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« La psychanalyse est une science à part entière » La tribune publié sur le site L'OBS en réponse à... « Pourquoi les psychanalystes doivent être exclus des tribunaux »

publié le 29 oct. 2019 à 12:39 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 29 oct. 2019 à 12:42 ]

Tribune publié sur le site L'OBS le 28 octobre 2019

TRIBUNE :  « La psychanalyse est une science à part entière »

Un groupe de psychanalystes répond à une tribune, publiée sur notre site (L'OBS), demandant de les exclure des tribunaux et de l’enseignement universitaire

Par Aspasie Bali (psychologue), Gorana Bulat-Manenti (psychologue), Jeannette Daccache (psychiatre) et Gérard Pommier (psychiatre)

Plusieurs psychanalystes et psychologues ont souhaité réagir à la tribune publiée sur le site de « l’Obs » intitulée « Pourquoi les psychanalystes doivent être exclus des tribunaux ».

Nous reproduisons (L'OBS) leur texte ci-dessous. 


« L’inceste, ça ne fait pas tellement de dégâts. » Ce docu dézingue la psychanalyse
Le lecteur de la tribune publiée dans « l’Obs » prend connaissance d’un réquisitoire. Les accusations qu’elle contient diffament les dizaines de milliers de cliniciens qui s’inspirent de la psychanalyse. En un siècle, cette dernière a conquis les esprits éclairés à travers la planète. Elle est, par exemple, reconnue comme une science d’Etat en Chine. En France, le vocabulaire freudien fait partie du langage ordinaire, comme le montre l’utilisation courante des mots comme « lapsus », « actes manqués », « refoulement », etc.

Si le lecteur impartial a connaissance des critiques formulées dans la tribune, que conclura-t-il à propos de la scientificité ? Il existe des « sciences conjecturales ». Entre autres, l’économie et les sciences politiques. Ces dernières ne s’appuient que sur leur propre épistémologie, et sur des algorithmes performatifs… Ceux qui nous contestent prétendraient-ils interdire l’enseignement des sciences conjecturales à l’université, sous prétexte qu’elles ne disposent pas des mêmes critères que les « sciences expérimentales » ?

Le savoir-faire du psychanalyste est une sorte d’art

Il faut ajouter que la psychanalyse n’est pas une science conjecturale. Sa méthode est d’abord expérimentale : elle est strictement cadrée sur ce que dit un patient singulier. Cette méthode, du divan et du fauteuil, libère la parole. La mise en série d’un grand nombre de patients dégage des invariants, réguliers et classifiables : névroses, psychoses ou perversions. Ces résultats permettent de faire des diagnostics, des pronostics et d’orienter la thérapeutique. La psychanalyse est donc une science à part entière. Elle n’a cessé de s’améliorer en fonction de ses résultats, selon les exigences rigoureuses de Karl Popper. C’est le cas par exemple à propos de l’autisme. On ne saurait reprocher aux psychanalystes les hypothèses qu’ils faisaient il y a quarante ans, lorsqu’ils étaient les seuls à s’occuper des souffrances de la première enfance.

La scientificité ne fait pas du psychanalyste un technicien. Laisser parler la singularité de chaque patient demande une formation longue et difficile. Son savoir-faire est une sorte d’art, au sens où l’on peut parler de l’art du chirurgien ou du poète.

Qu’est-ce que les « sciences expérimentales » ont apporté de nouveau ? Elles ne proposent rien de plus que des rééducations, qui sont souvent des recettes de grands-mères. Elles s’adjoignent les médicaments, et un usage dévoyé des neurosciences cherche à les justifier. Mais l’expérience dit pourtant que la parole précède la croissance de l’organisme : un enfant auquel sa mère ne parle pas meurt. Le célèbre neuroscientifique Pierre Changeux a montré que – sans l’audition de la voix maternelle – les neurones cérébraux périclitent et meurent. Du point de vue des recherches les plus avancées, aucun neuroscientifique honnête ne sait localiser l’aire de la conscience, ni où se situe le sujet dans le cerveau. Le dernier livre du Pr Dehaene ne propose qu’une hypothèse, qui repose sur un processus, et non sur une localisation. D’ailleurs, s’il fallait admettre que le cerveau est un ordinateur, cela ne dirait pas qui introduit le logiciel.

