ACTUEL ET NOVATIONS - LE BLOG DE PSYCHANALYSE ACTUELLE

Le film « Le jeune Ahmed » réalisé par les frères Dardenne est dans les enjeux de l'ouvrage " Violences en cours "

publié le 27 juin 2019 à 04:43 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 27 juin 2019 à 05:00 ]

Le film « Le jeune Ahmed » réalisé par les frères Dardenne est dans les enjeux de l'ouvrage " Violences en cours "

Projection au Regard Qui Bat le vendredi 28 juin 2019

https://www.amazon.fr/VIOLENCES-EN-COURS-Jean-Jacques-Moscovitz/dp/2749255481

« Violence, psychanalyse, cinéma » est l’objet de cet ouvrage éd Ères 2017


L’art ici fait lien entre deux pratiques de discours, l’un psychanalytique par l’expérience de la parole de sujet, et l’autre par les images qui bougent et parlent. Une rencontre est ainsi possible.

Pratiques de la psychanalyse et du cinéma sont liées par une 3e pratique, celle du politique pour faire face au vacarme du monde. Entre art et psychanalyse, surgit l’effet de scandale propre au sujet de l’inconscient contre le danger d’affadissement de ces discours eux-mêmes. Danger de chute de la spécificité singulière à chacun des trois.

L’Art supplée aux défaillances d’énonciation, de prise sur le réel. Dès lors l’art par sa puissance de faire énigme devient index de ce réel, là le discours analytique y trouve sa part d’énigme à résoudre, et où surgit le semblant de sens toujours sans limite et l’illusion que le cinéaste nous montre en nous créant spectateur.

L’artiste en effet sait surpasser le refoulement pour faire des allers-retours non sans angoisse entre les registres du conscient et de l’inconscient qui chez lui sont le lieu d’un refoulement Q mou, contrairement au névrosé qui souvent ne peut facilement y parvenir sans l’artiste. Qui lui sait non sans symptôme oublier son conflit névrotique privé pour provoquer la surprise chez lui comme chez chacun par son acte de création.

Ainsi cinéma, art et psychanalyse s’allient pour qu’intime et désir de l’humain donnent toute leur mesure dans notre vie quotidienne. Le désarroi dans la civilisation leur fait obstacle par des effets sur notre subjectivité et des silences au niveau collectif, dans des guerres exterminatrices au Moyen-Orient et leurs conséquences de violence en France et dans le monde.

« Le Malaise/Détresse dans notre civilisation » est un texte de Freud, il désigne le signifiant d’un idéal de bonheur tant souhaité, qui pourtant se marque au niveau individuel d’être structuré par un manque inhérent au fait de parler, et au registre politique par des États tyrans qui dépeuplent l’humanité.

Cet ouvrage tente alors de savoir comment la violence modifie la pratique de la psychanalyse et appelle à en préciser les limites voire l’(in)efficacité. La violence se transforme-t-elle en discours en libérant notre Moi, ou au contraire, reste-t-elle dans des stagnations de jouissances destructrices actives, qui, demeurant souterraines, non dévoilées, ont des conséquences cachées et des atteintes graves à la civilisation. au « progrès de l’esprit » selon Freud, aussi bien de la vie psychique que celle au jour le jour.

Là se pose un postulat propre à la pensée et à la vie de l’esprit et Freud avance que l’incomplétude narcissique de l’humain trouve sa solution de deux façons : soit par la barbarie, où le comblement de son incomplétude s’effectue par les armes et le meurtre, soit par le droit et donc la parole, c’est la civilisation que Freud oppose à la barbarie. Nous voilà dans le politique où pointe l’intime au risque de l’extrême de la violence entre sujet et collectif : comment se regardent-ils l’un l’autre ? Et ce pour donner à l’intime sa chance de vivre, voire de survivre, de ne pas mourir ? Le cinéma ici nous enseigne et nous interroge sans cesse. Il s’agira ici de films, pour la plupart projetés et débattus dans une activité nommée le Regard qui bat… C’est une activité régulière de projections de films suivies de débats, que nous n’hésitons pas à qualifier de clinique psychanalytique entre sujet et collectif, entre intime et extrême, en France et ailleurs face à la violence jihadiste. Cette violence n’est pas sans évoquer les horreurs du siècle passé.

Cet ouvrage nous les fait percevoir, rencontrer pour en mesurer les effets sur chacun de nous, dans notre vie quotidienne, dans notre pratique de la psychanalyse, de la psychothérapie, de la médecine, de l’art, du cinéma… Et dans notre présence de spectateur, comme témoin actif de l’actuel. Des textes critiques sur les effets actuels du contemporain sur notre subjectivité nous orientent aussi : le complotisme, le tatouage, le transhumanisme, le genre sexué, l’état du politique… où la violence est une atteinte à l’apparentement à l’enfance, au langage et à la filiation.

Voilà notre actuel que nous construisons au plus loin qu’il est possible, des textes et des films nous y conduisent pour donner toute leur place à l’intime et au désir.

Jean-Jacques Moscovitz


Luc Dardenne présente "Le Jeune Ahmed" au Regard Qui Bat le 28 juin 2019 à 20 heures

publié le 5 juin 2019 à 09:35 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 11 juin 2019 à 16:20 ]

PROJECTION SUIVIE D'UN DÉBAT 

Vendredi 28 juin 2019 à 20H

Cinéma Beau Regard

22, Rue Guillaume Apollinaire 75006 Paris
(Ex Cinéma Etoile Saint-Germain-des-Près)
LE JEUNE AHMED
réalisé par Jean-Pierre et Luc Dardenne - Belgique - 2019 

La projection, en présence de notre invité Luc Dardenne, sera suivie d'un débat
Débat animé par : Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou, Vannina Micheli-Rechtman, Simone Wiener, Laura Koffler, Guillaume Moscovitz

synopsis : Marqués par les attentats, Jean-Pierre et Luc Dardenne s’intéressent dans ce nouveau long métrage au complexe personnage d’Ahmed, un garçon mystérieux de 13 ans qui, au nom de ses convictions religieuses, est déterminé à commettre un meurtre. Séduit par Youssouf, l’imam de la mosquée qu’il fréquente, l’adolescent va rapidement plonger dans le fanatisme religieux et refuser de « s’ouvrir à la vie » comme tous les adolescents de son âge. Aveuglé par ses idéaux de pureté, Ahmed devient inaccessible, et fermé à toute aide extérieure, y compris celle de sa famille et de ses proches. Centré sur ce personnage qui s’enfonce dans une folie meurtrière, le film évoque les tentatives vaines de son entourage de le ramener à la raison.

l’avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : ... « la jolie Louise taquine Ahmed amoureusement avec un brin d’herbe, lui n’en peut mais devant ce cadeau du ciel… Un magnifique élan d’amour adolescente leur arrive, regard à regard, où se profilent sourires… Promesse. La jeunesse triomphe. Mais il ne peut aller plus loin si elle ne veut pas devenir musulmane. Nous sommes dans un monde laïque, une laïcité postchrétienne qui, politiquement, est la nôtre. En France en Belgique et ailleurs. Peut-on parler de religion musulmane alors qu’il s’agit plutôt d’un mode de vie qui peut s’exacerber, se radicaliser. Dès lors ce mode d’être bouscule nos repères occidentaux. Ce n’est pas une religion avec une hiérarchie rigoureuse comme le christianisme acceptant un écart entre croyance et vie citoyenne. Le mode d’être musulman une fois exacerbé n’est plus seulement fondé par un texte, un tapis, un livre de prière, il cherche aussi l’apostat pour l’égorger. Nous sommes dès lors face à un impossible à traiter. Avec le style, la simplicité du film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, « Le jeune Ahmed » nous met face à un tel impossible à résoudre, allant jusqu’à l’irréparable. Le héros se prépare en fixant ses lunettes, en fermant bien son blouson pour combattre sans recul Inès son professeur de français. Elle qui propose d’apprendre aux élèves l’arabe du quotidien à côté de celui du Coran. Mais notre loi commune ne convient pas à Ahmed, il fera la loi lui-même, il rendra justice en étant prêt à tuer l’apostat. C’est là une fracture avec son mode de vie dans une action quasiment de guerre. Le cinéma est-il mieux placé pour que chacun se laisse questionner par le radicalisme arabo-musulman chez certains ados ? Ahmed offre des mouchoirs à sa mère pleurant pour la consoler du fait du risque qu’il passe à l’acte meurtrier, comme s’il allait accepter enfin de reculer devant le pire qui le guette... En vain. Que se produit-il alors dans cette fracture où mort et vie s’équivalent ? et qui aboutit à cette captation d’Ahmed et d’autres ados ? En fusionnant mort et vie, ils reviendraient au stade le plus archaïque d’indivision entre naissance de la vie et la non-vie, en les rembobinant (terme de cinéma...) vers le temps originaire où s’instaure l’écart à peine survenu entre vie et non vie. Voilà un des enjeux où ce film place le spectateur face à notre actuel » ...

