De l’organisme et du corps d’un point de vue psychanalytique…

Par Olivier Douville

À la question de définir qu’est-ce qu’un corps, l’humain ne saurait répondre par la seule évidence biologique et physiologique. Et si nous exigeons tous d’avoir un corps, c’est sans doute parce que rien n’est plus difficile, scandaleux et mortifère que de n’être qu’un corps. La philosophie, depuis Aristote, a insisté sur la dimension d’appropriation du corps par l’individu, en soulignant à quel point la reconnaissance de son identité et de son image était dépendante du regard de face, tenu pour propre à l’espèce humaine.

La psychanalyse revient sans cesse au corps, à sa construction et donc à l’incorporel, reste et effet de cette construction. Avoir un corps n’est pas une donnée élémentaire et première de la conscience, encore moins une condition naturelle. Aussi bien ce qu’est un corps, pour la psychanalyse, ne peut relever de la moindre science naturelle.

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