Les patients ne sont pas des souris de laboratoire

L’expérience ordinaire ne suffit-elle pas ? Le sujet de la conscience n’apparaît que lorsque quelqu’un s’adresse à quelqu’un d’autre, au moins mentalement. Le sujet n’est donc pas dans le cerveau, sinon dans la rétroaction de l’interlocution. L’imagerie cérébrale ne saurait photographier un tel processus.

Enfin, il est vrai que la psychanalyse ne prouve pas ses résultats grâce à des statistiques effectuées en double aveugle : les patients ne sont pas des souris de laboratoire. En revanche, la méthode freudienne s’appuie sur les innombrables témoignages de ceux à qui la psychanalyse a permis de vivre.

Quant aux solutions que proposent les sciences expérimentales, elles ont déjà un résultat, avec les pseudo-diagnostics du TDA/H et des « dys » testés chez les très jeunes enfants à l’école. Ils installent une ségrégation sous un prétendu couvert scientifique, alors que les causes sont le plus souvent culturelles ou familiales.

Qu’exigent les inquisiteurs ?

Que le tribunal pénal ou criminel soit expurgé de ses psychanalystes ! Mais enfin, un peu de sérieux s’il vous plaît. Jamais un juge ne fait appel à un psychanalyste. Le juge prend le conseil d’experts assermentés qui sont des psychiatres ou des psychologues. Il ne s’occupe pas de leurs références scientifiques : ce sont en règle générale celles de la psychiatrie classique (névrose, psychose ou perversion). Ce sont d’ailleurs les mêmes classifications que celles de la psychanalyse.

Les signataires de la tribune du 22 octobre exigent également la proscription de l’enseignement de la psychanalyse à l’Université. Ils en appellent à l’autodafé des livres de Freud. C’est un bien triste souvenir. Les mêmes accusateurs publics se réclament de la génétique. Pourtant, dans une récente tribune du journal « le Monde », des généticiens aussi réputés que les professeurs Atlan et Testard ont déclaré qu’il n’existait pas de preuves génétiques de la souffrance psychique. Voilà une réponse aux affirmations de M. Ramus, signataire de l’acte d’accusation. Sa référence à l’eugénisme évoque, elle aussi, de bien mauvais souvenirs.

Régulièrement attaquée depuis son enfance, non seulement la psychanalyse renaît de ses cendres, mais de plus, le nombre de psychanalystes s’accroît d’année en année. Ils prennent en charge en première ligne la souffrance psychique, qui est la plus importante pathologie française. Cet énorme marché intéresse beaucoup l’industrie pharmaceutique. Sans diffamer, le lecteur impartial remarquera que Big Pharma tire profit de l’appel du 22 octobre. Par exemple, six millions d’enfants aux USA prennent de la Ritaline (ce médicament contient des molécules considérées comme des drogues).

En France, Freud est enseigné depuis les classes de terminales. Sa scientificité lui a accordé sa place à l’Université. Son enseignement devrait faire partie de la formation de chaque psychiatre et de chaque psychologue. Nous souhaitons une formation pluridisciplinaire, sans pensée unique. Nous ne sommes pas opposés aux rééducations, qui peuvent accompagner le traitement de fond de la souffrance psychique. La tolérance est nécessaire. Elle permettra aux recherches de progresser.

