Actuel et novations - Le blog de Psychanalyse Actuelle 


De l’organisme et du corps d’un point de vue psychanalytique… Par Olivier Douville

publié le 12 mars 2018 à 07:08 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 14 mars 2018 à 02:00 ]

De l’organisme et du corps d’un point de vue psychanalytique…

Par Olivier Douville

À la question de définir qu’est-ce qu’un corps, l’humain ne saurait répondre par la seule évidence biologique et physiologique. Et si nous exigeons tous d’avoir un corps, c’est sans doute parce que rien n’est plus difficile, scandaleux et mortifère que de n’être qu’un corps. La philosophie, depuis Aristote, a insisté sur la dimension d’appropriation du corps par l’individu, en soulignant à quel point la reconnaissance de son identité et de son image était dépendante du regard de face, tenu pour propre à l’espèce humaine.

La psychanalyse revient sans cesse au corps, à sa construction et donc à l’incorporel, reste et effet de cette construction. Avoir un corps n’est pas une donnée élémentaire et première de la conscience, encore moins une condition naturelle. Aussi bien ce qu’est un corps, pour la psychanalyse, ne peut relever de la moindre science naturelle.

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D'autres articles d'Olivier Douville sont à lire ici sur son blog et sur son site web ici

Dans Charlie Hebdo N°1332 du 31 janvier 2018 : il est question de Violences en Cours, sous la plume de Yann Diener...

publié le 1 févr. 2018 à 08:53 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 1 févr. 2018 à 08:53 ]


VIOLENCES-EN-COURS
COLLECTION LE REGARD QUI BAT
Violences en cours
Psychanalyse Cinéma Politique
Violences en cours
Sous la direction de Jean-Jacques Moscovitz


J-J. Moscovitz : mai 68, neuropsychiatrie, conflits entre classes, entre les générations et luttes armées…

publié le 19 janv. 2018 à 05:52 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 7 mai 2018 à 15:11 ]

Mai 68, neuropsychiatrie, conflits entre classes, entre les générations, et luttes armées…

Des faits mineurs en Hôpital Psychiatrique font écho à une mise en question transgénérationnelle comme index d’une certaine porosité allant en s’amplifiant entre sujet et collectif. Cela, nécessite de redéfinir avec Lacan la psychanalyse, par l’abord de l’acte analytique entre lieu de l’Autre et les autres, nos semblables… Un abord des révoltes étudiantes de Mai 68 ont des effets politiques et, sociaux bénéfiques, mais, aussi des violences planétaires ayant cours jusqu’à nos jours. Ce qui suppose un repérage des filiations de telles violences, des jouissances et leurs sublimations possibles.

Un texte de Jean-Jacques Moscovitz à lire ici     

Réunions et débats organisés à l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Violences en Cours"

publié le 1 déc. 2017 à 06:17 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 4 mai 2018 à 05:41 ]

 Rencontre-débat organisée à l'occasion de la sortie de l'ouvrage

LIBRAIRIE LE DIVAN

203 Rue de la Convention, 75015 Paris

Le jeudi 17 mai 2018 à 20h

Violences en cours  Psychanalyse Cinéma Politique

Violences en cours, antisémitisme et enténébrèrent

Il s’agit de situer l’attitude désarmante et inacceptable face à des crimes antisémites pour lesquels ont lieu silenciation et enténèbrement.   

Par Jean-Jacques Moscovitz

La silenciation renvoie à « quand la haine collective des juifs tue, pourquoi s’en suit-il du silence » !  Comme dans le crime de Sarah Halimi d’avril 2017 mais aussi dans le crime de Mme Knoll en mars 2018 mais dans ce cas dans une sorte d’affirmation d’antisémitisme   préventive des pouvoirs publics contre une accusation de sa négation. Mais l’enténèbrement y est malheureusement en cours pour ces deux crimes et pas mal d’autres faits tout aussi des signes d’un immense désarroi de beaucoup en France et ailleurs.

Appui sur la psychanalyse et le politique.

Dans son texte sur La guerre et sur la mort de 1916 Freud conclut ainsi : « Pourquoi, à vrai dire, les individus-peuples se méprisent-ils, se haïssent-ils, s'abhorrent-ils les uns les autres, même en temps de paix, et pourquoi chaque nation traite-t-elle ainsi les autres ? Cela certes est une énigme ».

Ces violences contre les CORPS placent LA MORT en tant qu’OBJET, sa valeur de limite de la vie lui est arrachée.

Du CORPS ? Lacan en 1976, dans « Joyce le Symptôme » évoque l’Histoire, qu’il perçoit tel un artiste, lui-même traversé par le symbolique d’une époque, la nôtre et ses brisures : « JAMES JOYCE se refuse à ce qu’il se passe quelque chose dans ce que l’histoire des historiens est censée prendre pour objet. Il a raison, l’histoire n’étant rien de plus qu’une fuite, dont ne se racontent que des exodes. Par son exil, il [James Joyce] sanctionne le sérieux de son jugement. Ne participent à l’histoire que les DEPORTES, dit Lacan : puisque l’homme a un corps, c’est par le corps qu’on l’a. Envers de l’habeas corpus. »

Pour lutter contre L’ENTENEBREMENT où nous plongent les tortionnaires, la cruauté d’ETAT et la barbarie, mon HYPOTHESE voudrait que, du coté de la victime, la victime civile sans arme, celle qui est la cible dans un meurtre de masse, tout est fait pour qu’elle  ne puisse plus désirer. Entendons désirer tuer, car le psychique, l’inconscient freudien est un lieu du meurtre en tant que ce désir de tuer se soutient du désir du meurtre symbolique du père.

Freud s’appuie sur le refoulement originaire, notamment dans son texte sur L’Homme Moïse et le la Religion Monothéiste, pour dire comment s’inscrit et le désir de meurtre et son interdit, tous deux si profondément enfouis en chacun au point, dit-il, que le retour de l’interdit de tuer au niveau du quotidien passe le plus souvent inaperçu au niveau collectif.

Pour définir le registre du collectif, Freud le nomme Malaise dans la civilisation, mais il le fait  à partir de la clinique individuelle en constatant l’effleurement au niveau conscient de ce désir interdit de meurtre du père.  Ce qui provoque un malaise (sic) chez certains névrosés obsessionnels (c’est chap. 8 de son texte sur le Malaise de 1929).

Ce lien entre collectif et individuel est essentiel ici.

Silenciation est ce qui a lieu chez la victime individuelle, puis au niveau du collectif, des témoins non forcements actifs immédiatement, nous…  La reconnaissance de la levée de l’interdit de tuer n’est pas perçue sans efforts ni gentiment ; il y a un Malaise  qui file vers la détresse, le sentiment de néant ;  et c’est cela qu’ il faut combattre en soi et chez les autres pour lutter contre le silence.  

LA MORT/MEURTRE, UN OBJET(a)

Dés lors que la victime comme chacun d’entre nous pour la plupart, sommes amputés de ce désir, il est impossible de mettre en acte toute défense et encore moins une contre-attaque consciente ou inconsciente. C’est là une production de silence du désir de tuer provoquée au registre inconscient chez la victime par le criminel.  

Je me réfère là, à la Shoah.

La mort donnée par le meurtre, le meurtre collectif, par  un collectif commis sur un autre collectif,  devient un objet, un objet petit (a), un objet déduit entre victime et son tueur. Exemple, celui de l’objet regard, trivial ici.  Le regard entre deux semblables définit l’accroche entre deux interlocuteurs, s’appuyant sur le désir d’être vu et de regarder, il est alors cause du désir de parler, objet déduit, Lacan l’appelle objet (a).

