Freud subversif, plus que jamais !


  

Bon… maintenant que nous savons qu’il est possible d’être réinfecté, que le virus peut sommeiller dans l’organisme et repartir à l’assaut soft ou hard en présence d’un petit camarade du même type, d’un mutant ou encore de n’importe quel autre virus, que la létalité de ce virus est faible, qu’elle peut augmenter à tout moment, qu’un vaccin ne garantirait pas une protection au virus Covid mutant, réinfectant, que la contamination par ce virus reste forte, peut diminuer, augmenter, bref, que nous ne pouvons rien prévoir, que nous ne savons pas grand-chose…
 
Si nous reprenions les rennes de la vie joyeusement et dans une créativité comme jamais, par-delà les mesures de sécurité (masques, distanciation, lavages fréquents des mains) ?
 
En produisant la psychanalyse, principal outil de nos jours encore en matière d’aide psychothérapeutique, Freud, à titre d’exemple, a pensé et publié ses œuvres majeures, changé la culture, la manière de penser du monde en entier, tandis qu’il souffrait de douleurs intenses et d’un trismussubissait plus de 30 opérations de la mâchoire. Il dut, de surcroît, menacé par le régime nazi, s’exiler à Londres et penser la violence de son temps pour aider de sa place de savant le grand collectif en folie, tandis que cette violence le touchait lui et les siens de plein fouet, en tant que Juif mis en place de paria comme jamais dans l’histoire de l’humanité.
 
Finissons en musique : Beethoven a continué d’œuvrer dans la musique, pour notre bonheur, en étant sourd.
 
Le remède à la covid, ou plutôt, au mal de notre époque : arrêter de vivoter. Retrouver le goût de la vie, l’appétit, le désir farouche, qui ne va pas sans risque, comme Nietzche s’époumonait à le rappeler. Cesser de vouloir le beurre et l’argent du beurre, avec des leurres d’«assurance vie » remboursés par la sécu, des formations et aides psychologiques prises en charges par l’État qui norment et rendent informes.
 
Il est temps de se ré imprégner de l’esprit freudien, garant des libertés nécessaires, subversif, exigent dans le rapport à la vérité qu’un humain se doit et doit à ses proches et lointains, jusqu’à l’inconscient, inconscient dont il a fait de nous les responsables tout autant que de notre conscient.
 
Reprenons les rennes de notre liberté de penser et d’agir, d’inventer la vie envers et contre ses inévitables et intemporelles vicissitudes ! Retrouvons et cultivons notre force de caractère !

Léa Schwartz-Ghidalia