Les signataires :

Aspasie Bali, psychologue PhD

Gorana Bulat-Manenti, psychologue PhD

Pr Jeannette Daccache, psychiatre, psychanalyste

Pr Gérard Pommier, psychiatre, psychanalyste

Tribune publié sur le site L'OBS le 28 octobre 2019


Programme 2019 - 2020 du Séminaire de Psychanalyse Actuelle

publié le 15 oct. 2019 à 05:30 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 15 oct. 2019 à 08:40 ]



SÉMINAIRE À PSYCHANALYSE ACTUELLE


Devant l'attentat du 3 octobre 2019 à Paris au cœur de la Force Publique, quelques remarques sur les captés par le djihad. Un Tribunal Pénal International est-il envisageable pour former la jeunesse en danger de violence ?

publié le 10 oct. 2019 à 04:29 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 11 oct. 2019 à 06:36 ]


Devant l'attentat du 3 octobre 2019 à Paris au cœur de la Force Publique, quelques remarques sur les captés par le djihad. 

Un Tribunal Pénal International est-il envisageable pour former la jeunesse en danger de violence ?

Cliquer ici pour lire le texte de Jean-Jacques Moscovitz


Forum Psychanalyse et politique face aux violences d'état

publié le 20 sept. 2019 à 08:17 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 22 sept. 2019 à 08:06 ]

 

FORUM

 

PSYCHANALYSE ET POLITIQUE FACE AUX VIOLENCES D’ÉTAT

 

ACTUEL ET  PSYCHANALYSE AU BRÉSIL ET DANS D’AUTRES PAYS

 

MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2019

A 20H45

A L’ENS  45 RUE D’ULM PARIS 75005

SALLE SAMUEL  BECKETT au rdc

IL EST DEMANDÉ PAR L’ENS  D’INSCRIRE SON NOM À L'ENTRÉE SOUS LA RUBRIQUE « FORUM »

 


LES CONSÉQUENCES DES VIOLENCES D’ÉTAT SUR LA PSYCHANALYSE NOUS METTENT TOUS FACE AUX DANGERS DE DESTRUCTION DE L'ÉTHIQUE DE LA PAROLE, DE LA JUSTICE, DU POLITIQUE.

FACE À QUOI IL NOUS FAUT RÉAGIR AU PLUS VITE ET EN GRAND NOMBRE POUR SOUTENIR AUJOURD’HUI NOS COLLÈGUES DU BRÉSIL, MAIS AUSSI RÉAGIR  FACE À D’AUTRES ATTAQUES DE LA PSYCHANALYSE DANS DES REFUS POLITIQUES AVÉRÉS, COMME EN ITALIE ET D’AUTRES PAYS MENACÉS EN EUROPE.

CE  SONT  MAINTENANT DES  ENJEUX RECONNUS AU NIVEAU DE LA PSYCHANALYSE DANS LE CHAMP SOCIAL MAIS AUSSI  POUR CELLES ET CEUX QUI FONT L'EXPÉRIENCE D’UNE PSYCHANALYSE OU QUI L’EXERCENT.

LES DÉMOCRATIES SONT CONFRONTÉES AUJOURD’HUI À  UNE DESTRUCTIVITÉ ACCRUE DE L’HUMAIN DEPUIS LES ATROCITÉS DES GUERRES D’EXTERMINATIONS DU XXe SIÈCLE.
UNE ATTEINTE DE LA CULTURE DES  LUMIÈRES EST À REPÉRER SANS CESSE AFIN QUE LES POUVOIRS PUBLICS ET POLITIQUES DE CHAQUE PAYS, LÀ OU IL Y A DES PSYCHANALYSTES, SACHENT QUE NOUS SOMMES DES TÉMOINS, CERTES, MAIS DES TÉMOINS ACTIFS DES VIOLENCES DES ETATS . IL NOUS FAUT DÈS LORS FAIRE DES AVANCÉES DISCURSIVES PERTINENTES SUR DE TELS  EFFETS ET MALGRÉ LA VIOLENCE POLITIQUE.