Mais ici dans le crime de masse le collectif provoque une imitation de proche en proche, en miroir de l’acte commis par le tueur/les tueurs agencés collectivement face à des victimes amassées.

Rendu consommable par LA LEVEE DE L’INTERDIT DE TUER, la mort-objet par le meurtre est cause du désir de meurtre, elle l’engendre.  C’est mon approche de nos enjeux psychanalytiques que je propose ici.

Le criminel abolit ainsi de façon construite au dedans de lui ce qu’est tuer, il ne voit dans l’acte de tuer qu’un acte sans interdit, et la victime en recevrait le message. La victime ne perçoit plus son propre désir de meurtre, ne sait plus non plus l’existence même de l’interdit de tuer.

SYSTEME du MEURTRE DE MASSE

Le système DE MISE A MORT saurait très bien cela, c’est sa raison d’être.  Le meurtre de masse se ferait de proche en proche, il se propagerait dans le registre d’une JOUISSANCE tueuse s’auto-reproduisant sans cesse, en une ignorance construite. Du fait de cette ignorance.

Une telle abolition, un tel retranchement construit du savoir de l’interdit au meurtre, c’est là la fabrication d’une ignorance construite et voulue du coté du criminel d’Etat, cautionnée par l’Etat, provoquant silences et silenciations, sidération du côté de la victime et du social.

Se produit donc une ABOLITION FORCLUSIVE du côté de la victime, qui ne peut plus qu’ignorer alors l’acte meurtrier présent dans l’autre, si assurément  meurtrier pourtant et reconnu tel après son crime.  

Pour la victime pendant le crime, avant le crime, au moment du crime, plus moyen de retrouver son désir de tuer inhérent, de structure, à l’acte de désirer vivre. Cessation du FANTASME de tuer/être tué, en une sorte de meurtre de la mort. Tel que le tueur de masse fait entrer ses victimes dans son monde de tueurs. Ils vont négationner leur acte, ne serait que pour continuer les meurtres. Il nous faut le savoir… Et l’enseigner dans des institutions de prévention contre la HAINE D’ETAT et ses milices qu’il sait si bien fomenter. Il nous faut faire sortir la victime du monde du tueur, afin que sa mort soit la sienne.

***

C’est là le but éthique, humanisant que me transmet le film Shoah. Pour son auteur, avoir fait son film, c’est montrer comment des nazis tuent des juifs. La solution finale est de tuer. Mais Shoah est un nom pour dire et montrer ET l’effectuation des crimes ET la sépulture d’une par une de chacune des victimes juives assassinées dans la chambre à gaz.

Le film LE FILS DE SAUL de Lâszlo Némes sorti en mai 2015 en est, acte de création de cinéma, la mise en scène.  Le déroulé des séquences mises en fiction nous fait vivre le parcours d’un membre d’un Sonderkommando à Auschwitz, qui était en charge de mener dans la chambre à gaz les femmes, les hommes, les enfants à tuer. Un enfant en réchappe, mais il est achevé par un médecin nazi. Notre héros ne peut que le savoir et dès lors prendre son cadavre littéralement sur son épaule. Il prend sur son épaule la charge non plus meurtrière de ce fils, mais la charge du symbolique, de ce fils de la médiation de la vie, celle de lui donner une sépulture . En dehors du camp. En dehors du monde des tueurs.

Cette prise du symbolique sur le réel de notre temps s’incarne ici.

Il nous faut savoir le dire aux politiques pour sortir quelque peu de notre monde de violence et de destruction.

***

Mon HYPOTHESE se soutient de cette dimension du symbolique en marche pour tenter dans la balance du temps qui passe que la vie prenne le pas sur la mort atteinte par le meurtre.

« Pourquoi on tue, pourquoi le silence après », c’est reconnaître dans notre ACTUEL les effets ressentis du fait que des tels meurtres dans la Shoah ont eu lieu.  Ce qui éclaire un peu les conséquences sur notre relation au réel que nous ressentons lors de crimes comme celui de Sarah Halimi.

Notre rencontre face à un SILENCE PUBLIC (mot de Lanzmann) , renvoie à la rencontre d’une FORCLUSION CONSTRUITE du meurtre commis par les tueurs, provoquent une silenciation chez la victime et les témoins passifs .

C ‘est du NEGATIONNISME chez les tueurs d’aujourd’hui, avéré jusqu’au fait de se faire tués lors de leur capture.

LE MEURTRE DE SARAH HALIMI est un acte de meurtre apparemment isolé mais engendré par un collectif idéologique mû par la haine des juifs, provoquant silence/silenciation collective autorisant sa répétition et succédant à d’autres actes et leur négation identique.

Ainsi :  

- Ilan Halimi, où se produit la levée de la silenciation lors d’un 2e procès plusieurs mois après,  

- et Sébastien Sellam pour qui 10 ans après le meurtre du DJ juif ( http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/ils-ne-veulent-pas-oublier-le-dj-assassine-06-11-2013-3289659.php )

Ce négationnisme peut s’inverser et se manifester par un affirmationnisme tout aussi déroutant : Raymond Barre et son lapsus de 4 victimes dont trois innocents, qui en fait n’est pas un lapsus mais bien l’aveu de sa haine des juifs, crachée lors d’un itw juste avant son dernier souffle….

Silenciation/forclusion construite c’est articuler politique et psychanalyse qui ici se jouxtent. Ça a trait au refoulement originaire qui est un trou initial du savoir sur l’origine du sujet et sur le fondement de l’organisation des groupes. Cette dimension de l’origine veut qu’elle soit vide, vide de toute certitude sur l’origine d’un peuple, même celle attribuée à la révélation divine. Révélation qui ne peut être acceptée par tout le monde. Ceux qui ne l’acceptent pas sont des infidèles, des juifs, des chrétiens notamment.  Les infidèles sont en danger de mort avec plus ou moins de mise en acte du crime selon les régions, les religions, les époques.

Ainsi l’attentat de Paris par DAESH évoque que les assassins s’identifient, sans le savoir, au réel de l’origine. Ils sont non pas à l’origine comme le veulent les totalitarismes dé où est né à jà connus, mais ils sont l’origine comme telle. Ils sont la mort dans le réel devenue dés lors le meurtre d’eux-mêmes et des victimes attaquées. Le meurtre mêle là dans l’acte de tuer et les corps des tués et les corps des tueurs dans un inceste de mort où les corps des kamikazes sont  mêlés à celui des victimes. L’EI se donne pour origine du monde. Et aussitôt il met en acte une apocalypse où l’extermination est but et moyen de la fin du monde humain.

On n’est plus dans ce  point de vide que les totalitarismes de tous poils religieux ou laïques, veulent remplir par une origine qui soit concrète, visible. Où Il leur faut alors célébrer leur pouvoir par des exclusions de corps et de mots qui ne rentrent pas dans la conformité du monde qu’ils décident de diriger. Pour DAESH il s’git de détruire toute origine. En ce sens cela évoque un nazisme ...extreme !

La mort a été Maitre d’Allemagne.