La transmission en question(s) - Colloque International les 5-6-7 mai 2019 - Jean-Jacques Moscovitz interviendra sur "La transmission dans la langue : mémoire, histoire, littérature, art et cinéma"

publié le 17 avr. 2019 à 07:37 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 18 avr. 2019 à 06:58 ]

COLLOQUE INTERNATIONAL - LA TRANSMISSION EN QUESTION(S)

En hommage à l’œuvre et à la pensée de deux grands penseurs juifs français et israéliens
Michaël Bar Zvi & à Raphaël Draï

5-6-7 mai 2019 à TEL AVIV

Sous la direction de Michel Gad Wolkowicz

Prof. ass. de Psychopathologie - président de l’Association Internationale Inter-Universitaire Schibboleth – Actualité de Freud – מכון אינטר-דיסציפלינרי שיבולת , נוכחותו של פרויד

et de Sam Tyano 

Professeur de psychiatrie - Président d’Honneur de The Interdisciplinary Institute Schibboleth – Presence of Freud – Université de Tel Aviv

En partenariat avec les fondations Adelis & France Israël AkademIn PressFréquence Tel Aviv

Comité d’organisation : Michel Gad Wolkowicz, Sam Tyano, Colette Leinman, Jean-Louis Repelski, Thibault Moreau, Jocelyn Hattab, Richard Rossin, Michel Granek

Comité scientifique : Michel Gad Wolkowicz, Sam Tyano, Michel Granek, Richard Rossin, Ilan Treves, Viviane Chetrit-Vatine, Françoise Ouzan, Colette Leinman, Gisèle Vered, Jean-Jacques Moscovitz, Jean-Pierre Winter, Cyril Aslanov, Philippe Val, Monette Vacquin, Jocelyn Hattab, Simon Epstein, Patrick Bantman, Marc Cohen, Ofer Lellouche, David Mendelson, Claude Birman, Michel Gurfinkiel, Jean-Louis Repelski, Marcel Chetrit, Michaël Prazan, Pascal Bruckner, Éric Marty, Georges Bensoussan

PROGRAMME PRÉVISIONNEL

[intervenants pressentis, sous certaines réserves de confirmation]

Dimanche 5 Mai

9h00 — accueil

10h00 — ouvertures

• Rebecca Boukhris [Adélis pour la recherche, l’éducation et la transmission]
• Muriel Haïm [La Fondation France-Israël : pour l’échange et la transmission]
• Richard Prasquier [le Keren Hayesod : Institution et transmission]
• Michel Gad Wolkowicz [Le nom de personne – Transmission de la haine, haine de la transmission / The transmission of hatred, the hatred of transmission] 
• Michaël Worbs [Défendre la paix dans l’esprit des hommes – Freud à l’UNESCO — Histoire et rôle de l’Unesco dans l’éducation, la culture, et la transmission] 
• Sam Tyano […]

11h30 — introductions

• Pascal Bruckner [La modernité ou la transmission interrompue] 
• Éric Marty [1950-1980, les Modernes et la transmission symbolique]
• Philippe Val [Athènes et Jérusalem, sources de la démocratie. Cachez cette identité que nous ne saurions voir. — Tu finiras clochard comme ton Zola —] 

13h00 — pause déjeuner 

14h30 — session 1

Le sionisme, paradigme d’une éthique politique de la transmission vs transmission de la haine / haine de la transmission   

présidents
• Pascal Bruckner
• Marc Cohen 

intervenants & discutants 
• Simon Epstein [Un peuple face à son malheur : la transmission trans-génerationnelle du souvenir des éruptions antijuives, du Moyen-Âge à nos jours] 
• Georges Bensoussan [Transmission, « devoir de mémoire » et ordre social : un équilibre difficile] 
• Michal Govrin [Mémoire et responsabilité – La transmission de la mémoire de la Shoah : la Hagada pour Yom HaShoah, Hitkansut]
• Richard Rossin [Transmission, judaïsme, sionisme, Éléments de démontage] 
• Jacques Tarnero [« Zakhor » confisqué : les pièges institutionnels du « devoir de mémoire »]
• 
Alexandra Laignel-Lavastine [« Jeunes Juifs de l’Est à Paris après 1945 : une génération intellectuelle pour « six millions de morts en héritage », à travers les Mémoires inédites de Serge Moscovici »]

17h00 — session 2

La passeuse des Aubrais 

projection-débat en présence de l’auteur, Michaël Prazan

table ronde
• Philippe Val • Éva Weil • Pascal Bruckner • Éric Marty • Sam Tyano • Georges Bensoussan • Évelyne Chauvet • Viviane Vatine-Chetrit • Bernard Golse • Jean-Jacques Moscovitz • Jean-Pierre Winter • Patrick Bantman • Michel Gad Wolkowicz

20h00 — Dîner (s’inscrire au préalable auprès de contact@schibboleth)

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Lundi 6 Mai

9h00-13h30 — session 3

A. Transmission, tradition / « Judaïsme terminable, judaïsme interminable » ? – « Et tu choisiras la vie »

présidents
• Michaël Prazan 
• Georges Bensoussan 

intervenants & discutants
• Marc-Alain Ouaknin [La lecture, de Freud — Le « complexe du chapeau »] 
• Cyril Aslanov [La place de la compétence linguistique dans la transmission de l’identité juive] 
• Daniel Sibony [Transmission inconsciente et transmission d’inconscient]
• Francine Kaufmann [La transmission de l’identité juive dans les romans d’André Schwarz-Bart]
• Michel Gurfinkiel […]
• Georges-Elia Sarfati [Transmission, symbolisation/dé-symbolisation : À partir d’Israël]

B. La « Sortie d’Égypte » et les « Topiques Sinaïtiques », paradigmes de la liberté responsable et de la transmission. Du sujet collectif au peuple, sujet politique ?

Projection du film de la conférence de Raphaël Draï  tenue au Colloque de Schibboleth – Actualité de Freud – à l’Université de Tel Aviv, Présence de la Shoah et d’Israël dans la pensée contemporaine (cf. l’ouvrage homonyme paru en 2013, chez In Press)
« Sur une proposition inattendue de Charles Baudelaire relative à  » l’extermination de la race juive « . Contribution à la notion de  » transfert antijuif héréditaire  »  »

présidents
• Marc-Alain Ouaknin
• Philippe Val

discutants
Jean-Louis Repelski

intervenants

• Daniel Epstein [En quoi cette nuit diffère-t- elle…]
• Thibault Moreau [Héritage, transfert, mémoire. Ce qui se reçoit, s’élabore, se transmet – avec qui ?]
• Claude Birman [La transmission, alliance des générations]
 Rony Klein [Le sionisme et la crise de la transmission juive]

13h30 — Pause déjeuner

14h30-18h30 — session 4

A. Construction de l’enfant, de l’adolescent, attachement, symbolisation, identification, relation d’objet, individuation, subjectivation

présidents
• Sam Tyano
• Jean-Pierre Winter 

intervenants & discutants
• Bernard Golse [La transmission à double sens – maman/bébé, bébé/maman] 
• Miri Keren [Les devenirs des projections parentales, le « bébé clinique »] 
• Jocelyn Hattab  [J’entends un enfant]
• Simone Wiener [Les séparations symboliques]

B. Psychopathologie. Le sujet face au réel, et dans la transmission / La transmission dans la psychanalyse, et la responsabilité généalogique de l’analyste – « Psychanalyse avec fin, psychanalyse sans fin » ?

présidents
• 
Bernard Golse
• Ilan Trèves

intervenants & discutants
• Michel Granek [Nos ancêtres les Gaulois] 
• Jean-Pierre Winter [Transmettre, ou pas – L’avenir du père] 
• Gisèle Vered [Pères-versions ; transmissions conscientes et inconscientes de nouveaux modèles ?] 
• Jean-Jacques Moscovitz [La transmission entre acte de savoir et de non savoir, quelles conséquences ?] 
• Évelyne Chauvet [L’analyste-passeur : transmission et identité, l’histoire à l’œuvre]
• Monette Vacquin [Transmettre ou muter – Des formes contemporaines du « Qui suis-je ? » et de sa transmission]

19h30 — Apéritif-Cocktail

20h30 — session 5

projection suivie d’un débat autour du film Michaël Bar Zvi, l’ami, le Mensch et le sionisme 

en présence de la réalisatrice, Élisabeth Lenchener

table ronde
Michel Gad Wolkowicz • Éva Weil • Évelyne Chauvet • Simon Epstein  Thibault Moreau • Michel Gurfinkiel • Patrick Bantman • Yaël Hirsch • Richard Prasquier • Richard Rossin • Olivier Véron • Franklin Rausky

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Mardi 7 Mai

9h00-13h00 — session 6

A. Nouvelles parentalités, idéologie du neutre et théorie du genre, transhumanisme et transmission

présidents
• Éric Marty
• Michel Granek 

intervenants & discutants
• Viviane Chetrit-Vatine [Les origines et la transmission de l’éthique comme responsabilité pour l’autre au regard des constellations familiales contemporaines]
• Lysiane Lamantowicz [No name — Transmission et théories du complot]
• Charlotte Dudkiewicz-Sibony [Que m’a transmis mon père, rescapé d’Auschwitz à 41 ans ?]
• Ouriel Rosenblum [L’homme transsexuel, sa femme, leur enfant et le psychanalyste — Un premier corps qui se transforme, pour aller à la rencontre de ce premier corps, afin de fabriquer un nouveau corps…]