CE FORUM DU MERCREDI 25 SEPTEMBRE

EST INITIÉ PAR PSYCHANALYSE ACTUELLE ET ASSOCIÉ  À 

LA FONDATION EUROPÉENNE POUR LA PSYCHANALYSE, 

et Articulação das Entidades Psicanalíticas (Brésil)


IL EST CONCOMITANT DU COLLOQUE  DE CONVERGENCIA, MOUVEMENT LACANIEN POUR LA PSYCHANALYSE FREUDIENNE DES  28 ET 29 09 À PARIS

SUR « CRISE DANS LA CULTURE »

http://convergencia-clf.org


Modérateurs 
 

Benjamin Levy ( Psy actuelle : benjamin.levy@outlook.fr  )

Prado De Oliveira (Espace  Analytique et Ass Psa Unidos Democracia*

Gérard Pommier (FEP)

JJ Moscovitz (Psy actuelle : jjmoscovitz@gmail.com )

Et d’autres….

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 liens consultables


Manifeste de psychanalystes brésiliens 


Psychanalyse dans la tourmente au Brésil 

http://www.pradodeoliveira.org


http://www.psychanalyseactuelle.com


Manifeste du 1er août 2019 Rio De Janeiro / Nota de repùdio

publié le 16 sept. 2019 à 07:05 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 16 sept. 2019 à 10:22 ]

CONVERGENCIA
FUNCIÓN INFORMACIÓN Y DIFUSIÓN

Prezados colegas - As seguintes instituições da CER - Brasil apoiam a nota de repùdio : - Appoa - Laço Analítico - Maiêutica - Florianópolis - Praxis Lacaniana

MANIFESTE DE CONDAMNATION ET DE REJET

Nous, les Psychanalystes unis pour la démocratie, condamnons les déclarations inhumaines, infâmes et indignes de Jair Bolsonaro. L’actuel président de la République attaque la vérité historique, incite à la haine et à la violence, offense et méprise des citoyens qui se sont battus et se battent toujours pour la démocratie au Brésil.
Et il ne fait pas autrement envers les plus démunis, les femmes, les Noirs, les Autochtones, les LGBTQ+ pour atteindre le comble de l’inacceptable, l’obscène vilipendage de la mémoire d’un militant de l’AP (Action populaire) torturé et assassiné dans les geôles de la dictature militaire.
L’actuel président s’avoue complice de ce crime d’État et se rend en l'occurrence coupable d’un autre crime : l’occultation et l’omission de la vérité historique ( il « sait très bien » comment cette mort a eu lieu), son devoir étant de la rendre publique et de faire punir les criminels au lieu de s’associer à eux. Et voilà que nous apprenons qu’il a destitué le président et trois autres membres de la CSMDP) (Commission spéciale sur les morts et disparus politiques) pour y placer ses pions.
Avec les preuves récemment diffusées des illégalités commises pour le faire élire à la fonction suprême de la République et face aux dangers auxquels est exposée notre démocratie avec les menaces aux libertés garanties par la Constitution, il devient clair que Jair Bolsonaro ne mérite pas d’être le président de tous les Brésiliens compte tenu de son biais partisan, de son absence d’engagement avec la vérité, de son manque d’éthique et de sa cruauté.
Ce qui nous humanise est la vérité historique qui nous insère dans une langue, une culture, une classe sociale, une nation, une histoire et une ligne transgénérationnelle entre nos parents et nos enfants ; ce sont les affects et les pulsions dans les liens sociaux, lesquels nous permettent de promouvoir des institutions garantes d’un pacte social de coexistence où l’autre ne peut être réduit à un objet, abusé ou éliminé ; c’est la liberté individuelle de vivre ses propres choix et de manifester ses opinions et leur potentiel de création et de transformation dans la diversité qui fait de chacun un être singulier.
Nous condamnons tous les actes et toutes les déclarations qui mettent en péril ce qui nous humanise. Nous rejetons le projet en cours de l’actuel gouvernement du Brésil qui va à l’encontre du lien social civilisé et démocratique et promeut la barbarie sociale. Nous condamnons cette necropolitique mue par la pulsion de mort avec ses conséquences dévastatrices pour l’individu, la société, la culture et l’environnement.

