié (...) C'est de cette double écriture, refondue en une forme spécifique, que notre film, en dehors de son contenu, du répertoire exceptionnel de personnages qu'il convoque, des scènes étonnantes qu'il appelle, devrait tenir une partie non négligeable de son originalité et c'est, du point de vue du scénario que nous écrivons comme de la réalisation qu'il demandera, ce qui nous propose aujourd'hui le challenge le plus passionnant." 

A plus de trente ans de distance de l’ouvrage de Foucault et de la sortie du film, les psychiatres et les malades mentaux voient la folie être encadrée par le droit, l’expertise, l’évaluation et cela de plus en plus sous l’égide d’une politique au point que, liée certes  en partie au moins à la  séparation de la psychiatrie de la neurologie dans ces mêmes années 70, et malgré l’œuvre de Freud et  l’enseignement de Lacan, nous sommes face à une criminalisation grandissante de la maladie mentale, signe dans l’actuel d’un déficit  de la pensée, voire d’un ‘enténèbrement’. D’où cette exigence de re-situer* radicalement les rapports de la folie entre un grand nombre des professionnels du soin en psychiatrie d’une part, et  d’autre part des pouvoirs publics de plus en plus orientés vers la  ‘dé-solidarisation’ et déjà l’exclusion entre les citoyens.  Voilà le débat après la projection du film auquel Le Regard qui bat… nous convie.


Avril 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 26 avril 2009 à 10 h 45

PROJECTION DU FILM 

TRAIN DE VIE

De Radou Mihailéanu - Israël, France, Belgique, Roumanie 1998

Projection suivie d’un débat en présence de Radou Mihailéanu et Rufus

Animé par : V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès, M.Guibal…

Synopsis : 1941, dans un village juif d'Europe de l'Est. Shlomo, le fou du village, arrive essoufflé devant le conseil des sages pour leur annoncer une terrible nouvelle : les Allemands tuent et déportent vers des destinations inconnues tous les habitants juifs des shtetels voisins. Le conseil se réunit et après maintes querelles, une idée jaillit de la bouche même du fou : pour échapper aux nazis, ils organiseront un faux train de déportation…

Avant propos au débat : …«Oui, Train de vie, à hisser la fiction là où Mihailéanu nous mène, réussit ce tour de force de nous en faire sortir au point que le spectateur que je suis se sait responsable de l’accroche du réel qui lui arrive au point de faire rêver de réparer l’histoire… » Lire également le texte de J.-J. Moscovitz ICI


Mai 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 17 Mai 2009 à 10 h 45

PROJECTION DU FILM 

Einsatzgruppen 
Les commandos de la mort (1ère partie)

De Michaël Prazan France - 2009

Projection suivie d’un débat en présence de Michaël Prazan

animé par: V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, Laura Kofler, J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès...

Synopsis : Juin 1941. Les armées allemandes envahissent l’URSS. A leur suite, les Einsatzgruppen, quatre groupes de 3000 hommes chargés des basses besognes s’emploient à exterminer les Juifs et les opposants au Reich. En quelques mois, la besogne génocidaire est accomplie ; les pays d’Europe de l’est sont déclarés « Judenfrei » - libres de Juifs. Qui étaient les hommes qui organisèrent et pratiquèrent l’assassinat de masse des Juifs, des tziganes et des prisonniers soviétiques ? D’où venaient-ils? Quelles étaient leurs motivations ? Quel fut leur destin après la destruction des juifs d’Europe et la débâcle allemande ? À travers des témoignages recueillis dans les pays Baltes, en Ukraine, en Allemagne, mais aussi en Israël et aux Etats-Unis, les témoins du crime, les rares survivants et leurs bourreaux, révèlent la terrible et méconnue réalité de l’extermination par fusillades. Les archives inédites, les lieux du crime, les témoignages et les plus grands spécialistes internationaux, décrivent l’enfer qui, durant quatre ans, a établi son règne au centre de l’Europe.

Avant propos au débat : « …voir/entendre des vivants, témoins,  que le réalisateur a vus/entendus, qui deviennent  comme  de vrais  amis séparés d’autres gens , eux, des criminels du genre humain. L’image ici participe à extraire du monde des  bourreaux  chacun, un par un des morts assassinés, à rendre définitivement inacceptable dans notre statut de spectateur tout couplage nazi/juif, condition minimale pour à son tour témoigner pour la vie contre le meurtre… ».


Juin 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 14 Juin 2009 à 10 h 45

PROJECTION DU FILM 

Villa Amalia

De Benoit Jacquot - France 2009

Projection suivie d’un débat en présence de Benoit Jacquot

animé par : V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, Laura Kofler, J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès...

Synopsis : Comme la goutte d'eau fait déborder le vase, Ann voit une nuit Thomas embrasser une autre, et elle décide de le quitter, de tout quitter. Elle est musicienne, seule la musique la tient mais ne la retient pas. Elle ne tient qu'à la musique. Avec l'amitié de Georges, surgi de son enfance, elle rompt et fuit, part à la rencontre de son origine et de son destin, trouve une île, là où est la Villa Amalia.

Avant propos au débat : « … ici pas de parce que, pas de si cela alors ceci, mais du possible qui sans cesse à se dire ne se dit pas, ne se donne pas.   L’image de cinéma se joue d’aucune explicitation, ne fait pas trait dans un récit ; point zéro du désir, braise en dessous du zéro ouvrant au registre du nécessaire… »


Septembre 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 13 septembre 2009 à 10 h 45

PROJECTION DU FILM 

La journée de la jupe

De Jean-Paul Lilienfeld - France 2009

Projection suivie d’un débat en présence de Jean-Paul Lilienfeld

animé par : J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès, V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, C-N Pickmann, L.Kofler, ...