B. Transmission transgénérationnelle – cultures, religions, idéologies, droit, gérontologie, trauma, humour…

présidentes
• Évelyne Chauvet
• Monette Vacquin
• PatrickBantman

intervenants & discutants
• Marc Cohen [Que nous apprend le midrash sur la  transmission des biens matériels et spirituels d’ABRAHAM à la postérité]
• Patrick Bantman [Rester vivant malgré la douleur — De la transmission intergénérationnelle des traumatismes]
• Israël B. Feldman [Transmission transgénérationnelle du trauma par les victimes et par les agresseurs]
• Muriel Katz [De l’absence de traces à la trace des absents. Un travail polyphonique d’historicisation après la Shoah]
• Yaël Hirsch [Quelle tradition transmet-on ? Penser une forme et un contenu qui fondent le vivre ensemble sans le figer]
• Rachel Rosenblum [Retour sur les lieux du trauma – quand le voyage se substitue à l’interprétation]
• Jacques Amar [Déshériter : une question de droit mais pas seulement]

13h00 — Pause déjeuner

14h30-16h30 — session 7

La transmission dans la langue : mémoire, histoire, littérature, art et cinéma

présidents
• Cyril Aslanov
• Jean-Jacques Moscovitz

intervenants & discutants
• Françoise Ouzan [Les rescapés de la Shoah et la transmission des valeurs juives]
• Yehuda Moraly [La représentation du rapport maître-élève dans le cinema, le théâtre occidental et dans l’univers juif]
• Daniel Dayan [Pour un déminage conceptuel. Comment l’invocation du « respect de l’autre » permet-elle de rendre inaudibles les notions censées permettre la transmission éthique]
• Michèle Tauber [Le yiddish, langue de la transmission dans l’œuvre d’Aharon Appelfeld]
• Colette Leinman [Transmission de l’expérience de l’exil ou de la représentation de l’utopie chez les artistes juifs et israéliens]
• Ofer Lellouche & Michel Gad Wolkowicz [Le veau d’or & la Gradiva : de la chose au verbe]
• Olivier Véron [Politique et métaphysique de la langue chez Michaël  Bar-Zvi et Pierre Boutang]
• 
Guta Tyrangiel Benezra [ Vrai…ment ! Récit de l’enfance sous la terreur]

16h30 — propos conclusifs

• Michel Gad Wolkowicz
• Sam Tyano

17h — clôture du colloque

YOM HA ZIKARON (Jour et cérémonies du souvenir)

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Argument

La transmission est au cœur de tous les discours, il y est question de mémoire, d’histoire, de valeurs, de savoirs ; le terme est le plus souvent utilisé en slogan -fétiche ou -relique, une affirmation ayant alors sens de dénégation. Pour autant, elle est au centre d’une clinique du contemporain, se manifestant en symptômes que nous nous proposons de décrypter et d’analyser, en croisant les regards et les réflexions issus des différentes disciplines et de diverses filiations et généalogies de pensées. Tel le registre du Symbolique, la transmission, qui est d’abord un processus, psychique, une décision, une éthique politique et culturelle, avant de représenter des contenus, est essentiellement abordable en négatif, au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques, individuelles et collectives.

Problématiques anorexiques, addictives, états paranoïaques apathiquement pervers marqués par le déni, le clivage, la projection, idéologies totalitaires et génocidaires intriquant délires de foule de filiation et d’auto-engendrement, fantasmes d’immortalité, reproduction du même, de l’identique, universalisme du générique, du quelconque, du « on », de l’indifférencié, rejet de l’altérité, paranoïa de masse compacte, anti-judaïsme et antisionisme dont la transmission de la haine manifeste et agit la haine de la transmission en tant que la transmission est ce qui nous échappe, ce qui en est en même temps la condition. Il s’agirait alors d’interroger la transmission, en creux, la langue sous la langue, dans l’entre-deux, des sexes, des générations, comme processus infini engageant symbolisation, métaphorisation, conflictalisation des identifications et des idéaux, individuation, subjectivation, qui ouvre à la circulation des signifiants et des représentations, à l’inconnu, au champ du fantasme et du transfert, à l’indéfini de la pensée.

La sortie d’Égypte est le récit fondateur de l’invention de la liberté (R. Draï), du passage jusqu’à l’Alliancela Parole en dix Paroles du Sinaï engageant l’éthique de responsabilité, de l’élection, de l’exigence l’élévation intellectuelle, au détriment de la domination de la sensorialité et de la perception immédiate, et de la transmission: une liberté responsable. Mais sommes-nous, et nous tous, sortis d’Egypte ? Quel serait le sens de cette décision prise et mise en oeuvre suite à la menace de meurtre de la part du Pharaon sur les Bn’ai (enfants) d’Israël ? Et en quoi consiste cette sortie? Ce passage ? Le poros ? Comment penser alors transmission en tant que transmission de la transmission, tradition, et création ?

Groucho Marx demandait « Pourquoi ferait-il quelque chose pour les générations suivantes, car qu’ont-elles fait pour lui?« , disant sous la forme de l’humour la responsabilité réciproque, l’ambivalence et le libre-arbitre, participant du processus de la transmission

Comment se construit un sujet, un peuple, « la psychologie individuelle étant d’abord une psychologie sociale », selon Freud qui avançait qu’ »on peut analyser un peuple comme on analyse un individu »? De l’enfant, l’adolescent, au sujet collectif, politique, assumant un travail de culture intriqué à une éthique de vérité, historique, scientifique et psychique, de progrès de l’esprit, et aux avatars de la filiation. Et qu’en est il des transmissions brisées et/ou enkystées, de par les pathologies, les traumatismes trans-générationnels, les génocides et massacres de masse, les deuils impossibles ? Comment remonter, décrypter, analyser les généalogies des cultures qui se crispent, se figent dans le cours de leur histoire dans l’envie, le mimétisme, la projection, la haine mortifère associée à une identité mortifiée et honteuse, investissant alors dans la destruction plutôt que dans le développement, la création et la transmission, passant par la structuration oedipienne, et l’assomption de la dette et de la castration ?

Nous constatons particulièrement aujourd’hui combien, lorsque les Institutions défaillent dans leur fonction de garantes du Symboliquedes référents anthropologiques civilisationnels, le Droit, l’Histoire, les Commandements, ainsi les interdits de l’inceste, du meurtre, du vol, du mensonge, la nomination de la réalité, elles alimentent et valident les délires collectifs, le négationnisme et le révisionnisme, et ainsi la violence et les passages à l’acte. Certaines problématiques s’avèrent particulièrement symptomatiques de troubles des processus d’identification, de filiation et de transmission. L’intégrisme idéologique ou religieux, les utopies entretenant la jouissance du sans-limites, l’appui tant sur un subjectivisme absolu que sur une rationalité instrumentale tout aussi absolue, sur une weltanschauung par trop totalisante, globalisante et synthétisante, dans un dogmatisme et la désubstancialisation du Réel, participent d’une psychologie de masse compacte, à l’encontre d’un travail de culture, la kulturarbeit cher à Freud, d’un universel du singulier intriqué à un processus de subjectivation et d’une responsabilité de pensée et d’action, singulière et collective, du  » Et tu choisiras la vie« , de l’humour en tant que paradigme de la pensée et de la disposition interne de Mensch.

L’antisémitisme est une paranoïa apathiquement perverse, un délire grégaire, une psychose de foule, sans vérité ni langage, requérant un amour radical des certitudes et l’ assurance d’une représentation de complétude narcissique, à quoi la transmission tordue, d’angoisse ou de rire, dont le Judaïsme renvoie une image en miroir, est insupportable en tant qu’elle engage l’assomption de la différenciation, et ainsi de l’incomplétude, du manque, aux sources d’un travail de symbolisation et de sublimation, et la responsabilité à combattre le destin, y compris celui qu’on s’était fait. 

Qu’en est-il de l’articulation de l’inconscient avec le langage, le désir et la Loi ? Qu’en serait-il d’un Totem sans tabous, une culture du narcissisme et du fantasme d’omnipotence, qui marquerait le déclin de l’Oedipe et de la conflictualisation psychique qu’il structure et qui est au fondement de la pensée ? Que produirait aujourd’hui la théorie du neutre et l’idéologie du genre annihilant à la fois l’invention du Père et la figure du féminin, dans la continuité du déconstructivisme, du relativisme culturel, de l’universalisme en vogue, précisément au nom d’un droit à la différence, à l’égalitarisme?

La psychopathologie, une clinique du contemporain et de ses symptômes, l’héritage de Raphaël Draï et celui de Michaël Bar Zvideux des grands penseurs juifs contemporains, à la fois français et israéliens, nos amis chers récemment disparus mais qui continueront à nous accompagner de près dans la réflexion des problématiques fondamentales comme cela a été le cas des dizaines d’années, deux « grands-hommes », des Mann, à qui nous rendons hommage, dont l’existant-Mensch, la pensée et l’oeuvre, étayent singulièrement à partir de cette thématique de la transmission, notre démarche, des ouvrages comme L’Homme Moïse et la religion monothéiste de Freud, des oeuvres, Aharon Appelfeld, Celan, Romain Gary, Perec, Modiano, Schwartzbart, Marquez, Roth, Potok, Bellow, Wiesel, Husserl, Spinoza, à contrario de Sade, Genet, Céline, Baudelaire, des travaux, ainsi sur l’institutionnel (Goffmann), l’analyse du politique, pourraient nous guider… 

« Ce que tu hérites de tes pères, acquiers-le pour mieux te l’approprier », écrit Freud dans la préface de Totem et tabou (1912)et dans l’Abrégé de psychanalyse (1937), reprenant Goethe qui poursuivait : « Ce qui sera laissé de côté sera d’un poids lourd ».