Rio de Janeiro, 1er août 2019


NOTA DE REPUDIO

Nosotros, Psicoanalistas Unidos por la Democracia, repudiamos las declaraciones inhumanas, infames e indignas de Jair Bolsonaro. El actual presidente de la República ataca a la verdad histórica, promueve la incitación al odio y la violencia, falta al respeto y desprecia a los ciudadanos que vienen luchando por la democracia en Brasil. Es lo mismo que viene haciendo con los menos favorecidos, las mujeres, los negros, los indios, la comunidad LGBTQ+, culminando con la inaceptable y obscena denigración a la memoria de un joven militante de Acción Popular, torturado y muerto en los centros clandestinos de detención de la dictadura militar.
El actual presidente se confiesa cómplice de ese crimen de Estado, e incidentalmente incurre en otro: el de ocultamiento y omisión de la verdad histórica (él “sabe muy bien” como sucedió esa muerte), ya que sería su obligación tornarla pública y hacer que los criminales fuesen castigados, en lugar de asociarse a ellos. Y hoy leemos que desplazó de sus cargos al presidente y a 3 miembros de la Comisión especial de Muertos y Desaparecidos Políticos, para ubicar a sus correligionarios.
Con las recientes pruebas de ilegalidades cometidas para elegirlo para el mayor cargo de la República, y los riesgos que viene sufriendo nuestra democracia con amenazas a las libertades garantizadas por la constitución, queda claro que Jair Bolsonaro no está a la altura del cargo de presidente de todos los brasileros por su parcialidad partidaria, falta de compromiso con la verdad, falta de ética y deshumanismo.
Lo que nos humaniza es la verdad histórica que nos inserta en una lengua, una cultura, una clase social, una nación, una historia y una línea transgeneracional entre nuestros padres y nuestros hijos; son los afectos y las pulsiones dentro de los lazos sociales, los cuales nos permiten promover instituciones que garanticen el pacto social y la convivencia con el otro, sin hacer de él un objeto a ser abusado o eliminado; es la libertad de cada ser humano de vivir sus elecciones y manifestar sus opiniones con sus potencialidades creativas y transformadoras en la diversidad, que hace –de cada uno-, un ser singular.
Repudiamos todos los actos y declaraciones que ataquen o pongan en riesgo aquello que nos humaniza. Repudiamos el proyecto en curso del actual gobierno de Brasil, que opera en contramano del lazo social civilizado y democrático promoviendo la barbarie social. Repudiamos esa necropolítica movida por la pulsión de muerte con sus consecuencias devastadoras para el individuo, la sociedad, la cultura y el medio ambiente.
Rio de Janeiro, 1 de agosto de 2019


LETTER OF CONDEMNATION

We, Psychoanalysts United for Democracy, condemn the inhuman, shameful, undignified declarations of Jair Bolsonaro. The current President of the Republic denies historical facts, incites hatred and violence, and denigrates and disrespects citizens who campaign for democracy in Brazil. He has been doing likewise with the most vulnerable members of society—women, African Brazilians, indigenous peoples, and the LGBTQ+ community—culminating in an obscene and totally unacceptable vilification of the memory of a young activist tortured and murdered by the military regime.
The current occupant of the presidency admits complicity in this crime against society and in doing so commits the further crime of obstructing justice and withholding the truth. If he “knows very well” how this young man died, he should make this knowledge public and help bring the criminals to justice, rather than siding with them. Furthermore, we now hear that the Brazilian President has dismissed the chairperson and three other members of the Special Commission on Political Deaths and Disappearances and replaced them with his political allies.
With recent proof of illegal acts committed to elect him to the highest office in the land and threats to our democracy and freedoms guaranteed by the constitution, it is clear that Jair Bolsonaro is unworthy of the office of president of all Brazilians, on account of his partisan bias, dishonesty, and lack of ethics and humanity.
We are made human by the historical truth that embeds us in a language, a culture, a social class, a nation, a history and a cross-generational link between our parents and our children. These are the feelings and drives that enable us to create social institutions that undergird the social contract and social relations with others that do not turn them into objects to be abused or eliminated. Herein lies the freedom, with which each and every human being is endowed, to live one’s own life as one see fit and to express opinions that draw on the diversity and transformative creative potential that makes each one unique.
We condemn any act or declaration that assails our humanity or puts it at risk. We condemn the current Brazilian government’s barbarous project, which violates all civilized and democratic social norms. We condemn this necro-politics driven by the death drive and its devastating consequences for individuals, society, culture and the environment.
Rio de Janeiro, August 1st 2019