Le nazisme à été la figure inconnue jusqu’alors et qui a détruit tout ce qui n’entrait pas dans le moule d’une origine de l’humain décidée par lui. Tout ce qui n’est pas de l’ordre du visible, soit tout ce qui pourrait faire double sens, équivocité, ce qui est de l’ordre du parler, devaient être anéantis. Sorte d’eugénisme du symbolique lui-même

 C’est bien pourquoi le juif, le Mensch, incarne selon le nazisme, ce qui ne peut pas entrer dans leurs « modèles ». Car il est alors une source d’interprétation de leurs limites. D’où leur  actes d’extermination et l’effacement même de l’extermination.  C’est un meurtre de leur mort, qui a des effets aujourd’hui encore dans L ’ACTUEL sur  « quand on tue, pourquoi le silence après…. » évoqué ici.

APPROPRIATION DE L’ORIGINE

Cette appropriation de l’origine de l’humain aussi bien au niveau individuel qu’au niveau collectif, est la spécificité de toute religion, le nazisme en fut une, celle du Furherprinzip. L’origine est du domaine des dieux, mono ou plus…Les religions se fondent sur un meurtre.

Malraux reprend cela à sa façon en 1955 : « Depuis cinquante ans la psychologie réintègre les démons dans l’homme. Tel est le bilan sérieux de la psychanalyse. Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connu l’humanité, va être d’y réintroduire les dieux ». Il évoque longuement l’évolution du monde arabo-musulman. C’est en 1953 que la fameuse prophétie lui est attribuée : « le XXIe siècle sera religieux/spiritualiste ou ne sera pas ». Entendons le bien : ce sera la BOMBE.

***

Daesh est là. Une guerre de civilisation contre l’Occident, d’anéantissement et de fin du Monde prônant l’Apocalypse, l’extermination des Yezidis, et d’autres peuples en nombre.  Rappelant le nazisme dans son action de dépeupler l’humanité. Là nul négationnisme de jouir en secret des meurtres de masse ; au contraire, Daesh affiche ouvertement ses crimes de masse. Force est de constater que cet AFFIRMATIONISME, à prendre le contre point du négationnisme, n’empêche pour les tueurs la réalisation de leurs menaces. L’inaction bruyante des Nations est flagrante, et le « pourquoi on tue arrive » toujours trop tard. En silence ….

Cela signe que face à nos mouvements émancipateurs dont la psychanalyse se réclame, se produit quasi de règle, la  mise à mal du symbolique de notre époque dans des destructions de l’humanité en divers endroits de notre planète après avoir eu lieu en Europe nazifiée.

À charge pour nous d’en repérer les conséquences dans les différents discours que nous tenons, entendons.  Et ce pour apporter à nos décideurs des actions possibles et urgentes.

Face à de tels crimes comme celui de Sarah Halimi, générés par un collectif aussi destructeur de l’humanité, seul un Procès, comme celui de Nuremberg en 1945, pourra juger des crimes et leurs auteurs. Nous éclairer sur le comment se produisent de telles tueries si facilement silenciées, et ainsi de les prévenir. Restera à relever le défi que Freud nous lance dans son texte de 1916, il y a un siècle, mis ici en exergue.

Jean-Jacques Moscovitz


VIOLENCES EN COURS

Psychanalyse Cinéma Politique

Éditions Erès - Collection Le Regard Qui Bat - décembre 2017 

EAN : 9782749255484 - 17x20, 250 pages - 28€

regarder la vidéo de présentation et lire plus d'informations ici

Table des matières Commander le livre

Sous la direction de Jean-Jacques Moscovitz ont collaboré à cet ouvrage : 
Anne-Marie Houdebine-Gravaud, Iva Andreis, François Ardeven, Emmanuel Brassat, Jérémie Clément, Alex Cormanski, Isabelle Floch, Hélène Godefroy, 
Eugène Green, Pascal Kané, Lysiane Lamantowicz, Laurie Laufer, Benjamin Lévy, Olivia-Rebecca Lustman, Émile H. Malet, Paola Mieli, Manya Steinkoler

La fracturation de l'espace public génère des violences de toutes sortes, qu'il s'agisse de violences intimes et collectives, où l'apport du cinéma est essentiel. Violence en cours s'ouvre avec un premier chapitre sur l'Actuel de la Shoah, témoigner de l'impensable, puis est abordée dans le 2ème chapitre une approche psychanalytique par le cinéma d'une clinique de la violence un 3ème chapitre nous fait entrevoir les effets du contemporain sur la subjectivité, et le 4ème chapitre est une avancée sur Intime et désir où le féminin et ses questions sont proposés comme facteur civilisateur du temps qui passe.

L'art cinématographique fait lien entre deux pratiques de discours - l'une, la psychanalyse, par l'expérience de la parole de sujet, et l'autre par les images qui bougent et parlent - pour en interpeller une troisième, celle du politique pour faire face au vacarme du monde. Entre cinéma, politique et psychanalyse surgit l'effet de scandale propre au sujet de l'inconscient.

En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs questionnent la violence intime propre à chacun, le rapport à ses propres pulsions. Comment transformer les violences collectives d'hier et d'aujourd'hui en mots, en images, alors qu'elles ont trait à l'impensable, encore mal ou non perceptible, au point d'affecter notre intériorité psychique, notre nature d'êtres parlants ? Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ? 

Entre sujet et collectif, entre intime et extrême, les films autour desquels s'articule cet ouvrage ne cessent de nous enseigner et impliquent les spectateurs que nous sommes comme témoins actifs de la violence du monde.


                     Des réunions de présentation et des débats sont organisés à l'occasion de la sortie de l'ouvrage

Le jeudi 8 février 2018 de 20h30 à 23h

VIOLENCE EN COURS

Haine identitaire, Sacrifice, Complotisme…. Sublimation

Schibboleth - Actualité de Freud

ISEG - 28, rue des Franc-Bourgeois, Paris (IV) - accueil dès 19h45

Sous la présidence de Michel Gad Wolkowicz

Professeur de Psychopathologie, Universités Paris-Sud, Tel Aviv, Glasgow ; psychanalyste, Association Psychanalytique de France ; Président de Schibboleth – Actualité de Freud –

Avec :

·         Jean-Jacques Moscovitz

Psychiatre, psychanalyste, Président de Psychanalyse Actuelle ; Vice-président de Schibboleth - Actualité de Freud, direction de l’ouvrage « Violences en cours Psychanalyse Cinéma Politique » aux Éditions Érès Collection Le Regard Qui Bat

·         Claude Birman

Professeur Honoraire de Chaire Supérieure de Philosophie ; Maître de Conférence honoraire à l'Institut d'Études Politiques de Paris ; Professeur d'Études Juives à l'Université Populaire du Judaïsme ; Membre du Comité Éditorial de Schibboleth - Actualité de Freud  ; co-auteur de : Caïn et Abel, Grasset : « Fraternaires, fratricides »

·         François Ardeven

Philosophe, enseignant, psychanalyste, directeur culturel du Medem : « Tatouage et insulte »

·         Lysiane Lamantowicz

Psychiatre, psychanalyste : « Le complotisme, une « paranoïa » collective paradigme du malaise dans notre culture »

Le nombre de places étant limité et l’affluence très importante, inscription préalable recommandée : mailto:secretariat@schibboleth.fr

Participation habituelle aux frais : 12 Euros


Le dimanche 21 janvier 2018 à 16h

À l'occasion de la parution de l'ouvrage

Violences en cours  Psychanalyse Cinéma Politique

Tschann Librairie et les éditions Érès

ont le plaisir de vous convier à une rencontre / signature avec Jean-Jacques Moscovitz

et à un débat avec Serge Hefez, Bernard Toboul, Pascal Kané, Vannina Micheli-Rechtman, Lysiane Lamantowicz

