Projection du film « Deux jours, une nuit »
ce vendredi 1er juin à 20h

Synopsis : Sandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu'elle puisse garder son travail.

 Avant propos de Jean-Jacques Moscovitz : « ...Sandra est devant un interphone, un parmi d’autres, où elle vient quémander ce qui peut apparaître comme fait divers des plus simples. En fait les frères Dardenne font des films dans le style d’une épure où ils sont passés maîtres. Cela leur a valu deux fois la Palme d’or au Festival de Cannes. Ici nous sommes face a un enjeu en gestation depuis 10 ans avant la sortie du film, celui de la situation du travail en Europe. La rencontre avec Marion Cotillard ( Sandra) pour le spectateur est celle choisie et réussie par les cinéaste: où l’intime lutte contre l’adversité d’un collectif qui si généreux soit il parfois, n’en reste pas moins d’une violence qui ne laisse aucun répit. Le lien social est ici certes singulier mais l’universel est bien celui dont il s’agit. Où le binaire phallique joue sa partie du côté de l’appropriation pour certains ( ici du travail) face à d’autres qui choisissent plutôt le partage où l’être du sujet y trouve quelque place. La fameuse assertion de Freud que « dans l’inconscient nous ne sommes finalement qu’une bande d’assassins » est ici combattue au niveau du Moi malgré qu’une telle violence dans nos démocraties soit souvent active au niveau socio-politique. Où le Moi ne peut que tenter que le lien humain aille du côté d’une éthique de la responsabilité . Voilà le sens de ce film et de l’oeuvre des Dardenne sans jamais tomber dans la posture d’un tribunal quand les traumas individuels s’empilent les uns les autres pour rendent plus destructeurs les traumatismes collectifs. Le/les liens entre psychanalystes pourraient en tirer quelque raison... »


Chers collègues,
À l’occasion du séminaire inter-associatif qui aura lieu à Bruxelles au CAL ce weekend « Pour l’exercice laïque de la psychanalyse en Europe », l’association « Le regard qui bat » en collaboration avec l’IAEP organise le vendredi 1er juin à 20h la projection du film « Deux jours, une nuit » -  réalisé par Luc et Jean-Pierre Dardenne.
Un débat suivra la projection avec la participation 
de Jean-Jacques Moscovitz, Pierre Smet et Sylvain Gross.
Lieu : L'Entrela' - Centre culturel d’Evere
43 rue de Paris - 1140 Evere
Bien à vous,
Guy Mertens