NOTA DE REPÚDIO

Nós, Psicanalistas Unidos pela Democracia, repudiamos as declarações desumanas, infames e indignas de Jair Bolsonaro. O atual presidente da República ataca a verdade histórica, promove a incitação ao ódio e a violência, desrespeita e despreza cidadãos que vêm lutando pela democracia no Brasil. É o mesmo que ele vem fazendo com os menos favorecidos, as mulheres, os negros, os índios, os LGBTQ+, culminando com o inaceitável e obsceno vilipêndio à memória de um jovem militante da Ação Popular torturado e morto nos porões da ditadura militar.
O atual presidente confessa-se cúmplice desse crime de Estado e incidentalmente incorre em outro: o de ocultação e omissão da verdade histórica (ele “sabe muito bem” como ocorreu essa morte), pois seria sua obrigação torná-la pública e fazer com que os criminosos fossem punidos, ao invés de associar-se a eles. E hoje lemos que ele exonerou a presidente e mais 3 membros da Comissão Especial de Mortos e Desaparecidos Políticos para colocar seus correligionários.
Com as recentes provas de ilegalidades cometidas para elegê-lo ao cargo maior da República, e os riscos que nossa democracia vem sofrendo com ameaças às liberdades garantidas pela constituição, fica claro que Jair Bolsonaro não faz jus ao cargo de presidente de todos os brasileiros por sua parcialidade partidária, descompromisso com a verdade, falta de ética e desumanidade.
O que nos humaniza é a verdade histórica que nos insere em uma língua, uma cultura, uma classe social, uma nação, uma história e uma linha transgeracional entre nossos pais e nossos filhos; são os afetos e as pulsões dentro dos laços sociais, os quais nos permitem promover instituições que garantam o pacto social e a convivência com o outro sem fazer dele um objeto a ser abusado ou eliminado; é a liberdade de cada ser humano de viver suas escolhas e manifestar suas opiniões com suas potencialidades criativas e transformadoras na diversidade que faz, de cada um, um ser singular.
Repudiamos todos os atos e declarações que ataquem ou coloquem em risco aquilo que nos humaniza. Repudiamos o projeto em curso do atual governo do Brasil que opera na contra-mão do laço social civilizado e democrático promovendo a barbárie social. Repudiamos essa necropolítica movida pela pulsão de morte com suas consequências devastadoras para o indivíduo, a sociedade, a cultura e o meio ambiente.
Rio de Janeiro, 1 de agosto de 2019

Colloque International Schibboleth 30 octobre et 1er novembre 2019 : " L'identité en Question"

publié le 13 sept. 2019 à 03:54 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 13 sept. 2019 à 03:59 ]


J-J Moscovitz présentera "Violences en cours" à Marseille le samedi 28 septembre 2019

publié le 10 sept. 2019 à 16:33 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 10 sept. 2019 à 16:34 ]


Colloque Convergencia - Paris 2019 - "Crise dans la culture"

publié le 10 sept. 2019 à 15:56 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 10 sept. 2019 à 16:34 ]


Conférence débat de Maria Eunice Santos

publié le 9 sept. 2019 à 07:58 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 15 sept. 2019 à 09:17 ]

Conférence débat de Maria Eunice Santos, Psychanalyste et psychologue à Salvador de Bahia
Sur l'Actuel au Brésil. Argument de l’auteure : « Je veux parler sur l'attente… »

Enregistré le mercredi 29 mai 2019 au séminaire de Psychanalyse Actuelle à l'ENS Paris

Au nom du père. Renoir en héritage

publié le 30 août 2019 à 00:37 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 30 août 2019 à 00:38 ]

Bernard Eisenschitz, historien du cinéma et Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste - Modération : Marcos Uzal, musée d'Orsay

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