Tschann Librairie

125 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

Evènement FB


Le mardi 9 janvier 2018 à 20h30

Au centre MEDEM

François Ardeven présentera le livre Violences en cours Psychanalyse Cinéma Politique et animera un débat avec les auteurs

http://www.centre-medem.org/spip.php?article1146

Centre Medem Arbater Ring : 52 rue René Boulangers 75011 Paris métro république - www.centre-medem.org


Le lundi 18 décembre 2017 à 20h30

À L'OCCASION DE LA SORTIE DE L’OUVRAGE

Violences en cours Psychanalyse Cinéma Politique

Vous êtes invités à la présentation et au débat par la revue Passages et Le Regard Qui Bat

Passages :10 rue Clément Paris 6ème

Invités intervenants :

Jocelyne Sauvard, romancière, biographe de Simone Veil - Émilie Frêche, écrivain, scénariste - François Margolin, cinéaste et producteur - Jean-Pierre Winter, psychanalyste 

Avec Émile H. Malet, directeur de la revue Passages et les directeurs de la collection Le regard qui bat Vannina Micheli-Rechtman, psychanalyste et Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste 

Cette soirée est proposée en prélude à des rencontres sur :  "La Shoah comme index moral et politique des violences en cours"


Le samedi 16 décembre 2017 à 15h

Le salon de lecture d’Espace analytique présente

Violences en cours Psychanalyse Cinéma Politique

ouvrage publié sous la direction de Jean-Jacques Moscovitz.

Discutante : Gorana Bulat-Manenti

Débat animé par Vannina Micheli-Rechtman

Le débat sera suivi d’un cocktail et d’une signature des livres par les auteurs

Entrée libre

Centre Octave et Maud Mannoni - 12 rue de Bourgogne, 75007 Paris


Le féminin / La peur du féminin - Féminin quand tu nous tiens...?

publié le 13 nov. 2017 à 14:34 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 27 déc. 2017 à 03:13 ]

LE FÉMININ / LA PEUR DU FÉMININ - FÉMININ QUAND TU NOUS TIENS...? 

Schibboleth - Actualité de Freud - Séminaire 2017- 2018

Jeudi 16 novembre 2017 de 20h30 à 23h00

ISEG 28, rue des Francs-Bourgeois, Paris (IV)

Sous la présidence de Michel Gad Wolkowicz, avec : Jean-Jacques Moscovitz - Psychanalyste : « À propos de Lou Andréa Salomé », Simone Wiener - Psychanalyste : « Du mépris à la méprise du féminin », Claude-Noëlle Pickmann - Psychanalyste : « Le féminin, un pavé dans la mare de la civilisation, ou comment il intranquilise le binaire de la loi phallique ».

FÉMININ QUAND TU NOUS TIENS....?

La liberté des femmes s’est toujours affrontée aux excès du culturel, du religieux, des familles, des coutumes. Dans leur quête d’émancipation et sans rien renier de leur appartenance les femmes vivent aujourd’hui leurs sentiments et leurs émotions sexuelles, elles les disent, les écrivent , les filment.
Une femme s’ouvre à une sexualité qui dit je, qui dit non, qui dit je veux. Mais une intense exigence des mœurs s’y oppose, et la place du père, tout autant que celle de la mère, nous font encore témoins d’une police… des désirs. Pour les femmes, une telle liberté vaut très cher. Le modèle de la laïcité leur est appui. Mais un tel affranchissement est aussi combattu à travers le monde, ne serait-ce qu’en France avec « le mariage pour tous » tant décrié.
Là le psychanalyste est invité. Si le choix socio-politique est ouvert, dés lors ce qui se révéle , c’est un certain refus du féminin ignoré parce qu’inconscient, chez l’homme comme chez la femme, chez la fille comme chez le garçon…
Il s’agira ici de décliner ce qu’il en est de la construction de la féminité, de la bisexualité psychique, ainsi que du féminin, de leur développement ainsi que des difficultés, voire de leurs avatars, d’un point de vue psychopathologique, métapsychologie, clinique, au travers les processus de symbolisation et d’identification…Et aussi :
L’engagement socio-sexuel reste à reconquérir sans cesse, et l’accepter ouvre à la découverte d’une hétérogénéité entre ce qui se sait et ce qui ne se sait pas encore. C’est ce qui fonde notre subjectivité. D’où l’angoisse, d’où le rejet violent de tout changement socio-sexuel dans l’émancipation des femmes, dans les cultures musulmane, chrétienne, laïque, juive. Même là où existe la démocratie.
Le féminin ce n’est plus avoir tel ou tel avantage s’ajoutant à la séduction d’une femme, mais c’est la reconnaissance d’une faille inhérente à l’être. Être femme et non pas en avoir le titre ….Conflit. Et lorsque la peur devient haine, et l’on sait que la haine du féminin, dans la confusion de l’avoir et de l’être, est toujours associée, faille du narcissisme, à la haine antisémite.
L’intime ici s’affronte à l’acceptation ou le rejet de ce conflit. C’est cela qui est cause de violences où le masculin trouve son régime de croisière, mais il arrive souvent qu’un père reconnaisse le féminin qui lui fait signe chez sa fille. Et par là même il lui fait signe de sa propre féminité de père, d’homme.
Les femmes savent sans doute mieux que les hommes rencontrer leur subjectivité, l’angoisse en est l’index .
Le féminin et son refus mettent en relation l’intime de chacun et le politique. Le prendre en compte pourrait peut-être éviter la barbarie propre aux décisions du masculin et à ses désirs d’installer sans cesse des frontières entre les gens, les sexes, les vies, les idéaux. Subversion en cours…Lorsque Freud s’interrogeait : "Was will das Weib ?" "Que veut la femme ?", il interrogeait autant l’homme et ses fantasmes et projections, désirs et angoisses, que la femme et son rapport au désir. JJ. Moscovitz, M.G.Wolkowicz

Ecouter les débats du Regard Qui Bat

publié le 24 oct. 2017 à 08:36 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 27 déc. 2017 à 10:15 ]


VILLEPERDUE

LOU ANDREAS-SALOMÉ


L'AMANT D'UN JOUR



JE DANSERAI SI JE VEUX



PATERSON


PESHMERGA


TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE


LA SAPIENZA



A DANGEROUS METHOD


LE LABYRINTHE DU SILENCE


MELANCHOLIA


L'ARBRE


Le collectif dans la cure - Exposé de Clara Duchet - Séminaire à l'ENS le mardi 15 mai 2018

publié le 20 sept. 2017 à 05:26 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 30 avr. 2018 à 03:49 ]

SÉMINAIRE À PSYCHANALYSE ACTUELLE 2017 - 2018

LES INCIDENCES DU CONTEMPORAIN DANS LES PROCESSUS DE SUBJECTIVATION

Réunions le 2ème ou le 3ème mardi à 21h

OUVERT À TOUS 


Séminaire animé par

Jean-Jacques Moscovitz, psychiatre et psychanalyste

Benjamin Lévy, psychanalyste, enseignant, ancien élève de l’ENS


RÉUNION LE MARDI 15 mai 2018 À 21H

À L’ENS AU 45 RUE D’ULM 75005 PARIS  (DANS LA SALLE DES RÉSISTANTS)


CLARA DUCHET

psychanalyste

Exposé : Le collectif dans la cure

Dans un actuel marqué par la violence, notamment terroriste, le collectif s'invite de manière singulière sur nos divans, rendant parfois bien complexe l'accès au sujet et à l'intime. L'urgence de la consultation, le statut de victime tout comme le socius infiltrent les discours. Comment les accueillir ? Leur donner voix sans toutefois renoncer à traiter la névrose infantile, porteuse de traces dans la manière dont l'analysant orchestre le tout ? C'est à partir de ces questions éminemment anciennes mais aussi particulièrement actuelles que nous vous proposons de cheminer ensemble pour ce séminaire de mai. Il s'agira d'y poursuivre l'exploration proposée par Jean-Jacques Moscovitz sur les rapports entre l'intime et le collectif, et de la mettre en tension avec la pratique analytique.