Cette thématique convoquera, ainsi la démarche de Schibboleth – Actualité de Freud –, les divers champs disciplinaires, la psychanalyse et la psychopathologie, le droit, l’histoire et les sciences géopolitiques, l’analyse des discours, des images, des cultures, des idéologies et des médias, la pensée juive et les religions, l’anthropologie et les sciences humaines, sociales et du vivant, la littérature et les arts plastiques et cinématographiques…

Quelques axes

Le développement de l’enfant, de l’adolescent face au réel et dans la transmission, les processus d’attachement, de symbolisation, d’identification, d’individuation, de subjectivation, la relation d’objet, la psychopathologie des liens. ¶ Bâtir un sujet collectif, politique, un peuple (le paradigme du sionisme) – ou pas ¶ Éthique et politique – Héritage-Transmission-Histoire-Tradition – Appartenance et créativité – Construction d’une liberté responsable et de la transmission : La « Sortie d’Égypte », les « Topiques sinaïtiques », des paradigmes à l’œuvre. ¶ Transmission de la haine et Haine de la transmission (antisémitisme) ; propagation de la destruction (délires collectifs de filiation, fanatismes génocidaires, transferts héréditaires ?) ; l’Europe malade de ses dénis, à l’épreuve de la Shoah. ¶ Inconscient, répétition, élaboration : la transmission dans la cure psychanalytique et ses obstacles (transfert, refoulement, clivage…) ; la responsabilité généalogique de l’analyste – « Psychanalyse avec fin, psychanalyse sans fin » ? ¶ Le temps de transmettre, gageure du contemporain : quid de la parentalité, de la place des générations, du sexuel, de l’attraction de l’indifférencié, du neutre, de l’immédiat ? Nouvelles parentalités, idéologie du neutre et théorie du genre, transhumanisme et transmission. ¶ Transmission, tradition, création / « Judaïsme terminable, judaïsme interminable » ? « Et tu choisiras la vie » ; l’oral et l’écrit ; donner, recevoir, critiquer ; responsabilité et libre arbitre dans la réciprocité de la transmission. ¶ Transmission et vieillesse. ¶ Mythes et sciences. ¶ Traumatisme et transgénérationnel vs L’amour de l’humour. ¶ La transmission dans la langue, vérité et fiction (cinéma, art et littérature, historiographie, journalisme…)

Raphaël Draï, Professeur de Droit et de Sciences Politiques, Doyen de la Faculté d’Aix en Provence, puis d’Amiens, Professeur associé à Paris Diderot au département Psychanalyse et Sciences Humaines, Président d’Honneur de Schibboleth-Actualité de Freud. L’oeuvre et la pensée de Raphaël Draï pourrait se nommer « l’invention de la liberté responsable » Le champ de sa pensée associe tradition juive et sciences humaines, qui nous laisse la responsabilité stimulante d’une transmission constitutive du choix de la vie. S’y croisent et s’étaient les unes les autres la pensée psychanalytique, la pensée juive, le Droit, les sciences politiques, le sionisme, la bio-éthique, la philosophie… Depuis La politique de l’inconscient ; La sortie d’Égypte. L’invention de la liberté Le mythe de la loi du talion ; Freud et Moïse. Psychanalyse, loi juive et pouvoir Lettre ouverte au Cardinal LustigerLa traversée du désert. L’invention de la responsabilité ; La communication prophétique Sous le signe de Sion ; Topiques sinaïtiques, à Totem et Thora, en passant par ses textes dans les ouvrages de Schibboleth – Actualité de Freud –, dont « Sur une proposition inattendue de Charles Baudelaire relative à “ l’extermination de la race juive ”. Contribution à la notion de “ transfert anti-juif héréditaire ” »

Michaël Bar Zvi, Docteur en philosophie politique ; Professeur de philosophie en France puis en Israël ; Directeur de la formation des enseignants en philosophie à l’Institut Lewinski à Tel aviv ; Délégué général du KKL en France ; Vice-Président de l’Interdisciplinaire Institute Schibboleth – Presence of Freud – ; auteur d’une dizaine d’ouvrages dont Le sionisme (PUF, 1978), Philosophie de l’antisémitisme (PUF, 1985) ; Pour une politique de la transmission (Les Provinciales, 2016)Avec des thématiques qui seront notamment abordées, s’étayant sur ses écrits : Être et exil, Philosophie de la nation juive Éloge de la Guerre après la Shoah Pour une politique de la transmission ; Philosophie de l’antisémitisme ; Israël et la France ; Jérusalem, désir de vie et crise de l’être ; Le temps, architecte de la transmission dans le monde contemporain. Peut-on «guérir» de l’antisémitisme ? Le cas Pierre Boutang Descendants, héritiers ou témoins ; les fondements de la tradition orale du Judaïsme ;Vergangenheitsbewältigung. L’expérience revécue régulièrement de la sortie d’Egypte réunissant les enfants d’Israël autour d’une Loi, et de la construction du sens de celle-ci, d’une part, et, d’autre part, «le meurtre fondateur », touchent à l’une des interrogations anthropologiques essentielles de la condition humaine.

Avec la participation de :

Eliette Abecassis (Philosophe, écrivain, Fr.): « L’Âme juive ».

Jacques Amar (Maître de Conférences en Droit, Université Paris-Dauphine, Docteur en sociologie, Paris-Jérusalem): «Déshériter: une question de droit mais pas seulement

Cyril Aslanov ((Professeur Aix-Marseille Université /CNRS-LPL (UMR 7309) / Membre de l’Institut Universitaire de France ; Académie de la langue hébraïque, Jérusalem ; Université d’État de Saint-Pétersbourg ; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud – Isr-Fr.) : « La place de la compétence linguistique dans la transmission de l’identité juive. »

Patrick Bantman (Psychiatre, Thérapeute familial, Ancien Chef de Service Hôpital Esquirol, Paris, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud -, Fr, et du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –,Israël, Fr, Isr): « Traumatisme et rupture de transmission trans-générationnelle. »

Georges Bensoussan (Historien Agrégé, Directeur éditorial du Mémorial de la Shoah, rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.): « Entre Auschwitz et Jérusalem ».

Claude Birman (Professeur Honoraire de Chaire Supérieure de Philosophie ; Maître de Conférence honoraire à l’Institut d’Études Politiques de Paris ; Professeur d’Études Juives à l’Université Populaire du Judaïsme ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth — Actualité de Freud — (Fr.): « La transmission, alliance des générations. » 

Rebecca Boukhris (Directrice Exécutive de la Fondation Adélis, Israël) 

Pascal Bruckner  (Philosophe, essayiste, écrivain ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –): « La transmission. »

Danièle Brun (Professeur Émérite de Psychopathologie, Université Paris Diderot, psychanalyste, Membre d’Espace Analytique, Présidente de la Société Médecine et Psychanalyse, Membre du Comité Éditorial et Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr )

Denis Charbit (professeur de Sciences Politiques, Open University, Tel Aviv, Isr.), s/s rés.

Évelyne Chauvet (Psychiatre, Psychanalyse, Membre titulaire formateur de la SPP, Société Psycha- nalytique de Paris ; Secrétaire scientifique de la SPP ; Membre du Comité de rédaction de Schibboleth – Actualité de Freud – (France) ; Ancien médecin directeur du CMPP de l’OSE, Fr.): « L’analyste-passeur »

Viviane Chetrit-Vatine (Psychanalyste, Membre Titulaire, superviseur et Former President of the Psychoanalytic Society of Israël, Université Paris-Diderot, Membre du comité de rédaction de Schibboleth – Actualité de Freud et du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Israël -): «La transmission du matriciel autrement dit de la capacité éthique… » (avec les trois premières années de Moïse à l’ appui !!)

Marc Cohen (Médecin-gériatre, directeur médical du pôle santé autonomie de l’OSE, expert inscrit au TPI ; Frankfurter Center ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud – (France), et du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Israël, France): « Vieillir et transmettre – Depuis Abraham – » 

Daniel Dayan (« Anthropologue des médias » ; Professeur à The New York School for Social research, New York ; Professeur de Théorie des médias à l’Institut d’Études Politiques de Paris ; membre de l’Institut Marcel Mauss, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris ; contributions à Annals of the American Social and Political SciencesAmerican journal of SociologyCommunicationsThe Journal of Communication, à Cambridge : Harvard University Press ; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth — Actualité de Freud; Fr.) 