Synopsis : Un jour, un professeur de collège à bout prend ses élèves en otage... La bande annonce

Avant propos au débat : « …comment l’imagination au pouvoir  donne cadre aux violences actuelles du temps ou nous sommes  et nous place en témoins actifs de  notre culture, de notre histoire,  ici mises en images et en paroles.  la ou psychanalyse et cinéma  se  rencontrent  entre  filiation, transmission, pédagogie pour un  spectateur  en mesure de se savoir citoyen… ».


Septembre 2009

Cinéma Le Saint-Germain-des-Prés

Mercredi 23 Septembre 2009 à 19h45

PROJECTION DU FILM 

Un Prophète

De Jacques Audiard - France 2009 

Projection et débat suivie d'une rencontre-débat avec :Tahar Rahim et Thomas Bidegain co-scénariste du film

Débat animé par : J-J.Moscovitz, F.Siksou, N.Farès, V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, C-N Pickmann, L.Kofler, ...

Synopsis : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau… La bande annonce

Avant propos au débat : « … violences, celles entre hommes, leurs jouissances, leurs filiations se nouent ici dans la prison, en son dedans lui-même séparé et noué au  monde du dehors. Là dedans et dehors se regardent, où l’image de cinéma montre ce que le discours du psychanalyste peut dire, enseigné depuis l’intime, tous deux y marquant leur limite… ».


Octobre 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 18 octobre 2009 à 10h30

PROJECTION DU FILM 

Mères et Filles

De Julie Lopes-Curval - France 2009 

Projection suivie d’un débat animé par : J-J.Moscovitz, F.Siksou, V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, C-N Pickmann, L.Kofler, B. Didier-Hazan ...

Synopsis : Trois femmes, trois générations. Dans les années 50, Louise a quitté le domicile conjugal alors que ses enfants étaient encore jeunes. Elle n'a plus donné signe de vie. Sa fille Martine est restée dans la petite ville de bord de mer où elle est devenue médecin Aujourd'hui Audrey, la fille de Martine, la trentaine indépendante, revient rendre visite à ses parents. Elle va trouver par hasard un cahier ayant appartenu à sa grand-mère, un journal qui pourrait enfin expliquer son départ. Éclaircira-t-il les non-dits qui altèrent depuis toujours les relations au sein de la famille ?  La bande annonce

Avant propos au débat : 1 «...Lorsqu'une fille réconcilie mère et grand-mère pour elle-même devenir mère, bonjour les dégâts. Quels 

Avant propos au débat : 2 «…voilà mise en images de cinéma l’exigence vitale d'une autre langue (ici l'anglais de Toronto) que la langue maternelle pour que l'héroïne construise un lien à l'autre, ici son home/homme qui lui fait un enfant. Ce bientôt nouveau-né, ce  réel  qui va arriver, secoue le rapport entre  structure de la transmission entre femmes de générations successives, et l'histoire d'une disparition, de Louise, la grand-mère maternelle... Là l'ancien parle au nouveau  qui, lui,  se précise dans le registre du féminin. Osons dire "actuel"... Au point que le nouveau enveloppe l'ancien, le happe depuis l'avant du temps. Le nouveau présent du temps apprend  à écouter le passé pour s'en libérer ... Beau film où se confrontent bellement un discours d’images de film  et un discours en mots, ceux qu’écoute un psychanalyste… » J-J. M.


Novembre 2009

CINÉMA LA PAGODE

Dimanche 11 Novembre 2009 à 19 h 45

PROJECTION DU FILM 

Le Ruban blanc

De Michael Haneke -  Allemagne 2009

Projection suivie d’un débat animé par : J-J.Moscovitz, F.Siksou, V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, B. Didier-Hazan, C-N.Pickmann...

Synopsis : Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Avant propos au débat : «… Le Ruban Blanc, une histoire d'enfants allemande, ou comment  les adultes les font taire, silenciation de la pulsion sexuelle soumise  à un surmoi collectif si cruel que l’on ne peut rester sans évoquer la suite de la Grande Histoire. Et  qui en même temps, nous sommes juste avant 1914   après le régime de Bismarck, convoque la pensée freudienne en son fonds, sur ce qui va s’appeler en 1929 Malaise dans la civilisation , où l’adulte commence à repérer la limite de sa sexualité à la lumière  de celle qu’il interdit à l’enfant… »  Lire le texte de JJ. Moscovitz Eros/Thanatos : quelles nouvelles à partir de films récents ?


Décembre 2009

Cinéma Le Saint-Germain-des-Prés

Mercredi 16 Décembre 2009 à 20h

PROJECTION DU FILM 

VINCERE

De Marco Bellocchio - Italie 2009

Projection suivie d’un débat animé par : J-J.Moscovitz, F.Siksou, V.Micheli-Rechtman, M. Landau, A-M.Houdebine, B. Didier-Hazan, C-N.Pickmann ET SILVIA LIPPI.

Synopsis : Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino - conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer lePopolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste, elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.

Avant propos au débat :« …Vincere ? Vaincre quoi ? sinon la vraie amour, celle qu’On cache, qu’On retranche du réel, qu’On efface sans doute en soi. Et du monde, dés lors que ce ‘On’’ est le pouvoir, celui du  fascisme naissant, renaissant, celui qui enferme dans un silence d’asile/exil, le ‘confino’, les folles, les femmes, la Femme, celle qui sauve tant l’Amour qu’elle en meurt. Marco Bellocchio, comme dans un Opéra, nous la fait entendre aujourd’hui dans notre Europe en voie de se construire, dit-on …»