Clara Duchet : Psychanalyste praticienne à Espace Analytique, Psychologue clinicienne, Maître de conférences en psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse à l'Université Paris Descartes Sorbonne Paris Cité

Discutants pressentis : Maria Landau, Catherine  Guillome, Valérie Marchand, Michelle Hodara, Barbara Didier-Hazan… 

Date à retenir

Le 19 juin 2018 Claude Birman, philosophe, reprendra ces approches entre  collectif et individuel

Psychanalyse Actuelle sur Facebook  

Pour proposer une intervention, veuillez contacter l’un des organisateurs : - B.Lévy au 0647528010 - benjamin.levy@outlook.fr J.J. Moscovitz au 0616295189 - jjmoscovitz@gmail.com


SÉMINAIRE À PSYCHANALYSE ACTUELLE 2017 - 2018

LES INCIDENCES DU CONTEMPORAIN DANS LES PROCESSUS DE SUBJECTIVATION

Réunions le 2ème ou le 3ème mardi à 21h

OUVERT À TOUS 

Séminaire animé par

Jean-Jacques Moscovitz, psychiatre et psychanalyste

Benjamin Lévy, psychanalyste, enseignant, ancien élève de l’ENS

RÉUNION LE MARDI 10 AVRIL 2018 À 21H

À L’ENS AU 45 RUE D’ULM 75005 PARIS

DANS LA SALLE DES RÉSISTANTS

le 10 avril 2018

Jean-Jacques Moscovitz

(psychanalyste, psychiatre)

exposé :

Aujourd'hui, quelle porosité entre individuel et collectif, entre psychanalyse religion et politique.

Quelles approches ?

Discutants pressentis : Maria Landau, Catherine  Guillome, Valérie Marchand, Michelle Hodara, Barbara Didier-Hazan… 

Prochaines réunions

En mai Clara Duchet, psychanalyste, reprendra ces approches du collectif dans la clinique. 

Dates à retenir

15 mai; 19 juin

Le pape François révèle avoir consulté une psychanalyste

publié le 12 sept. 2017 à 14:45 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 12 sept. 2017 à 14:47 ]

"exemplarité d' homme éminent qui devrait orienter les prélats dans leurs tourments personnels, sexuels, sentimentaux, le lien entre l'intime et le collectif, le sujet et Le politique "  J-J. M. 

Francis says he visited psychoanalyst for six months "to clarify a few things" and that now nothing frightens him

Pope Francis : ‘The psychoanalysis helped me a lot.’
Pope Francis has revealed that he sought the help of a psychoanalyst for six months when he was 42 and the leader of the Jesuit order in Argentina during the country’s military dictatorship. The pope’s disclosure was made in a book based on 12 in-depth interviews with the French sociologist Dominique Wolton, to be published next week. Francis said the weekly sessions with the psychoanalyst helped him a lot. “For six months, I went to her home once a week to clarify a few things. She was a doctor and psychoanalyst. She was always there,” he told Wolton for the 432-page book Pope Francis: Politics and Society. Pope's psychoanalyst visits show his struggle in Argentina's 'dirty war' “Then one day, before she died, she called me. Not to receive the sacraments – because she was Jewish – but for a spiritual dialogue. She was a good person.” Francis told Wolton he now felt free. “Of course, I’m in a cage at the Vatican, but not spiritually. Nothing frightens me,” he said. The pope also took aim at priests who were “rigid and afraid to communicate”. The disclosure came when Francis was discussing the role and influence of the “courageous” women in his life, including his mother, his two grandmothers and Esther Ballestrino de Careaga, the communist founder of the Mothers of the Plaza de Mayo movement in Buenos Aires, who was killed during the dictatorship. He also spoke of childhood sweethearts and adolescent girlfriends, saying his relationships with women had enriched his life. “I thank God for having known these true women in my life,” the pope told Wolton. “[Women see things differently from men] and it is important to listen to both.” The Jesuit tradition is known to value psychoanalysis, with many regarding self-awareness and introspection as being complementary to spirituality.
Pope Francis: prioritise migrants' dignity over national security
Robert Mickens, the Rome-based editor of the English-language edition of Catholic daily newspaper La Croix, said Francis had previously acknowledged that social sciences could benefit human development.“There has been a gradual shift in attitudes within the Catholic church towards psychotherapy since the 1970s,” Mickens said. “It’s very common in priest formation programmes, especially in the western world, for them to undergo a psychological evaluation before admission to a seminary or diocese. There’s a recognition that social sciences can help unearth issues that need to be dealt with.” The pope’s “eye-popping” disclosures could challenge the perception among some people that those who sought treatment were weak, he said. In 2008, the Vatican issued guidelines on the use of psychology in the training of priests. “In some cases, recourse to experts in the psychological sciences can be useful,” the paper said. Among candidates for the priesthood “can be found some who come from particular experiences – human, family, professional, intellectual or affective – which, in various ways, have left psychological wounds that are not yet healed and that cause disturbances,” the guidelines said. “These wounds, unknown to the candidate in their real effects, are often erroneously attributed by him to causes outside himself, thus depriving him of the possibility of facing them adequately.” At the time of his sessions in 1978 or 1979, tensions over the leadership of Jorge Bergoglio, as Pope Francis was then known, were high among Argentina’s Jesuits. He had earlier been accused of effectively delivering two fellow priests to the military authorities in 1976, when he refused to publicly endorse their controversial social work in the slums of Buenos Aires. Argentina’s “dirty war” was over by the time of Bergoglio’s psychotherapy, but the military dictatorship was still in place. However, there was continuing controversy over his divisive leadership. During his six years as provincial superior from 1973 to 1979, he upset some people with his determination to impose a fresh direction and purpose. “It’s hard to know exactly what took him to seek psychotherapy – perhaps issues which had come to the fore as leader of the Jesuits,” said Austen Ivereigh, the author of The Great Reformer: Francis and the Making of a Radical Pope. “It was certainly a tense time both nationally and internationally [for Jesuits], adding to what had been a difficult, although very successful, period for Bergoglio. He had gallstones soon after, which suggests a level of stress. “But maybe he just wanted to take the time to take stock. Jesuits are not afraid of seeking professional help when they need it and see psychotherapy as complementary to spirituality. I think this revelation only adds to our already very human picture of a remarkable man.” There are more psychologists per capita in Argentina than any other country in the world, according to researcher Modesto Alonso. In 2011, there were 196 psychologists for every 100,000 people compared with about 27 per 100,000 in the US. In his conversations with Wolton, Francis said European countries exploited Africa in the colonial era, and although Europe had “important Christian roots … they are not the only ones. There are others that cannot be denied.” Abortion, he said, was a “grave sin, it’s the murder of an innocent”. And while he insisted marriage was between a man and a woman, saying “we cannot change it, this is the nature of things,” the pope acknowledged the existence of same-sex civil unions.