Charlotte Dudkiewicz-Sibony (psychologue, Hôpital TENON, Service d’assistance médicale à la proctéation – CECOS, Paris): « Que transmettent les donneurs de gamètes ? »

Frédéric Encel (Docteur en science et géographie géopolitique, HDR, Professeur à Sciences-Po, Paris ; professeur de relations internationales et de sciences politiques à la PSB Paris School of Business ; Directeur de séminaire à l’Institut français de géopolitique, intervenant à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –; fondateur des Assises nationales de la lutte contre le négationisme, Fr);

Daniel Epstein (Philosophe, rabbin, écrivain, Professeur à l’Institut Psychanalytique de Tel-Aviv, au Collège Matan de Jérusalem, à l’Institut Universitaire Élie Wiesel, Paris); « La transmission de, par, la sortie d’Égypte »  

Simon Epstein (Historien, économiste, Hebraïc University of Jerusalem, Israël; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud – (France), et du Comité scientifique de The Interdisciplinary Institute  Presence of Freud –, Israël) : «Un peuple face a son malheur : la transmission trans-generationnelle du souvenir des eruptions antijuives, du Moyen Age a nos jours.  »  

Israël B. Feldman (psychothérapeute, psychologue, victimologue, Docteur en traumatologie; Enseignant-Chercheur en traumatologie et victimologie, Responsable de l’Academic Catedra in Israël – UNITWIN Program on Violence (UNESCO), Isr.): « Transmission transgénérationnelle du trauma par les victimes et par les agresseurs »

Bernard Golse (Professeur et chef de service de pédopsychiatrie, Hôpital Necker-Enfants Malades, Université Paris-Descartes ; Président de l’Association Européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent ; Membre de l’Association Psychanalytique de France ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.): «La transmission à double fente -maman/bébé, bébé/maman»

Michal Govrin (Écrivain, poétesse, Membre du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Insti- tute  Presence of Freud – ; Professeur Emouna College, Institut Van Leer, Isr): « Mémoire et responsabilité – La transmission de la mémoire de la Shoah: la Hagada pour Yom HaShoah, Hitkansut »

Michel Granek (psychanalyste, Membre titulaire et formateur, Psychoanalytic Society of Israël, psychiatre, ancien directeur du département de psychothérapie psychanalytique, université de Tel Aviv ; Membre du Comité de rédaction de Schibboleth – Actualité de Freud – (France), et Vice-Président de de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –; Isr.): « Nos ancêtres les Gaulois »

Michel Gurfinkiel ( philosophe, essayiste, éditorialiste, Fr.-Isr) 

Muriel Haim (Directrice de la Fondation France-Israël)

Jocelyn Hattab (Pédopsychiatre, psychanalyste. Ancien Chef du Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du Centre de Santé mentale de Jérusalem ; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud – (France), et du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute –  Presence of Freud (Israël) ; Senior Lecturer’ à la Faculté de Médecine de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Isr.): « J’entends un enfant »

Yaël Hirsch (Docteur en philosophie, Chargée de conférences, Institut d’Études Politiques, Paris, ins- titut d’Études Juives, Paris, Fr):  

Muriel Katz (Professeur de psychologie, université Lausanne, Ch, Membre du Comité de rédaction de l’Association Internationale Inter-universitaire Schibboleth – Actualité de Freud, Suisse): « De l’absence de traces à la trace des absents. Un travail polyphonique d’historicisation après la Shoah »

Miri Keren (Professeur de pédopsychiatrie, Hôpital Gueha; Présidente de l’Association Mondiale de psychiatrie du bébé, Isr).): « Les devenirs des projections parentales et du « bébé clinique »»

Rony Klein (Enseignant à l’Université de Tel Aviv, Isr., Département de Littérature. Spécialisé en philosophie française contemporaine et pensée juive): « Le sionisme et la crise de la transmission juive. »

Alexandra Laignel-Lavastine (Docteur en philosophie, essayiste, historienne de la Shoah, de l’antisémitisme et des intellectuels est-européens au XXème siècle, elle vit entre Paris et Jérusalem)« Jeunes Juifs de l’Est à Paris après 1945 : une génération intellectuelle pour « six millions de morts en héritage », à travers les Mémoires inédites de Serge Moscovici (1925-2014) »

Lysiane Lamantowicz (psychiatre, psychanalyste, thérapeute familial, Membre d’Espace Analytique):  « Transmission et trans-sexualité »

Richard Landes (Associate Professor, Department of History at Boston University, USA; Former director of the now quiescent Center for Millennial Studies; Jerusalem, Israël)

Colette Leinman (Docteur en littératures, Chargée d’enseignement à l’Université Tel Aviv, membre du Groupe ADDAR, Secrétaire et membre du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute Schibboleth  – Presence of Freud –, artiste plasticienne, écrivain), « La transmission d’images de l’exil dans les œuvres d’artistes juifs et israéliens.»

Ofer Lellouche (Peintre- sculpteur/Tel Aviv, Membre du Comité Scientifique de Schibboleth- Actualité de Freud, et de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Isr.) »

Elisabeth Lenchener (cinéaste, productrice): film « Michaël Bar Zvi, l’ami, le Mensch et le sionisme » 

Didier Lippe (psychiatre, psychanalyste -Association psychanalytique de France, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.): « L’anorexique en son miroir »

Eric Marty ( Professeur de littérature Moderne, Université Paris Diderot, Institut Universitaire de France, philosophe, écrivain, éditeur des oeuvres de R. Barthes, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.).

Yehouda Moraly (Professeur Émérite et ancien directeur du Département d’études théâtrales Université Hébraïque de Jérusalem, PhD, Paris III, Université fédérale de Rio de Janeiro, Université de Tel Aviv, Bar-Ilan ; écrivain, metteur en scène de théâtre, Isr.); «La representation du rapport maitre eleve dans le cinema, le theatre occidental et dans l univers juif»

Thibault Moreau (psychanalyste, Vice-Président de Schibboleth- Actualité de Freud): «Héritage, transfert, mémoire – Ce qui se reçoit, s’élabore, se transmet — avec qui ? »

Jean-Jacques Moscovitz (Psychanalyste, Membre d’Espace Analytique; Président de Psychanalyse Actuelle et du Regard qui bat ; Co-Fondateur, Vice-Président et Membre du Comité Éditorial de Schibboleth — Actualité de Freud –, Fr.): « La transmission entre acte de savoir et de non savoir, quelles conséquences? »

Marc-Alain Ouaknin (Rabbin, Professeur des Universités, de philosophie, écrivain ; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth –Actualité de Freud –, Fr.): « Le chapeau de Freud et l’humour face au mal »

Françoise Ouzan (Professeur, écrivain, historienne – Senior Research Associate, Goldstein-Goren Diaspora Research Center, Université de Tel Aviv (Isr.) ; membre de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Isr.); « Les rescapés de la Shoah et la transmission des valeurs juives »  (réflexions d’ordre historique, sociologique, psychologique et littéraire).

Richard Prasquier (Médecin cardiologue, Président du Keren Hayessod, France, ex-Vice Président de la Fondation de la Mémoire de la Shoah, Président d’Honneur du CRIF)

Michaël Prazan  (Écrivain, cinéaste, documentariste, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.): « La passeuse des Aubrais », film

Ann-Belinda Preis (Anthropologue, Ph.D. , Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –Danemark); 

Franklin Rausky (docteur d’Etat ès-Lettres et Sciences Humaines, ancien maître de conférences à l’université de Strasbourg et directeur des Études à l’Institut d’études juives Élie Wiesel, ancien co- directeur du département de recherche « Judaïsme et christianisme » au Collège des Bernardins ; di- recteur de recherches doctorales à l’Université Paris-Diderot (Psychopathologie et Psychanalyse), Doyen de l’Institut Universitaire d’études Juives Elie Wiesel, Fr.) 

Jean-Louis Repelski (Universitaire, Université de Tel Aviv, membre du Comité Éditorial de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Isr.);

Ouriel Rosenblum (Prof. Psychopathologie Paris Diderot, psychiatre d’enfants et d’adolescents; responsable médical, pôle enfants OSE; attaché de recherches au CHU Pitié Salpêtrière, CECOS Hôpital Cochin, périnatalité, service Prof. David Cohen, psychanalyste (Paris, France),

Rachel Rosenblum (psychanalyste, Membre titulaire de la SPP, Membre Titulaire de Schibboleth – Actualité de Freud): « La transmission du trauma »

Richard Rossin (Cofondateur de Médecins du Monde, Ancien Secr. Gal.de Médecins Sans Frontières, chirurgien, écrivain, ancien Vice-Président de l’académie Européenne de Géopolitique, Vice-Président de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Israël); «Transmission, judaïsme, sionisme, Éléments de montage».

Georges-Elia Sarfati (Professeur des Universités; Ecole française d’analyse et de thérapie existentielles (Logothérapie) V. Frankl; Réseau d’étude des discours institutionnels et politiques; Université populaire de Jérusalem, Membre du Comité de rédaction de Schibboleth – Actualité de Freud – , France): «Transmission, symbolisation/dé-symbolisation: A partir d’Israël ».

Daniel Sibony (Psychanalyste, philosophe, écrivain, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.):« Transmission inconsciente et transmission d’inconscient ».

Jacques Tarnero (Sociologue, ancien Chargé de mission CNRS, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth-Actualité de Freud, Fr): « « Zakhor »  confisqué : les pièges institutionnels du « devoir de mémoire »

Michèle Tauber (Maître de conférence HDR en langue et littérature hébraïque moderne et contempo- raine, Université Sorbonne Nouvelle, Paris, Fr.) : « La transmission par les romans d’Aharon Appelfeld »;

Ilan Trèves (Ancien Chef de Service de Psychiatrie Hôpital Shelvata, Professeur et ex-Directeur à l’Institut de Psychothérapie de l’Université de Tel Aviv, Membre Titulaire et superviseur de la Société Psychanalytique d’Israël, Membre du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Israël); 

Sam Tyano (Professeur Emérite en Psychiatrie, Ancien Chef de service de Psychiatrie à l’Hô- pital Gueha, Université de Tel Aviv ; former President of the Israeli Council for Mental Health,1997 Chairman of the National project on Infant Mental Health, 2004 Vice President of the International Association for Child and Adolescent Psychiatry ; Président du Comité d’Ethique au sein de la WPA (Association Mondiale de Psychiatrie de l’enfant et de l’Adolescent) ; Membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud – (France), et Président d’Honneur de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud – (Israël);

Monette Vacquin (Psychanalyste, enseignante-chercheuse, écrivain, Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud – (France) ;  Membre du conseil scientifique du département d’éthique bio-médicale du Collège des Bernardins. Ancien membre de la Commission d’éthique bio-médicale du consistoire israélite de Paris. Ancien membre du Collège de Psychanalystes. Paris Lauréate du Grand Prix « Science et conscience » attribué par « Humanisme et Société ». 
« 
Transmettre ou muter – Des formes contemporaines du « Qui suis-je » et de sa transmission »

Philippe Val  (Écrivain, journaliste, essayiste ancien directeur de Charlie-Hebdo, et de France Inter ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, Fr.): « Athènes et Jérusalem, sources de la démocratie; Cachez cette identité que nous ne saurions voir. »

Gisèle Vered (psychanalyste, Machon de Tel Aviv, TAICP. Tel Aviv institut de psychanalyse contemporaine, Membre du Comité Scientifique de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, Israël, Israël): « Pères-versions; transmissions conscientes et inconscientes de nouveaux modèles? »

Olivier Véron (Directeur des Éditions Les provinciales): « Politique et métaphysique de la langue chez Michaël  Bar-Zvi et Pierre Boutang ».