Cycle Le Féminin au Regard Qui Bat

publié le 9 juin 2017 à 02:58 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 27 déc. 2017 à 10:13 ]

Le Féminin au Regard Qui Bat

Projections - Rencontres - Débats


Ce cycle a commencé en mai 2017 avec Je danserai si je veux de Maysaloun Hamoud, puis L’Amant d’un Jour de Philippe Garrel et Lou Andreas Salomé de Cordula Kablitz-Post, troisième film sélectionné 


Argument

La liberté des femmes s’est toujours affrontée au excès du culturel, du religieux, des familles, des coutumes. Dans leur quête d’émancipation et sans rien renier de leur appartenance les femmes veulent vivre aujourd’hui leurs sentiments et leurs émotions sexuelles, les dire, les écrire, les filmer.

Avec des images et des paroles magnifiques dans les films présentés, une femme s’ouvre à une sexualité qui dit je, qui dit non, qui dit je veux. Mais une intense exigence des mœurs s’y oppose, et la place du père, tout autant celle de la mère, nous font encore spectateurs témoins d’une police… des désirs. Violence tragique rejetant tout compromis entre l’avant et l’après de cette libération des femmes. Et des hommes aussi. Pour elles, les femmes, une telle liberté vaut très cher. Contre la soumission au masculin, elles ont à reconquérir et à accepter leur choix intime au niveau social et professionnel comme dans leurs choix amoureux. Le modèle de la laïcité leur est appui. Mais un tel affranchissement est aussi combattu par des citoyens à travers le monde, ne serait-ce qu’en France avec « le mariage pour tous » tant décrié.
Là le psychanalyste est invité. Si le choix socio-politique est ouvert, ce qui se met en travers, c’est un certain refus du féminin ignoré parce qu’inconscient, chez l’homme comme chez la femme, chez la fille comme chez le garçon...
L’engagement socio-sexuel reste à reconquérir sans cesse, et l’accepter ouvre à la découverte d’une hétérogénéité entre ce qui se sait et ce qui ne se sait pas encore. C’est ce qui fonde notre subjectivité. D’où l’angoisse, d’où le rejet violent de tout changement socio-sexuel dans ce combat des femmes dans les cultures musulmane, chrétienne, laïque, juive même là où elles vivent en démocratie. Le cinéma vu par le psychanalyste, s’il éclaire le choix entre les sexes, dépasse cet enjeu pour chacune et pour chacun.
Notre colloque de cinéma veut montrer comment devient actif dans l’intime le conflit psychique entre la féminité muselée et en révolte contre le familial, et l’approche du féminin moins masqué, plus reconnu. Ce féminin ce n’est plus avoir tel ou tel avantage s’ajoutant à la séduction d’une femme, mais c’est la reconnaissance d’une faille inhérente à l’être. Être femme et non pas en avoir le titre ….
Les images de cinéma nous font entrevoir cet intime s’affrontant à l’acceptation ou le rejet de ce conflit. C’est cela qui est cause de violences où le masculin trouve son régime de croisière, mais il arrive souvent qu’un père reconnaisse le féminin qui lui fait signe chez sa fille. Et par là même il lui fait signe de la sa propre féminité de père, d’homme.
Les femmes savent sans doute mieux que les hommes rencontrer leur subjectivité. Le génie du discours filmique montre que l’angoisse en est l’index qui permet aux femmes de dépasser la négation de leur désir par l’homme pour inventer leur subjectivité.
Le féminin et son refus mettent en relation l’intime de chacun et le politique. Le prendre en compte pourrait peut-être éviter les guerres propres aux décisions du masculin et à ses désirs d’installer sans cesse des frontières entre les gens, les sexes, les vies, les idéaux. 

Subversion en cours….

Cinéma Étoile Saint-Germain-des-Près
Dimanche 2 juillet 2017 à 10H30
LOU ANDREAS-SALOMÉ
De Cordula Kablitz-Post - Allemagne / Suisse 2016 - 1H16mn
Le synopsis : Esprit rebelle, l'intellectuelle d'origine russe Lou Andreas-Salomé ne peut que déplaire au régime nazi. C'est dans ce contexte qu'elle entreprend de rédiger ses mémoires. Quand elle était plus jeune, elle rencontre Nietzsche qui tombe immédiatement sous le charme de cette femme avant-gardiste. Paul Rée, un riche philosophe allemand, demande en vain Lou en mariage. Il va s'organiser un étrange ménage à trois platonique. Rilke, de quatorze ans son cadet, se meurt d'amour pour elle. De son côté, la jeune femme refuse de renoncer à sa liberté en se mariant. Elle rencontre Freud : l'admiration est réciproque...

L'avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : Göttingen… Visage triste et désemparé, Ernst Piffer demande à Lou de faire une analyse avec elle, elle a 72 ans, toujours belle et souriante. Elle lui propose qu’il sot son scribe, de taper à la machine sa biographie et son œuvre sous l’œil avisé et bienveillant de notre héroïne... Nous voyons le scénario s’écrire devant nous. Nous sommes en 1933, les nazis la menacent, elle est en passe de détruire son œuvre, Ernst P. sauve les textes… et ce sera surtout son dernier compagnon. Ils se le disent, « si tu crois en la vie, lui dit-elle alors je suis d’accord ». St Pétersbourg, Lilya a 16 ans, elle est sur les genoux de Her Pastor, son précepteur fou amoureux d’elle, c’est Henryk Guillot, le premier homme de sa vie, son Dieu, il veut l'épouser, quitte à transgresser tous les codes de son temps, les visages des protagonistes en sont pantois de honte. 
Et c'est parti. Des hommes arrivent dans sa vie et non des moindres, Paul Rée, Nietzsche, Rilke. Arrêt sur image de la charrette où elle les mène au fouet. Elle crée autour d’elle passions, désirs de complétude, ils la voient en La femme fatale enfin arrivée bien qu’elle n’en soit pas dupe. (Cf. le texte de Robert Maggiori). 
Un orientaliste, Mr Andréas lui donne son nom qu’elle met avant celui de son père, Von Salomé, elle a 26ans, c’est un mariage blanc uniquement pour des raisons pratiques d'évidence. Pendant ce temps-là, des disputes sans fin surgissent dans l’union érotique avec Rilke. Son parcours beaucoup la connaissent et pourtant elle sait protéger son intime. C’est montré dans le film. Au niveau politique, elle ne reste pas muette face à la libération des femmes de la fin du 19e siècle. Freud lui ne succombe pas bien qu’amoureux. Il est sous le charme, dit-il, de cette « compreneuse », de la comprendre de façon heureuse…dirons-nous. Il s’est comme par hasard prévenu lui-même dès 1908 quand il écrit Création littéraire et rêve éveillé alors qu’il n’a pas encore vu Lou... La première rencontre a lieu en 1911. Elle va habiter deux mois chez les Freud fin 1921. Elle y rencontre Anna la fille du père. Un père qu'elle vénère et adore comme si c’était le sien, et Anna a 26 ans est comme sa sœur, Lou 60…Leurs échanges sont intenses sur le choix sexuel. Sur la question du féminin Lou récuse en séance chez Freud, la question du meurtre du père présent pour le garçon, pour la fille ce n’est pas ce qui est au centre du complexe d’Œdipe. Au contraire le Père est un abri, « un port » pour sortir de la tourmente du lien à la mère. (Cf. le texte de Claude Noële Pickmann). Les personnages défilent devant nous en images magnifiques, bien que connues, documentées elles sont novatrices. La mise en en scène des correspondances pose les lettres en place d’acteurs où les images prennent le relais des deux personnages qui nous donnent le sentiment très fort qu'ils savent de quoi il retourne, de ce virage qui est pris ici aussi bien au niveau politique qu’intime. L'émancipation des femmes les sort du dressage masculin pour arriver à une vie intime et libre où le désir féminin apparaît. La pratique de Lou ne cesse de nous montrer combien le désir de l’analyste et le féminin sont liés à l’existence de l’inconscient, quel que soit le sexe dans la vie fantasmatique ou réelle. Dans la vie sexuelle, pensées érotiques, passion et amour et paroles qui sont articulées en ce que ce n'est pas la différence des sexes qui domine les humains mais bien le féminin, Affaire à suivre pour les années qui viennent pour la civilisation de l’homme pour le singulier de l'intime contre le Un toujours trop Un….