Éva Weil (Membre de la Société Psychanalytique de Paris ; Chercheur associé à Paris I et CNRS, UMR IRICE ; Chercheur associé Paris VII Paris Diderot dans l’équipe du Centre de Recherche Psychanalyse et Médecine ; Chargée d’enseignement à l’Université René Descartes, Paris V, Fr.) 

Simone Wiener (Psychanalyste, Membre de l’association de psychanalyse Encore, Membre du Comité éditorial de Schibboleth – Actualité de Freud –, membre du Regard qui bat; Fr.): «Les séparations symboliques»

Jean-Pierre Winter (Psychanalyste, Président-Fondateur du Coût freudien, Membre du Comité Scientifique de Schibboleth – Actualité de Freud –, expert au près du Sénat, Fr.): « Transmettre, ou pas- L’invention du père ». 

Michaël Gad Wolkowicz (Psychanalyste, Association Psychanalytique de France, professeur associé de Psychopathologie Fondamentale et Clinique, Président de l’Association Internationale Inter-Universitaire Schibboleth – Actualité de Freud – et de The Interdisciplinary Institute – Presence of Freud –, France-Israël): « Le nom de personne –Transmission de la haine, haine de la transmission / The transmission of hatred, the hatred of transmission. »

Docteur Michaël Worbs ( Former Executive President UNESCO, Deutschland))

Inscription au colloque et soirée d’ouverture (cliquer ici)

"Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse" - Séminaire de Schibboleth - Actualité de Freud - jeudi 11 avril 2019 - avec Jean-Jacques Moscovitz

publié le 3 avr. 2019 à 09:08 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 5 avr. 2019 à 03:36 ]

"Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse"

Jeudi 11 avril 2019 de 20h30 à 23h00

ISEG - 28, rue des Francs-Bourgeois - Paris 75004

Matière de mémoire / Mémoire de pensées
9ème séance du cycle de l’année

Séminaire de Schibboleth - Actualité de Freud

Sous la présidence de Michel Gad Wolkowicz
Psychanalyste, professeur associé de psychopathologie ; Président de Schibboleth - Actualité de Freud - & de The Interdisciplinary Institute Schibboleth - Presence of Freud

AVEC

Laurence Kahn
auteur de Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse (puf, 2018)

Jean-Jacques Moscovitz

Jean-Pierre Winter 

Gilbert Diatkine

Monette Vacquin

Le nombre de places étant limité et l’affluence importante, inscription préalable recommandée : secretariat@schibboleth.fr
Participation habituelle aux frais : 15 Euros (étudiants – 26 ans : 5€) ; forfait annuel : 100€

De nos jours. Avec La liste de Schindler et Minority Report

publié le 11 mars 2019 à 10:35 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 1 avr. 2019 à 02:26 ]

DE NOS JOURS. AVEC LA LISTE DE SCHINDLER ET MINORITY REPORT

Par Jean-Jacques Moscovitz

Extraits du livre
 
nouvelle édition - Papier Sensible 2013

De sa main gauche, la petite fille fait le geste, le geste terrible de trancher la gorge, signe de mort imminente adressé, en octobre 1944, à un convoi de femmes, protégées par Oskar Schindler qui a obtenu d’Amon Goeth, le chef SS du camp de Plaszow, que ces déportées, « personnel hautement qualifié » soit transférées à Brinnlitz en Moravie et ainsi de les garder en vie. Erreur d’aiguillage : les voilà à Birkenau, le camp d’extermination. Juste avant d’y arriver, cette petite fille polonaise de 7/8 ans fait ce geste, sur le quai d’une gare près d’Auschwitz.
Nous ne sommes pas dans Duel sorti en 1971 de Spielberg, où le bras du conducteur sans visage par la fenêtre du camion-train indique le signal du combat dont seule la mort est l’issue.
Nous ne sommes pas non plus dans Shoah sorti en 1985 de Lanzmann. Où Henrik Gawkowski, en tenue de conducteur polonais, se penche par le fenêtre de la locomotive qu’il conduit en gare de Treblinka, de nos jours. Il fait un geste furtif, celui de trancher la gorge. C’est le même geste qu’il faisait quand, en 1942, il conduisait la même locomotive qui poussait ses 80 wagons vers la rampe du camp de mise à mort. Ce plan d’arrivée d’un train de déportés en gare de Treblinka est l’affiche du film.
Des paysans polonais, dans le film, le font aussi, tel Czeslaw Borowi « il faisait à tous les juifs le geste de se trancher la gorge », pour les prévenir de ce qui les attendait, la mort.  (in Shoah, chapitres DVD 1ère époque, 1ère partie n°21, p.44 du livre, et n°37 à 41, pages 59 à 62).
La Liste : Une enfant devenue trop vite adulte, sans doute déjà avec ses cheveux gris sous son bonnet, elle vivante, sur le quai d’une gare de la Pologne des camps, une autre petite fille juive d’Europe assassinée à Cracovie malgré la couleur rouge, lumière dans les ténèbres, que vous lui donnée dans ce film en noir et blanc, et qui aurait du lui porter bonheur.
Comment de nos jours être enfant, cinéaste, psychanalyste ?
La Liste de Schindler m’accompagne depuis le début de ma lettre que je vous adresse. La voilà qui touche à sa fin. Pourquoi l’associer à Minority Report sorti en 2002? Parce que ces deux fictions ont trait au témoin et au temps de l’acte, au fait de témoigner. Ces deux films ont leur trajet propre, ils se recoupent, et nous voilà témoins actuels en tant qu’adultes de nos jours. Pour les générations d’aujourd’hui et pour celles du futur.
Car c’est bien un peu de nous que nous voyons dans vos films. C’est aujourd’hui que je vous écris, et c’est toujours aujourd’hui que nous les voyons .
En attendant que les générations à venir nous fassent signe, ce qui ne saurait tarder, je le leur souhaite ardemment, je vous prie de recevoir, Steven Spielberg, l’assurance de mes meilleures pensées ainsi que mes salutations les plus présentes.

Votre Jean-Jacques Moscovitz., Paris ce 21 Février 2004 

DEUX FILMS ENSEMBLE.


Ils sont alliés ces deux films, appuis, encordés l’un à l’autre. Pour moi, ils sont comme les petits cailloux du Petit Poucet depuis le début de ma lettre, pour ne pas me perdre, et rentrer aussi à ma maison. Oui, Steven Spielberg, ils sont traversés par ce fil rouge particulier celui de « la marine anglaise, dont tous les cordages du plus gros au plus mince sont tissés de telle sorte qu’un fil rouge va d’un bout à l’autre,( …) qui permet de reconnaître aux moindres fragments qu’ils appartiennent à la couronne » …(Goethe, in Les Affinités particulières).

Le lien intime-politique a retenu toute notre attention jusqu’à maintenant, enfant coté intime, politique coté adulte. Et ce pour dé-pervertir le futur, le réparer, voilà l’enjeu de mettre ensemble ces deux films. Comment le meurtre symbolique présent dans notre monde psychique, celui de l’inconscient, comment ce lieu que mettent en œuvre nos rêves, l’art, les films, se trouve réalisé concrètement dans les violences du monde réel. De telles violences impossibles à figurer, sont à questionner avec La Liste de Schindler(1994), celles liées aux filiations le sont avec Minority Report(2002).

*** 
La Liste de Schindler est l’histoire vraie d’un allemand qui au cœur de la Pologne occupée par les nazis fait des affaires, fréquente officiers allemands, et chefs SS, dans les salons de Cracovie, à 60 kilomètres d’Auschwitz. Opportuniste, membre du parti nazi, peu enclin au bonheur de l’humanité, il établit non loin de là dans le camp de travail de Plaszow. une fabrique de céramique et de récipients en émail en utilisant la main d’œuvre juive polonaise à très bas prix. Assistant au massacre de familles juives entières en Mars 1942, il décide de sauver « ses ouvriers » qui de fait sont des détenus hommes et femmes risquant à tout instant d’être transférés à Auschwitz et y être gazés. Ainsi à travers le regard d’Oskar Schindler, vous montrez la terreur de l’époque jusque dans le camp d’extermination de Birkenau où le convoi de femmes est là malgré les précautions de Schindler. Le pire est en passe d’arriver, mais tout finit en un happy end qui ne fait que s’amplifier depuis le début. Les 1100 « juifs de Schindler », c’est leur nom historique, lui devront la vie et leur gratitude de génération en génération. Il sera désigné Juste des Nations à Yad Vashem, le lieu de mémoire à Jérusalem où sont déposés tous les noms des disparus ainsi que les archives les plus importantes de la Shoah.
L'histoire du film est aussi la rencontre avec Itzhak Stern (Ben Kingsley), représentant des juifs auprès de Schindler dans l'usine, Schindler ayant l’appui des nazis, il peut négocier à chaque fois qu'il le faut le sauvetage des ces juifs-là, qui courent à chaque instant d'être embarqués pour Auschwitz à une heure de train de Plaszow, vers l'extermination. Plaszow est dirigé par le SS Amon Goeth (Ralph Fiennes), avec qui Schindler a de longues conversations sur le pardon et le pouvoir…Goeth est cruel et dangereux pour les détenus du camp de concentration, il y aura beaucoup de morts par ses actes de meurtres. Schindler se retrouve donc pris au beau milieu de deux liens contraires entre deux hommes dont l’un est bourreau et l’autre victime menacé de mort, comme tous les détenus du camp.
La liste de Schindler relate fidèlement l'histoire des rafles et de l'extermination des juifs de Cracovie à 10km de Plaszow, le camp de travaux forcés sous direction allemande, où Oscar Schindler, entre en scène.
Les juifs de Plaszow font partie de juifs de Cracovie, qui ont été les premiers juifs à être exterminés en fin 42 à Auschwitz. Du ghetto de Kaziemerz, quartier juif d’avant la guerre, ils sont transférés en mars 42 au ghetto nazi coincé entre la rivière, une falaise infranchissable, et la ville polonaise occupée.
La fin du film, qui s’inspire de l’ouvrage de Thomas Keanelly, (Ed. R.Laffont 1994), montre le sauvetage d’hommes et de femmes dont la plupart ont réussi à fonder un foyer, à prospérer au point qu'il y a « plus de descendants des ‘Juifs de Schindler’ que dans toute la Pologne aujourd'hui ».
*** 
Quand j’ai vu La liste, j’ai été ému aux larmes par ces deux enfants, l’une polonaise, l’autre juive au destin si différent, qui vivaient à quelques dizaines de kilomètres l’une de l’autre jusqu’au réel qui s’est produit.
Je me suis demandé, ne retrouvant pas dans le livre de Keanelly, le geste fait par la petite polonaise, si vous l’aviez emprunté à Shoah, au cheminot polonais en signe de reconnaissance entre cinéastes…
L’un de mes enfants m’a fait la remarque que la plupart des spectateurs était plus sensibles à ce que Schindler sauve des juifs qu’au fait que des juifs soient assassinés. La remarque est pertinente.
De quoi donc La Liste me faisait-elle témoin ? était-ce bien de cela ? car la plupart des personnages juifs de La Liste, en effet, contrairement au livre de Thomas Kineally, sont comme des figurines, voire plutôt comme des santons, sans haine, sans idée de révolte, sans honte d’être devant une horreur sans nom…Est-ce la direction d’acteurs que vous avez choisie telle qu’à devoir jouer la soumission aux nazis, et aussi d’être si bien protégés contre eux par leur futur Juste des Nations, ces personnages se retrouvent dans une positon presque christique de rédemption devant une humanité qui a choisi le pire ? d’avoir à ce point raison d’être des victimes et à être sauvées, les voilà sans ressort, uniformisées, sans paroles, passant au second plan de l’action ? Action alors dominée par la présence de deux hommes auprès de Schindler, Amon Goeth, le SS d’un coté, et de l’autre, ItzhsaK Stern, le juif représentant la main d’œuvre du camp.

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Minority Report

Minority Report est l'histoire de John Anderton, qui perd son fils. Son enfant disparait alors qu’il fait un concours de nage sous l'eau avec lui dans une piscine publique. Quand il remonte à la surface, il n’y a plus d'enfant. Pour lutter contre de tels crimes, il devient policier. En 2054, il fait partie d'une équipe de « pré-crime », pour prévoir et arrêter les criminels, dirigée par ce Burgess qui en est l'inventeur. Avec leurs « précogs », trois êtres doués de prémonition, prévoir est devenu possible grâce à leur témoignage dans le futur. il en faut deux sur trois pour prouver qu’un crime réel va avoir lieu, le titre du film vient de ce que si éventuellement un des trois est différent, il est le rapport minoritaire. Il s'agit donc de prévoir un crime et d'empêcher qu'il se produise. L'intention du criminel est alors punie comme le crime lui-même. Ils sont donc témoins d'un crime qui n'a pas encore eu lieu, d'un criminel sans crime.
L'histoire révélera à la fin que Burgess, fondateur du service pré-crime est en fait un criminel bénéficiant d'une apparente innocence. Le film, filiation oblige, se termine par son suicide. Faisant mine de donner son revolver, un colt de son ancêtre de la guerre de Sécession, à Anderton pour qu’il le tue, il lui dit « mon fils », le situant comme son fils spirituel. Et il tire. Violences cachées des pères, qui resurgissent dans les violences des fils au point que l'enfant de la génération suivante est tué.
*** Ni dans l’un ni dans l’autre de ces films, vous n’abandonnez votre axe, celui de comment un garçon devient un homme : comment Oskar Schindler (Liam Neeson), petit nazi opportuniste évolue dans sa conscience pour grandir et agir en mensch, sauvant plus d’un millier de juifs de l’extermination. Comment John Anderton (Tom Cruise) renaît à la vie en faisant le deuil de son fils quand il découvre qu’il a été assassiné par Burgess sa figure de père, de référence essentielle pour lui, Lamar Burgess (Max Von Sidow). Comment malgré la violence du père, Anderton reste père, en devenant un homme en paix avec son désir de meurtre. 
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Doigts de lumière.

Nous sommes à la fin de Minority Report.
Une femme, un homme, Anne Lavely, mère d’Agatha, la précog surdouée, le témoin du futur dont a absolument besoin Burgess pour installer son système précrime. Une scène dans un bois qui n’a rien d’une rencontre amoureuse, mais de meurtre, Burgess la tue.
Nous assistons, en silence, à un souvenir donné à voir à tous, c’est une scène de violence à l’origine de l’histoire, constituée d’une mère réelle et d’un père en place de fondateur.
Nous allons voir comment cette violence-là sollicite votre mise en scène. Comme dans beaucoup d’autres séquences, s’allient images de synthèse les unes avec les autres au point que la lumière serait perceptible dans sa matière même. Tout le tournage concerne l’œil.
Anderton, ses doigts pleins de lumière au bout, comme des étoiles, le voilà devant un ordinateur transparent en train de traduire les info que lui transmettent les précog relayés par Hal ce tout puissant centre de surveillance qui voit, qui sait tout et s’occupe des témoins du futur, nos voyants super géniaux dans leur bain de mémoire, là où ils savent, inscrites dans le lait du bain, dans la chimie du présent entre l’avant et l’après, que les violences se reproduisent : elles ont des filiations !
Cela se dit dans la filiation, la succession entre thème du film et sa mise en scène. Le thème est la mémoire du futur, le témoin d’un criminel avant le crime. Ça a voir avec la mort dans les camps et l’effacement total des traces des crimes. Cet effacement-là est ce qui séjourne souterrainement au niveau collectif, dans notre culturel et qui appelle notre intime à lui donner un cadre pour le, sachant, le rendre moins envahissant.
Votre art là, de La Liste à Minority, littéralement il éclate en pleine lumière…
Tout se passe, en effet, comme si le thème du scénario, c’est votre mise en scène elle-même, qui redouble le thème du film lui-même qui a pour thème et pour outil celui de la mise en scène elle-même. Quoi ? lequel ? L’œil.
Ainsi un aveugle aux orbites évidées dit à Anderton : " au royaume des aveugles le borgne peut être roi".
Le savoir inconscient arrive avec Œdipe aux yeux crevés. Il ne sait pas qu’il est le fils de Laios, son père, alors que le témoin du futur, lui, l’aurait su… Et que le complexe d’Œdipe en eût été changé. Voilà où nous mène le cinéma dans son rapport à la rupture de l’histoire. Si l’inconscient, dans son noyau, devient conscient à un niveau collectif, il faut revisiter la psychanalyse…C’est ce que je fais un peu ici avec vos films.
Ça touche au comment savoir un crime ancien (d’Œdipe) qui se cache derrière un crime à venir. C’est exactement le savoir du névrosé, qui, coupable de son désir de meurtre, avoue tout, alors qu’il n’a rien commis, tandis que le vrai criminel ment, se disculpe…
Voilà ce qui arrive à notre héros, Anderton, version Œdipe 2054, quand il est poursuivi à son tour pour précrime. Il se fait changer les yeux pour fuir Hal, car l’œil, tout près du cerveau, s’est substitué à notre bonne vieille empreinte digitale de nos crimes d’antan, et lui, John Anderton, fidèle à son passé, veut garder ses yeux anciens car ils sont de sa mère… « Œdipe quand tu nous tiens » devient avec Spielberg : œil et doigt se font la paire, ils sont amoureux du cinéma, E.T. est toujours présent pour rentrer maison…
Ainsi assiste-t-on, Œdipe impardonnable, à la capture d’un mari réellement trompé, qui sans lunettes n’y voit rien, sinon qu’il sait tout, il en est complice ? probablement qu’il en a une idée dans l'œil , et du coup, il va peut-être tuer sa femme et son amant avec des ciseaux toujours bien venus dans une scène où l’œil est roi.
Mais l’œil ici est celui de la police, œil collectif qui voit tout, même la rapport intime des amants, en lieu et place du mari qui, lui, ne veut pas voir ça, mais qui sait tout. Voilà sa faute en 2054, et il est en prison pour ça... A nous de savoir mesurer ce qu’il y a à savoir, dirait notre nouvel Œdipe, sinon oublies-le.
L’œil donc, thème du film entre obscurité et ténèbres, lumière et transparence, écran d’ordinateur et l’à coté de l’écran. Tels les doigts d’Anderton tapotent dans l’espace, au point que ça donne envie que les doigts soient une caméra à eux tout seuls.
Bref d’utiliser le trucage numérique, le montage vidéo, les images par ordinateur, les effets numériques des images de synthèse. nécessite aussi des mots qui sont index de quelques précisions sur l’avenir des criminels.
Ainsi la question du passé « si on creuse le passé on en sort sale » dit un des gardiens de la prison, de Hal, l’ordinateur de surveillance…

Voilà notre monde.