Cinéma Étoile Saint-Germain-des-Près
Vendredi 16 juin 2017 à 20H30
L'amant d'un jour
De Philippe Garrel France 2017 - 1H16mn
RENCONTRE DÉBAT AVEC PHILIPPE GARREL
Débat animé par : 
Jean-Jacques MoscovitzFred Siksou, 
Vannina Micheli-Rechtman, Maria Landau, Simone Wiener...
Le synopsis : C’est l’histoire d’un père et de sa fille de 23 ans qui rentre un jour à la maison parce qu’elle vient d’être quittée, et de la nouvelle femme de ce père qui a elle aussi 23 ans et vit avec lui.

L'avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : Les si jolies taches de rousseur d'Ariane colorent le noir et blanc du film, son visage comme celui de Jeanne sont les acteurs, ils "sont" le film. Est-ce le signe de l'intense séduction exercée envers l'homme telle Ariane et son fil, telle notre Lilith Biblique, celle qui en sait long sur la jouissance des hommes, Adam The first ! Alors que Jeanne est notre Eve bien aimante, celle qui accepte l'attente depuis l'autre. La perte. Les effets sur les gestes et les visages sont ceux des mille mots entendus, ceux d'une rencontre entre les corps et les chagrins immenses où l'homme, lui, ni ne se rompt ni se défait, mais tient bon sans plier. Sans lâcher prise sur la dimension phallique pour que le féminin dont les énigmes ici sont presque dévoilées, nous humanisent au un par un de chaque spectateur. Le grand Freud attend au checkpoint de l'Œdipe chez la fille ...

L'avant-propos de Maria Landau : Cinéma de distraction oublié à peine sortie de la salle, et cinéma de réflexion, comme celui de Philippe Garrel, l’Amant d’un Jour où les plans noirs et blancs énoncent pas à pas, l’un après l’autre, le chemin de pensée et l’histoire de vie , de trois personnes, un homme de 50 ans professeur de philosophie dans une fac parisienne et deux très jeunes femmes qui se retrouvent un matin sous le même toit; l’une , Jeanne est « ma fille » comme la nomme chaque fois qu’il s’adresse à elle, Gille son père, et l’autre, Ariane l’amie et élève de Gille qui vit avec lui depuis trois mois dans cet appartement pleins de livres.
Une voix off mélancolique dit comme le chœur antique dans la tragédie grecque l’avancée du destin.
Jeanne vit son premier chagrin d’amour, il est violent, elle n’a jamais ressenti une telle détresse, alors c’est cela l’amour, une telle souffrance… elle se réfugie et est accueillie par l’homme dont elle sait qu’il ne la trahira jamais, son père.
Ariane la découvre le lendemain de son arrivée en pleine nuit et immédiatement ces deux jeunes femmes se parlent, l’une veut consoler et aider l’autre. C’est pour l’une et l’autre le discours sur l’amour et la perte de l’amour, discours du féminin qui est troublant et bouleversant mais qui est fort et auquel elles se sentent soumises. Il les détermine. Jeanne regarde et écoute son père, celui qui s’adresse à elle en disant « ma fille ». Lui aussi est un homme mais avec elle ce masculin-là est tendre et secourable. Ariane est dans son nouvel amour pour cet homme, à la fois séductrice et heureuse d’être aimée et choisie par lui. Alors pourquoi aller céder au désir sexuel d’un autre homme pour elle, un de ses jeunes camarades dans une passade d’un instant… C’est le mystère du féminin, grand mystère pour l’homme qui toujours soupçonne le féminin de ces conduites inconséquentes. Mystère aussi pour la femme, pour Ariane qui se fait gifler et chasser par son amant furieux, qui ne comprend pas cet affront fait à la toute-puissance phallique qu’il incarne. Jeanne elle, va retrouver son amoureux et leur idylle va reprendre magnifiée pour elle par l’instant passé auprès du père qui l’aime tant. Quel beau film, qui donne à lire à livre ouvert le féminin toujours blessé et complexe s’affrontant à la force et à la dureté phallique.


Cinéma Sept Parnassiens
Vendredi 12 mai 2017 à 20H15
JE DANSERAI SI JE VEUX
De Maysaloun Hamoud Israël France 2017 - 1H42mn
Débat animé par : 
Jean-Jacques MoscovitzFred Siksou, 
Vannina Micheli-Rechtman, Maria Landau, Simone Wiener...