L’acte, disais-je au chapitre précédent, de regarder des images, c’est que ce sont des images de crimes invisibles parce qu’ils n’ont pas encore eu lieu, ça c’est la fiction de Minority Report. Que ces crimes ont été effacés à tel point qu’ils n’ont jamais eu lieu, nous sommes dans La Liste. Je disais et le répète : que celui qui fait Minority comprend le cinéma d’aujourd’hui, parce qu’il comprend le monde.
La différence tient entre le pas encore et le jamais eu lieu. La Shoah est un crime jusqu’au bout du crime, un crime qui n’a pas eu lieu. Voilà notre monde.
D’où la difficulté de faire de La Liste un film de fiction directement, si historiquement exact qu’il soit, car cela vous oblige à donner la prévalence à l’intime sur le politique, presque à en faire un document d’histoire en noir et blanc, avec une personnalisation intense sur les trois hommes du film, aussi bons acteurs qu’ils soient…Y compris la scène dans la cave à vins où Goeth est avec la jolie juive Hélen, dont il est fou amoureux, il va se passer quelque chose, c’est sur. Et non, le jeu de lumière sur sa seins nous laisse entendre qu’elle a une très bonne éducation et que ça la protège contre le pire, avec là aussi cet aspect d’être impeccable comme la plupart de personnages juifs, Itzhak Stern compris.

Nous baignons dans l’intime.

Alors que votre art de la vraie fiction type Minority vous tient dans le politique. Et nous aussi dés lors.
Peut-être accepterez-vous que je vous dise que si La Liste vous a valu le reproche que les femmes sous la douche, la vraie, étaient trop belles ! que c’est là le faux débat qu’un abord direct de la Shoah entraîne, car les femmes ne sont jamais assez belles, tout dépend de ce qu’on veut filmer avec de telles images.
C’est vous dire, Steven Spielberg, qu’avec cette prévalence dans La Liste de l’intime sur le politique, vous privilégiez alors le lien à la jouissance des corps des criminels, leurs pulsions s’exerçant pleinement.
C’est dire que l’œil n’est plus le thème du film, il vous échappe et du coup, question : à partir de quel œil vous regardez le monde européen des camps. Est-ce l'œil d'Amon Goeth ? qui par exemple de l'appartement de la villa qu'il occupe au dessus de celui de Schindler, sur son balcon, alors qu'il vient de faire l'amour avec un jolie femme, alors qu'il vient d'uriner avec le bruit et la durée en temps réel dans votre film, le voilà avec son arme en train de viser une déportée qui est dans le camp, il la tue puis une autre. Savoir que l'œil du nazi est pris comme un événement cinématographique qui permettrait de faire savoir ce qui s'est passé. Alors que cela ne montre que la jouissance, dont lui et ses complices ont arrosé l’Europe bien suffisamment pour ne pas leur en donner encore l’occasion par votre caméra.
C’est pourquoi montrer les amours/jouissances d’un nazi en même temps que les moments heureux de celles et ceux des victimes, qui se marient, qui font une bar-mitzwah, quels que soient les grenouillages de la vie du camp pour survivre au jour à jour, rigoler, parler, quelles que soient les choses dites de cette zone grise de la vie vue du camp, voir une équivalence tenable entre les propos, les discours des bourreaux et des victimes, de leurs descendants… n’est qu’une façon maladroite de plus de fabriquer encore une forme d’ignorance et un amalgame auquel il faut s’habituer à ne pas s’habituer.
Sans doute cela explique cette forme de témoin dont j’ai parlé, témoin juif de cette vie vue du camp, les affaires sont les affaires, elles ont eu lieu à des niveaux divers, c’est sûr, mais alors il faut en faire un film qui le dise.


Hommage à Claude Lanzmann au Centre Medem le 12 mars 2019 à 20h30

publié le 4 mars 2019 à 03:06 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 5 mars 2019 à 02:39 ]

https://www.centre-medem.org


Table ronde au musée d'Orsay : "Au nom du père. Renoir en héritage". Jeudi 17 janvier 2019 - 19h00

publié le 9 janv. 2019 à 09:45 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 11 janv. 2019 à 03:29 ]

Musée d'Orsay

© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Au nom du père. Renoir en héritage

Table ronde à l'auditorium le jeudi 17 janvier 2019 à 19h00

Bernard Eisenschitz, historien du cinéma et Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste

Modération : Marcos Uzal, musée d'Orsay

L'activité du cinéaste Jean Renoir (1894-1979) pose la question de la filiation en art.

De quels modèles a-t-il hérité et comment s'en est-il éventuellement émancipé ?

Que représente l'activité artistique du fils rapportée à celle du père ?

Table ronde organisée dans le cadre de l’exposition Renoir père et fils - Peinture et cinéma

L'exposition veut explorer le dialogue fécond et parfois paradoxal entre un père, Pierre-Auguste Renoir, et un fils, Jean Renoir, entre deux artistes, entre peinture et cinéma. Les points de contact entre l'œuvre du cinéaste et du peintre vont au-delà d'un jeu d'influence et de transposition. Tout se passe comme si c'est en interrogeant la peinture de Renoir et de ses contemporains et, plus généralement, le XIXe siècle finissant, que Jean forge sa personnalité artistique et établit son autonomie de cinéaste. L'exposition revient de façon neuve sur son rôle dans la diffusion de l'œuvre de son père, ses relations avec le milieu artistique et sa pratique de céramiste qu'il met en parallèle avec celle du cinéma, car potiers et cinéastes composent avec le hasard. 
Les relations entre Pierre-Auguste et Jean sont jalonnées de portraits croisés, entre un fils qui a posé pour son père sans jamais l'avoir filmé, mais qui prépare pendant près de vingt ans sa biographie encore très lue aujourd'hui. A travers des tableaux, des extraits de films, des photographies, des costumes, des affiches, des dessins, et des documents, pour certains inédits, cette exposition pluridisciplinaire explore des thèmes (le rôle du modèle féminin par exemple) et des géographies (la Seine, Montmartre, le Midi) communs à deux œuvres que réunissent peut-être plus sûrement encore un goût de la liberté et une profonde humanité. 

Table ronde à l'auditorium - jeudi 17 janvier 2019 à 19h00

Réserver

Tarifs : Plein tarif : 6 € - Adhérents, jeunes et solidarité : 4,50 €

Paris 07, Musée d’Orsay

Durée chaque entretien 1 heure

Annonce sur le site du Musée d'Orsay


Ecouter le séminaire de Psychanalyse Actuelle du 20 novembre 2018 avec Moustapha Safouan

publié le 30 nov. 2018 à 08:34 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 21 déc. 2018 à 03:51 ]

Lanzmann ou comment filmer l’inmontrable - par Jean-Jacques Moscovitz

publié le 30 nov. 2018 à 03:31 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 17 déc. 2018 à 03:59 ]


L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse / Actes du colloque de Dimensions de la psychanalyse

publié le 30 oct. 2018 à 07:51 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 5 nov. 2018 à 14:34 ]

L’impact de Mai 68 sur la psychanalyse

Actes du colloque de Dimensions de la psychanalyse des 30 septembre et 1er octobre 2017

François Ardeven, Jean-Charles Cordonnier, Yann Diener, Jean-Claude Fauvin, Amîn Hadj-Mouri, Karim Jbeili, Simone Lamberlin, René Lew, Jean-Jacques Moscovitz, Frédéric Nathan-Murat, Thierry Simonelli, Pierre Smet

En quoi Mai 68 a-t-il modifié la psychanalyse ne serait-ce qu’au travers du discours de Lacan ?
Aujourd’hui la distance d’avec les « événements » de mai 68 ― et leur cinquantenaire ― implique une gageure : peut-on « éprouver » encore les En-Je (Lacan) de ce « joli mai » ? Ouverture et fermeture rapides (mais la Commune de Paris a duré à peine plus de deux mois, avec d’autres enjeux ― et les Versaillais sont toujours sur la brèche). Peut-on saisir avec un tel délai ce qui subsiste de ce qu’a été ce chamboulement (qui plus est au moins européen) ?

Pour toute commande, veuillez vous adresser à la Lysimaque : lysimaque@wanadoo.fr - 7 bd de Denain, 75010 Paris - 258 pp. 20 €. PAF 3 €
Lysimaque, 2018 - ISSN 2608-421X - ISBN 978-2-906419-27-8

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