Le synopsis : Layla, Salma et Nour, 3 jeunes femmes palestiniennes, partagent un appartement à Tel Aviv, loin du carcan de leurs villes d'origine et à l'abri des regards réprobateurs. Mais le chemin vers la liberté est jalonné d'épreuves…
L'avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : « …une belle lumière des visages remplit une ville, Tel Aviv qui à son tour inonde de mille feux de la nuit les gestes de vie des personnages de femmes. Boire, danser, rire, fumer, parler, regarder. Sur-brillance de l’Occident qui n’efface pas la culture musulmane et palestinienne des trois jeunes femmes israélo-arabes, parlant l’hébreu, et en quête de liberté, d’émancipation des excès de la religion de leurs familles et cela sans rien renier de leur identitaire. Elles veulent vivre leurs sentiments et leurs émotions sexuelles. À ces images et ces paroles magnifiques de la jeunesse s’ouvrant à une sexualité enfin possible qui dit je, qui dit non, qui dit je veux, s’oppose une intense exigence des mœurs et coutumes. Où la place du père, tout autant celle de la mère, nous font spectateurs témoins d’une police… des désirs. Violence tragique rejetant tout compromis entre l’avant et l’après de cette libération de femmes. Et des hommes aussi. Pour elles, les femmes, une telle liberté vaut très cher. Contre la soumission au masculin, elles ont à accepter leur choix intime à reconquérir au niveau social, professionnel. Le modèle israélien leur est appui. Mais un tel affranchissement est aussi combattu par des israéliens comme par des citoyens d’autres pays, ne serait-ce qu’en France avec « le mariage pour tous » tant décrié. Là le psychanalyste est invité. Si le choix socio-politique est ouvert, ce qui lui résiste c’est un certain refus souterrain, inconscient du féminin, chez l’homme comme chez la femme, chez la fille comme chez le garçon …. L’engagement socio-sexuel reste à reconquérir sans cesse, et l’accepter ouvre à la découverte d’une hétérogénéité entre ce qui se sait et ce qui ne se sait pas encore. C’est ce qui fonde notre subjectivité. D’où l’angoisse, d’où le rejet violent de tout changement socio-sexuel dans ce combat des femmes dans la culture musulmane où elles vivent. Mais là le film ouvre en même temps sur le fait que leur choix entre les sexes dépasse cet enjeu pour chacune des trois femmes, ce choix met à coté le risque hyper-identitaire qui effacerait tout de leur délivrance en cours. Le film laisse supposer que devient actif dans l’intime un conflit psychique entre leur féminité muselée en révolte contre le familial, et l’approche du féminin moins masqué, plus reconnu. Ce féminin ce n’est plus avoir tel ou tel avantage s’ajoutant à la présence d’une femme, mais c’est la reconnaissance d’une faille intime inhérente à l’être. Être femme et non pas en avoir le titre …. Les images de lumières dans le film nous font entrevoir cet intime s’affrontant à l’acceptation ou le rejet de ce conflit. C’est cela qui est cause des violences, et même d’un viol de Nour par son « fiancé ». Mais le père de Nour, au moment de la rupture avec son fiancé, reconnaît le féminin qui lui fait signe chez sa fille. Et par là même il nous fait signe de la sa propre féminité de père, d’homme. Ces trois femmes savent rencontrer leur intime. C’est le génie du discours filmique de Maysaloun Hamoud où l’angoisse est index de la présence de l’intime. Ainsi Leyla désire être trouvée par un homme qui sache y faire avec le féminin. Nour refuse la négation de son désir ; Salma fuit ses parents car elle est en avance sur leur émancipation à venir. Le féminin et son refus mettent en relation l’intime de chacun et le politique. Peut-être éviter les guerres propres aux décisions du masculin. Je danserai si je veux est index que le psychosexuel n’est pas une frontière… »

La programmation 

Intervention de Jean-Jacques Moscovitz au colloque "Quels transhumanismes ?"

publié le 3 juin 2017 à 06:05 par Psychanalyse Actuelle   [ mis à jour : 3 juin 2017 à 06:13 ]


 Au cours de la session 3 du colloque, entre 14h30 - 17h15

Jean-Jacques Moscovitz interviendra à partir du film Intelligence Artificielle de Steven Spielberg : Du visible et de l'invisible du sujet parlant


COLLOQUE

Quels transhumanismes ?

9 juin 2017, 8h30-18h

Amphithéâtre Charcot – Hôpital de la Pitié Salpêtrière 

Aspects médicaux-psychanalytiques-éducatifs et scientifiques- culturels, juridiques et politiques. 


Quel humain pour demain ?
Souhaitons-nous doter l’humain de néo-aptitudes permettant de mieux nous adapter aux défis d’un monde de plus en plus dur et « inhumain » et d’augmenter notre réactivité, notre endurance, notre rapidité pour être toujours et immédiatement performants ?
Ou bien voulons nous maintenir notre humanité avec ses valeurs de finitude , d’acceptation des limites, de recherche du bonheur par le goût de la convivialité, de l’effort, et du projet dans la durée, tout en essayant de pallier à ses défauts et à l’améliorer par l’éducation, et l’exercice de la solidarité et des valeurs dérivées de l’époque des lumières européennes ?

Quels sont les défis à relever ?
Jusqu’ou peut-on considérer qu’une amélioration, ou une augmentation apportée à un individu sont acceptables et justifiées ? Pour quelle population telle ou telle intervention est licite en l’absence d’une indication thérapeutique ? Y a-t’il des limites à ces interventions d’augmentation ? Quels risques sont acceptables ? Il nous apparait qu’une réflexion collective et politique doive définir des règles et une éthique pour éviter tout dérapage que déclencherait des apprentis-sorciers transformant la puissance de la science en entreprise d’autodestruction de notre humanité. Ce colloque pluridisciplinaire sera l’occasion d’argumenter toutes ces questions.

 Au cours de  la session 3 entre 14h30 - 17h15

Jean-Jacques Moscovitz interviendra à partir du film Intelligence Artificielle de Steven Spielberg : Du visible et de l'invisible du sujet parlant


 PROGRAMME

Présentation et ouverture : 8h45 – 10h

Intervenant confirmés :

Emile H. Malet, Directeur de la revue Passages et de l’association ADAPes

Introduction : Jean-François Allilaire, Professeur de Psychiatrie, membre de l’Académie de Médecine


 Session 1 : 10h – 11h-15

« Aspects médicaux »

Président de la session : Jacques Milliez, Médecin, membre de l’Académie de Médecine 

Intervenants confirmés :

Jean-François Allilaire, Professeur de Psychiatrie, membre de l’Académie de Médecine

Marielle David, Psychanalyste, Psychiatre

Jean-François Mattei*, Membre de l’Académie de Médecine et de l’Académie des sciences morales et politiques (*son papier sera lu par Jean-François Allilaire)

Francis Michot, Chirurgien, membre de l’Académie de Médecine

Arnold Munnich, Pédiatre-généticien, Hôpital Necker-Enfants malades de Paris

Jacques Rouëssé, Cancérologue, membre de l’Académie de Médecine

Jérémie Sinzelle, Psychiatre

Jacques Testart, Biologiste

Rapporteur : Jeanne Perrin


Session 2 : 11h15 – 12h30

« Aspects psychanalytiques » 

Président de la session : Emile H. Malet, Directeur de la revue Passages et de l’association ADAPes

Intervenants confirmés :

Paul-Laurent Assoun, Professeur des Universités, Psychanalyste

Isi Beller, Psychanalyste, psychiatre

Raymonde Ferrandi, Psychologue, Psychanalyste

Marie Giacardy, psychiatre, psychanalyste

Jean-Pierre Lebrun, Psychiatre, Psychanalyste

Berta Roth, Psychanalyste, Ecrivain, Créatrice de Formes Scéniques

Rapporteur : Charles Lenck, Médecin, membre titulaire de l’AIUS


Session 3 : 14h30 – 17h15

« Aspects éducatifs, scientifiques et religieux » 

Président de la session : Jean-François Allilaire, Professeur de Psychiatrie, membre de l’Académie de Médecine

Intervenants confirmés :

Sarah Carvallo, Maître de conférences en philosophie, Ecole Centrale Lyon

Jean-Pierre Changeux, Neurobiologiste, membre de l'Académie des sciences

Père Brice de Malherbe, Directeur du département d’éthique, Collège des Bernardins

Daniel-Philippe de Sudre, Neuroscientifique

Michel Hannoun, Médecin, Directeur des études, Servier

Jean-Noël Missa, Philosophe, Professeur des Universités, Directeur de recherches au Fonds national de la recherche scientifique

Jean-Jacques Moscovitz, Psychanalyste, Psychiatre

Didier Sicard, Médecin, ancien Président du Comité consultatif national d'éthique

Rapporteur : Claude Lievens, Consultant

Interventions conclusives : 17h30-18h 


Cliquez ici pour : l'inscription obligatoire

L’amphithéâtre Charcot 

Ligne de métro 5 – station Gare d’Austerlitz. Remontrer le boulevard de l’Hôpital jusqu’à l’entrée principale ;

Ligne de métro 6 – station Chevaleret. Aller jusqu’au 50 Bd Vincent Auriol.


 

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